Causes de la Seconde Guerre Mondiale (1939 – 1945)

Vous cherchez un résumé pour comprendre les causes de la Seconde Guerre Mondiale et connaître les événements qui ont conduit au déclenchement de la Guerre de 39-45 ?

Les principales causes de la Seconde Guerre mondiale sont le diktat imposé par le Traité de Versailles de 1919, la crise économique de 1929, l’expansionnisme de l’Allemagne et des pays de l’Axe, la faiblesse de la Société des Nations (SDN), incapable d’éviter une nouvelle guerre mondiale.

La Première Guerre Mondiale devait être la dernière et pourtant, 20 ans après le traité de paix de Versailles, la Deuxième Guerre Mondiale éclate en 1939.

Hitler va profiter de l’humiliation ressentie par l’Allemagne devant le diktat de Versailles et de la crise économique qui ruina le pays pour prendre le pouvoir et conquérir l’Europe.

Vous êtes en CM2, au collège ou passionné par l’histoire et vous voulez apprendre les causes de la Guerre de 39-45 qui dépassa en horreur la Guerre de 14-18 ?

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Les Causes de la Seconde Guerre Mondiale (1939 - 1945).
Les Causes de la Seconde Guerre Mondiale (1939 – 1945).

Sommaire

  • Qu’est-ce que la Seconde Guerre Mondiale ?
  • Quelles sont les causes de la Seconde Guerre Mondiale ?
    • Le redécoupage de l’Europe après la Première Guerre Mondiale.
    • La crise économique de 1929.
    • La peur du désordre.
    • La montée du totalitarisme.
    • La volonté expansionniste et hégémonique de l’axe Rome-Berlin-Tokyo.
    • La faiblesse de la Société des Nations (SDN).
  • Le déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale.
    • 13 janvier 1935, référendum sur le statut de la Sarre : la Sarre redevient allemande.
    • 3 octobre 1935, Seconde Guerre Italo-éthiopienne : conquête de l’Éthiopie par l’Italie.
    • 7 mars 1936, remilitarisation de la Rhénanie : l’Allemagne réoccupe la Rhénanie.
    • 17 juillet 1936, guerre d’Espagne : le prélude de la Seconde Guerre Mondiale.
    • 7 juillet 1937, Seconde Guerre Sino-japonaise : conquête de la Chine de l’Est par le Japon.
    • 12 mars 1938, Anschluss : Annexion de l’Autriche par l’Allemagne.
    • 30 septembre 1938, les accords de Munich : Annexion de la partie allemande de la Tchécoslovaquie par l’Allemagne.
    • 31 mars 1939, Alliance entre la France, le Royaume-Uni et la Pologne.
    • 7 avril 1939, Invasion de l’Albanie : Annexion de l’Albanie par l’Italie.
    • 23 août 1939, Pacte Germano-soviétique : Partage de l’Europe Orientale entre l’Allemagne et l’URSS.
    • 1er septembre 1939, Invasion de la Pologne par l’Allemagne : début de la Seconde Guerre Mondiale.
  • A découvrir aussi.

Qu’est-ce que la Seconde Guerre Mondiale ?

La Seconde Guerre Mondiale – appelée aussi Guerre de 39-45 ou Deuxième Guerre mondiale – est la guerre totale et mondiale la plus meurtrière de l’Histoire du Monde avec plus de 60 millions de morts et qui opposa du 1er septembre 1939 au 2 septembre 1945 les Alliés, dont la France et l’Axe, dont l’Allemagne et qui fut gagnée par les Alliés.

Commencée en 1939 en Europe, après l’invasion de la Pologne par l’Allemagne, le conflit s’étend en 1941 à l’URSS et aux États-Unis et touche tous les continents.

La Seconde Guerre Mondiale prend fin en 1945 avec la capitulation de l’Allemagne et du Japon, après que les États-Unis aient largué des bombes atomiques sur les villes de Hiroshima et de Nagasaki.

Quelles sont les causes de la Seconde Guerre Mondiale ?

En 1919, après la Première Guerre Mondiale, l’Europe est ruinée. Pendant les 4 années de la Guerre de 14-18, pendant que les hommes combattent au front dans les tranchées, les femmes et les enfants font fonctionner les usines et travaillent aux champs. La guerre est totale.

A la fin de cette guerre totale, les peuples aspirent à la paix. Ils souhaitent que cette guerre soit la dernière : la  » der des ders ».

Mais les dirigeants des pays Alliés, vainqueurs de la 1ère Guerre Mondiale, imposent des conditions telles, lors du Traité de paix de Versailles du 28 juin 1919, qu’elles vont entrainer les pays déçus vers une nouvelle guerre mondiale.

Le redécoupage de l’Europe après la Première Guerre Mondiale.

Le 3 mars 1918, la Russie bolchevique et les Empires Centraux signent le Traité de Brest-Litovsk après que les Empires Centraux – Allemagne, Autriche-Hongrie et Empire Ottoman – aient avancé à l’intérieur de la Russie. La Russie perd une partie de son territoire.

Le 28 juin 1919, lors du Traité de paix de Versailles, les Alliés, vainqueurs de la Première Guerre Mondiale, vont redécouper la carte de l’Europe en démantelant les Empires Centraux, vaincus lors de la Guerre de 14-18.

Deux pays, en particulier – l’Allemagne et l’Italie – vont très mal ressentir la signature du Traité de Versailles de 1919.

L’Allemagne.

  • Perd 15% de son territoire et son empire colonial. En particulier, la France récupère l’Alsace et la Lorraine qu’elle avait perdu en 1871.
  • Voit sa puissance militaire limitée.
  • Doit payer des indemnités considérables à la France et à la Belgique.
  • Perd la propriété de ses brevets.

L’opinion publique allemande considèrera le Traité de Versailles comme un diktat, c’est-à-dire comme un traité humiliant imposé par la force et sans condition par les Alliés.

Les allemands considèrent que la classe politique est à l’origine de la défaite de 1918. Cette rancœur poussera l’armée allemande à rejoindre Hitler lors de son accession au pouvoir.

L’Italie.

Bien que faisant parti des pays Alliés, vainqueurs de la Première Guerre Mondiale, l’Italie considère sa  » victoire mutilée ».

Les Alliés n’ont pas respecté les promesses du Pacte de Londres envers l’Italie.

L’Italie ne reçoit pas certains territoires prévus par le Pacte de Londres comme l’Istrie et la Dalmatie.

La crise économique de 1929.

En 1929, la crise économique – appelée Grande Dépression ou Crise Économique des années 1930  – éclate et durera jusqu’à la Deuxième Guerre Mondiale.

La Guerre de 14-18 a ruiné les pays de l’Europe. Il fallut de nombreuses années pour que les pays européens redressent leur économie.

Les États-Unis, au contraire, se sont enrichis en vendant des armes, de la nourriture et en prêtant de l’argent aux pays Alliés de la 1ère Guerre Mondiale.

Mais la spéculation boursière est trop forte. Les milieux financiers s’en rendent compte et paniquent.

Le 24 octobre 1929, le krach boursier – appelé  » Jeudi noir » – entraine l’effondrement des actions à la Bourse de New York.

La longueur et l’ampleur de la crise économique vont entrainer la ruine, la faillite et la fermeture de nombreuses banques et entreprises. Des millions de personnes se retrouvent au chômage et dans la misère.

Le Japon et l’Allemagne sont durement touchés.

La peur du désordre.

Dans de nombreux pays d’Europe, les ouvriers qui souffrent de la misère après la Première Guerre Mondiale, veulent suivre l’exemple de la Russie bolchevique et se révoltent.

Le 9 novembre 1918, l’empereur allemand Guillaume II abdique suite à la Révolution ouvrière de Novembre. La République allemande – appelée République de Weimar – est proclamée.

Le 21 mars 1919, la République des conseils de Hongrie, d’inspiration communiste, est proclamée, suite à la Révolution Hongroise de 1919.

L’Autriche, l’Italie et d’autres pays européens connaissent également des troubles importants.

Face à ces troubles, des pays comme l’Italie et l’Allemagne, veulent rétablir l’ordre.

En Italie, Mussolini fonde le parti nationaliste fasciste – nationaliste, autoritaire, anti-socialiste et antisyndical – dont les militants font régner la terreur contre les ouvriers et les paysans.

L’Allemagne se tourne vers le parti Nazi – parti national-socialiste – qui lui promet de sortir de la crise et de rétablir l’ordre.

La montée du totalitarisme.

La période de l’entre-deux guerres va être marquée par la montée des idéologies nationalistes et totalitaires de droite (fascisme, nazisme) et de gauche (communisme).

Suite à la Première Guerre Mondiale, la chute des Empires Centraux (Allemagne, Autriche-Hongrie, Empire ottoman), le renversement du tsar de Russie Nicolas II par les bolcheviks (communistes) et la crise économique vont favoriser l’arrivée au pouvoir des régimes totalitaires en Allemagne, en Italie et au Japon.

L’Italie de Mussolini.

Le Traité de paix de Versailles du 28 juin 1919 n’a pas apporté à l’Italie tous les territoires promis.

Profitant

  • du mécontentement des italiens suite à leur  » victoire mutilée »,
  • de la crise économique et sociale,
  • de la peur d’une révolution bolchevique italienne,
  • de l’instabilité gouvernementale,

Benito Mussolini crée le Parti National Fasciste en 1921 – en italien, le Partito Nazionale Fascista : PNF – et le présente comme l’unique force politique de l’Italie.

Le 31 octobre 1922, Mussolini devient Président du Conseil des ministres du Royaume d’Italie et obtient les pleins pouvoirs en matière économique et administrative afin de rétablir l’ordre.

La dictature fasciste et expansionniste se met en place.

  • Régime totalitaire : l’État prime. L’individu ne compte pas. Les opposants sont exilés ou assassinés.
  • Anticommuniste.
  • Impérialisme : Mussolini veut restaurer l’Empire romain.
  • Culte du chef. Mussolini se proclame le  » Duce », c’est-à-dire le chef, le guide.
  • Encadrement de la population : police politique omniprésente, embrigadement, propagande.

L’idéologie fasciste se résume en une phrase de Benito Mussolini.

Tout par l’État, rien hors de l’État, rien contre l’État !

Citation de Benito Mussolini – 1927.

Le 3 octobre 1935, l’Italie envahit l’Éthiopie.

Le 1er novembre 1936, l’Italie signe des accords de coopération avec l’Allemagne. C’est la naissance de l’Axe Rome-Berlin.

Le 7 avril 1939, l’Italie envahit l’Albanie.

Le 22 mai 1939, l’Italie et l’Allemagne signent le Pacte d’Acier à Berlin. Le Pacte d’Acier est une alliance militaire automatique et offensive.

L’Allemagne d’Hitler.

L’Allemagne a perdu la Première Guerre Mondiale.

Les Alliés imposent à l’Allemagne un paix humiliante lors du Traité de Versailles de 1919.

Devant payer une somme énorme pour rembourser les dommages causés lors de la Première Guerre Mondiale, l’Allemagne est entrainée dans la crise économique et dans une inflation galopante en 1922 – 1923.

À cause de

  • la crise économique de 1929 et des 6 millions de chômeurs qu’elle entraina,
  • des échecs de la République de Weimar qui a succédé à la monarchie,
  • du nationalisme engendré par le Traité de Versailles,

les allemands recherchent l’ordre pour réduire le chômage et restaurer la grandeur de l’Allemagne.

Adolf Hitler, qui veut reconquérir les territoires perdus et construire une grande Allemagne, profite de cette situation et accède au pouvoir avec son parti, le NSDAP – en allemand, Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei :  NSDAP – appelé également  » parti nazi ».

Hitler constitue une formation paramilitaire – appelée SA (SturmAbteilung : Sections d’Assaut) ou « Chemises brunes » – pour lutter contre les adversaires du parti nazi.

Hitler s’entoure également d’une garde personnelle – appelée SS (Schutzstaffel : Section de Sécurité ou escadron de protection) – dont les effectifs vont croître et les missions évoluer. La Schutzstaffel deviendra l’un des instruments nazis les plus meurtriers.

Les adversaires politiques du parti nazi ne parviennent pas à s’unir.

Le 13 mars 1932, Adolf Hitler obtient 30% au premier tour de l’élection présidentielle allemande mais est battu au second tour par le président sortant Paul Von Hindenburg.

Toutefois, aux élections législatives du 31 juillet 1932, le NSDAP arrive en tête avec plus de 37% des voix.

Hitler fait l’unité d’un vaste électorat.

  • Crainte du chômage par les classes moyennes. La situation économique et sociale s’est dégradée.
  • Vote protestataire des campagnes, éprouvées par la crise et exploités par les Junkers – les junkers sont des nobles, propriétaires terriens.
  • Soutien des femmes, des protestants, des étudiants.
  • Alliance avec la droite nationaliste.
  • Opposition des communistes contre les socialistes. Les communistes refusent de s’allier aux socialistes contre le NSDAP d’Hitler.
  • Hitler se présente comme un démocrate et un modéré.
  • Discours plus traditionaliste.

Le 30 janvier 1933, Adolf Hitler est nommé légalement Chancelier du Reich – chef du gouvernement du Reich allemand – par le président du Reich Paul Von Hindenburg; un gouvernement conservateur dans lequel se trouvent deux nazis :

  • Wilhem Frick est nommé ministre de l’intérieur.
  • Hermann Göring – ministre de l’intérieur pour la Prusse – est nommé ministre sans portefeuille.

Hitler a le soutien

  • Une partie du patronat,
  • Le parti national du peuple allemand (DNVP); parti conservateur de droite.
  • Franz von Papen, l’ancien chancelier du Zentrum – le Zentrum est un parti catholique – et nommé vice-chancelier dans le gouvernement d’Adolf Hitler. Franz von Papen espérait faire d’Hitler une marionnette et le faire renvoyer du gouvernement pour reprendre le pouvoir.

Le 27 février 1933, l’incendie criminel du Reichtag, siège du parlement allemand à Berlin, sert de prétexte à Hitler pour suspendre les libertés individuelles et pour éliminer les opposants politiques, en particulier les députés communistes.

C’est un signe de Dieu, Herr Vice-Chancelier ! Si ce feu, comme je le crois, est l’œuvre des communistes, nous devons écraser cette peste meurtrière d’une main de fer !

Citation d’Adolf Hitler au vice-chancelier Franz von Papen – 28 février 1933.

C’est la fin de la démocratie en Allemagne.

Le 5 mars 1933, le NSDAP remporte les élections législatives allemandes avec 43,9% des voix. Hitler atteint son but. Adolf Hitler arrive au pouvoir légalement.

Le 20 mars 1933, Hitler proclame l’avènement du IIIe Reich.

Le 23 mars, Hitler obtient les pleins pouvoirs après le vote des députés allemands du Reichstag.

Le 2 août 1934, à la mort du président du Reich Paul Von Hindenburg, Hitler devient président et chancelier (Hitler devient « Führer und Reichskanzler ») du IIIe Reich.
Le plébiscite du 19 août 1934 donne définitivement à Hitler les pleins pouvoirs, après l’adhésion du peuple allemand.

L’idéologie nazie est caractérisée par

  • Rejet de la démocratie parlementaire et du communisme soviétique.
  • Racisme fanatique : supériorité de la race allemande (les Aryens). Au bas de la hiérarchie de l’humanité se trouvent les slaves et les juifs.

L’idéologie nazie est

  • antidémocratique,
  • anticommuniste,
  • raciste,
  • antisémite,
  • culte du chef.

L‘idéologie nazie peut se résumer au slogan de l’affiche de 1938 « Ein Volk ein Reich ein Führer » (« Un seul peuple, un seul État, un seul chef »). Le peuple uni est conduit par un chef unique.

Le peuple allemand doit être uni autour de son chef, Adolf Hitler, pour dominer les autres peuples et conquérir le Lebensraum (« l’espace vital »).

L’URSS de Staline.

En Russie, les défaites et la crise économique lors de la Première Guerre Mondiale ont entraîné le renversement du tsar. Les bolcheviks, qui formeront le Parti Communiste de l’Union Soviétique (PCUS), prennent le pouvoir, avec , à leur tête, Lénine.

Arrivé au pouvoir, le 3 avril 1922 en tant que secrétaire général du parti communiste, Joseph Staline, partisan d’un État fort et autoritaire, met en place un régime totalitaire communiste.

Les caractéristiques du stalinisme sont

  • Le centralisme.
  • La dictature du parti unique. Le parti communiste de l’Union soviétique (PCUS) est le seul parti politique autorisé en URSS. Les opposants sont exclus et punis.
  • Le collectivisme. L’État détient les moyens de production.
  • L’économie planifiée, dirigée par l’État.
  • L’emploi de la force et de la terreur pour gouverner. Dans les années 1930, le parti communiste élimine les opposants politiques en les exécutants ou en les déportant dans des camps de concentrations : les camps de travail du Goulag. Cette période s’appelle la Grande Terreur ou Grandes Purges.
  • Le culte de la personnalité. Staline se fait surnommé le Vojd – le guide – ou le Père des peuples.
  • Le nationalisme grand-russe.

Le 23 août 1939, Staline ne croit pas à la volonté des occidentaux de combattre Hitler en Europe de l’Est et souhaite récupérer des territoires perdus suite à la Première Guerre Mondiale. Il signe le Pacte germano-soviétique, appelé également Traité de non-agression entre l’Allemagne et l’Union Soviétique.

Un protocole du Pacte germano-soviétique prévoit

  • Le partage de l’Europe Centrale en zones d’influence.
  • Le renforcement des relations économiques entre les deux pays, permettant à l’Allemagne de se procurer les matières premières dont elle a besoin.

Le Japon d’Hirohito.

Le Japon est la première puissance économique et militaire d’Extrême Orient.

L’empereur Hirohito, appelé également empereur Shōwa – Shōwa signifie « paix éclairée » – a succédé à son père le 25 décembre 1926.

L’Empire du Japon a peu de matières premières et a du mal à nourrir sa population.

Les matières premières comme le fer, le pétrole et le charbon doivent être importées par le Japon.

Après la Première Guerre Mondiale et la crise économique de 1929, les pays occidentaux, menacés par le chômage, ferment leurs frontières aux produits japonais meilleurs marchés.

Le chômage sévit et les krachs financiers se succèdent. Le Japon est entrainé dans la crise économique.

Le 19 septembre 1931, l’armée japonaise du Guandong envahit la Mandchourie en Chine.

La province chinoise de la Mandchourie fournirait des produits alimentaires, des matières premières (fer et charbon), des débouchés et des terres à exploiter pour les paysans japonais affamés.

Le 7 janvier 1932, les États-Unis déclarent qu’ils ne reconnaitront aucun gouvernement établi par le Japon en Mandchourie.

La crise économique, amène les militaires au gouvernement en 1932, après que ceux-ci se soient emparés de la Mandchourie, en Chine.

Le 26 mai 1932, le vicomte Saitō Makoto, amiral de la marine impériale japonaise est nommé premier ministre du Japon.

Les militaires accèdent au pouvoir en 1932 à cause

  • De la crise économique.
  • Du protectionnisme des occidentaux.
  • De la croissance démographique.

L’expansionnisme semble aux japonais le seul moyen de garantir leur autonomie.

Le 2 octobre 1932, le rapport Lytton rédigé par la Société des Nations (SDN) refuse de reconnaître le Mandchoukouo comme une nation indépendante.

Le 27 mars 1933, l’Empire du Japon quitte la Société des Nations.

Le militarisme japonais est caractérisé par

  • l’ultranationaliste.
  • l’affirmation de la supériorité de la race japonaise.
  • la croyance en l’origine divine de l’empereur.

Après avoir assassiné leurs opposants, les militaires remplacent au pouvoir les partis politiques modérés, compromis par la corruption et les scandales.

Ils veulent faire de l’Asie et du Pacifique un vaste empire pouvant fournir

  • matières premières,
  • main d’œuvre,
  • débouchés pour leur industrie.

Les conquêtes militaires sont pour le Japon le meilleur moyen d’assurer les matières premières nécessaires et de nouveaux débouchés.

La volonté expansionniste et hégémonique de l’axe Rome-Berlin-Tokyo.

Les principaux pays de l’Axe, l’Allemagne, l’Italie et le Japon ont des ambitions expansionnistes et hégémoniques.

  • L’Italie veut dominer la Méditerranée.
  • L’Allemagne veut dominer l’Europe de l’Est.
  • Le Japon veut dominer l’Asie et le Pacifique.

Ils vont s’entendre pour se partager et dominer le monde.

Le 27 septembre 1940, ils signeront à Berlin  le Pacte Tripartite, un pacte militaire. Il prévoit l’aide des autres signataires du pacte en cas d’attaque de l’un des signataires par un autre pays.

Ils poursuivent 2 buts.

  • Étendre et fonder des empires grâce aux conquêtes militaires.
  • Détruire ou neutraliser le communisme soviétique.

Italie : le rêve d’un nouvel Empire romain.

En Italie, Benito Mussolini veut recréer un Empire romain en Méditerranée et dans le Nord-Est de l’Afrique.

Il veut restaurer l’importance de l’Italie en Europe et dans le monde.

Voulant agrandir l’empire colonial italien et y installer les italiens pauvres, il envahit l’Éthiopie en 1935 et l’annexe l’année suivante.

La SDN – Société des Nations – condamne l’invasion de l’Éthiopie par l’Italie mais l’Allemagne d’Adolf Hitler soutient l’Italie.

Le 25 juillet 1936, l’Allemagne reconnait la conquête de l’Éthiopie par l’Italie.

Le 1er novembre 1936, l’Italie signe des accords de coopération avec l’Allemagne. C’est la naissance de l’Axe Rome-Berlin.

L’Italie fasciste de Mussolini devient l’alliée de l’Allemagne nazie d’Hitler.

Allemagne : l’espace vital.

La théorie de Lebensraum ou « espace vital« , créée par le géographe allemand Friedrich Ratzel à la fin du XIXe siècle et développée par le théoricien allemand de la la géopolitique Karl Haushofer, est associé au besoin d’un territoire suffisant pour assurer la survie (culturelle, etc.) d’un peuple, puis sa croissance grâce à son influence territoriale.

Cette théorie va être reprise par le régime nazi pour justifier sa politique expansionniste.

Hitler veut agrandir l’Allemagne à l’intérieur de l’Europe en étendant les frontières vers l’Est.

Si nous parlons aujourd’hui de nouvelles terres en Europe, nous ne saurions penser d’abord qu’à la Russie et aux pays limitrophes qui en dépendent.

Citation d’Adolf Hitler.

Japon : Hakkō ichiu, « huit cordons de la Couronne, un toit ».

Le slogan politique  » Hakkō ichiu », « huit cordons de la Couronne, un toit », c’est-à-dire « tout le monde sous un même toit » résume la doctrine ultranationaliste et la croyance en la suprématie de la race japonaise sur ses voisins asiatiques.

  • Le Japon est placé au centre du monde.
  • L’empereur est considéré comme le descendant de la déesse Amaterasu Omikami, la déesse du soleil.
  • L’étranger est considéré comme un kichiku (une bête), comme un être inférieur.
  • Le peuple japonais est considéré comme génétiquement supérieur.
  • Les japonais ont le droit de dominer l’Asie.

Le Japon a peu de matières premières. Les militaires japonais au pouvoir veulent faire de l’Asie et du Pacifique un vaste empire pour assurer les matières premières nécessaires et de nouveaux débouchés au Japon.

Mais après avoir occupé le Mandchoukouo en 1931, l’armée impériale japonaise va se heurter à l’armée rouge, l’armée de l’Union soviétique.

Le 25 novembre 1936, le Japon signe le Pacte Anti-Komintern avec l’Allemagne anticommuniste, afin de se prémunir d’une attaque de l’armée soviétique.

L’Allemagne et le Japon se prêteront secours en cas d’attaque de l’URSS contre l’un d’eux.

Un an plus tard, le 6 novembre 1937, l’Italie de Mussolini signera à son tour le Pacte Anti-Komintern.

27 septembre 1940 : signature du Pacte Tripartite.

Le 27 septembre 1940, l’Italie, l’Allemagne et le Japon signent le Pacte Tripartite à Berlin.

Il renforce l’alliance des 3 pays signataires.

Le Pacte Tripartite est un pacte de défense. Il s’agit d’un accord de défense, contre tout pays qui n’est pas encore engagée dans la guerre.

Le Pacte Tripartite reconnait les zones d’influence de chaque signataire :

  • L’Allemagne domine l’Europe continentale.
  • L’Italie domine la Méditerranée.
  • Le Japon domine l’Asie orientale et le Pacifique.

Le Pacte Tripartite sera mis en œuvre, par exemple, par l’Allemagne et l’Italie, après la déclaration de guerre des États-Unis au Japon.

Le 11 décembre 1941, l’Allemagne et l’Italie déclareront la guerre aux États-Unis, conformément au Pacte Tripartite.

Entre novembre 1940 et juin 1941, le Pacte Tripartite sera signé par d’autres pays.

  • 20 novembre 1940 : la Hongrie.
  • 23 novembre 1940 : la Roumanie.
  • 24 novembre 1940 : la Slovaquie.
  • 1er mars 1941 : la Bulgarie.
  • 25 mars 1941 : la Yougoslavie.
  • 15 juin 1941 : la Croatie.

La faiblesse de la Société des Nations (SDN).

La Société des Nations – appelée également SDN – est l’organisation internationale créée le 10 janvier 1920, après la fin de la Première Guerre Mondiale, afin de préserver la paix en Europe et dont le siège se trouve à Genève, en Suisse.

La Société des Nations a pour but principal de parvenir à un désarmement général pour éviter les guerres et assurer la sécurité collective.

Même si la SDN remporte plusieurs succès dans le règlement de plusieurs conflits, la Société des Nations ne parvient pas à arrêter le réarmement de l’Allemagne, de l’Italie et du Japon.

La Société des Nations cumule trop de faiblesses pour assurer la sécurité collective.

  • Pas de force armée spécifique.
  • Dépend des Grandes puissances pour faire appliquer ses décisions.
  • Doit résoudre les conflits par la négociation.
  • Les résolutions de la SDN sont autorisées par un vote unanime du Conseil. Les décisions sont lentes et difficiles à prendre.
  • Les États-Unis, première puissance mondiale, pourtant à l’initiative de la création de la SDN, ne font pas partie de la Société des Nations, le sénat américain ayant refusé de ratifier le Traité de Versailles.
  • Les populations et les gouvernements de la France et de la Grande-Bretagne sont pacifistes. Ce sont les deux membres les plus importants de la SDN.
  • Les pays de l’Axe Rome-Berlin-Tokyo quittent la Société des Nations dans les années 1930.

Le 27 mars 1933, le Japon quitte la SDN après avoir envahi la Mandchourie en 1931.

Le 14 octobre 1933, Hitler retire l’Allemagne de la SDN après avoir pris le pouvoir.

Le 11 décembre 1937, l’Italie fasciste de Mussolini quitte la SDN après avoir envahi l’Éthiopie et se rapproche de l’Allemagne nazie d’Hitler.

Une citation de Benito Mussolini résume les faiblesses de la Société des Nations.

la Société des Nations est très efficace quand les moineaux crient, mais plus du tout quand les aigles attaquent.

Citation de Benito Mussolini.

Le déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale.

La Société des Nations (SDN), impuissante et incapable de s’entendre pour prendre des sanctions,  assiste sans réagir aux crises qui se multiplient en Europe et dans le monde (guerre d’Espagne, seconde guerre sino-japonaise) jusqu’au déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale suite à l’invasion de la Pologne par l’Allemagne le 1er septembre 1939.

Adolf Hitler veut regrouper dans un même État, le IIIe Reich, toutes les régions d’Europe parlant allemand. C’est ce qu’Hitler appelle le Lebensraum, l’espace vital.

Adolf Hitler, de son arrivée au pouvoir en 1933, jusqu’au déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale en 1939, et son régime nazi vont être appréciés des milieux populaires car ils réussiront à faire reculer le chômage avec un programme de grands travaux civils et de réarmement et par ses succès de politique extérieure.

Il va réussir à effacer les dispositifs humiliants du Traité de Versailles.

13 janvier 1935, référendum sur le statut de la Sarre.

Le Traité de Versailles de 1919, après la Première Guerre Mondiale,

  • accorde la propriété des mines de charbon de la Sarre – région allemande frontalière avec la France – à la France à titre de réparation en nature des dommages subis lors de la Grande Guerre.
  • place le territoire du bassin de la Sarre sous administration de la Société des Nations pendant 15 ans, période au bout de laquelle devra être organisé un référendum décidant du rattachement du territoire du bassin de la Sarre à la France ou à l’Allemagne.

La majorité des habitants, d’origine germanophone souhaite être rattachée à l’Allemagne.

La propagande nazi fait du référendum sur le statut de la Sarre une alternative entre le rattachement à l’Allemagne ou le maintien du chômage de masse.

Le 13 janvier 1935, le référendum sur le statut de la Sarre plébiscite la réunification de la Sarre avec l’Allemagne avec une majorité de plus de 90% en faveur du rattachement à l’Allemagne.

Le plébiscite est

  • Un triomphe pour Adolf Hitler.
  • Renforce ses positions.
  • Une première étape vers la conquête de l’espace vital, le Lebensraum.

Le 17 janvier 1935, le conseil de la Société des Nations approuve le rattachement à l’Allemagne.

Le 1er mars 1935, le IIIe Reich reprend le contrôle de la Sarre. La Sarre est réunifiée avec l’Allemagne.

Le Reich rachète également les mines lors du rattachement de la Sarre.

3 octobre 1935, Seconde Guerre Italo-éthiopienne : conquête de l’Éthiopie par l’Italie.

Définition de la Seconde Guerre Italo-éthiopienne.

La Seconde Guerre Italo-éthiopienne, appelée également campagne d’Abyssinie, est le conflit armé qui opposa en Éthiopie l’Italie fasciste de Benito Mussolini à l’Empire d’Éthiopie de Haïlé Sélassié Ier du 2 octobre 1935 au 5 mai 1936, qui se conclut par la victoire de l’Italie et la fondation de l’Afrique orientale italienne et qui fit plus de 100 000 morts.

Déclenchement de la Seconde Guerre Italo-éthiopienne.

L’Éthiopie est située entre l’Érythrée et la Somalie italienne qui sont deux colonies italiennes.

Le Président du Conseil des ministres d’Italie Benito Mussolini veut recréer un Empire romain en Méditerranée et dans le Nord-Est de l’Afrique.

Mussolini prépare les conditions d’une invasion de l’Éthiopie. Il accumule du matériel de guerre et des troupes en Érythrée et en Somalie.

Adolf Hitler a rétabli le service militaire en Allemagne le 16 mars 1935, en violation du Traité de Versailles, et menace d’envahir l’Autriche, voisine de l’Italie.

Entre le 11 et le 14 avril 1935, se tient la Conférence de Stresa, une ville au bord du Lac Majeur en Italie.

La Conférence de Stresa, appelée également Front de Stresa, est un accord entre la France, le Royaume-Uni et la France pour

  • Assurer l’indépendance de l’Autriche.
  • Obliger Hitler à respecter le Traité de Versailles.
  • Isoler l’Allemagne nazie.

Mussolini désire négocier sa participation à la défense du Traité de Versailles contre ses ambitions coloniales en Éthiopie mais n’obtient pas une position claire de la France et du Royaume-Uni, autres puissances coloniales proches de l’Éthiopie.

Mais face aux ambitions d’Hitler en Europe, la France et le Royaume-Uni veulent éviter une alliance entre l’Allemagne et l’Italie. Les deux pays sont prêts à sacrifier l’Éthiopie.

Le 2 octobre 1935, Benito Mussolini annonce son intention d’envahir l’Éthiopie, à Rome, depuis le balcon du Palais Venezia.

Nous avons été patients avec l’Éthiopie pendant quarante ans; à présent notre patience est épuisée.

Citation de Benito Mussolini.

Le 2 octobre 1935, l’Éthiopie annonce que les soldats italiens ont violé la frontière dans la région proche de la colonie française de Djibouti.

Le 3 octobre 1935, Mussolini envahit l’Éthiopie sans aucune déclaration de guerre, prenant comme prétexte plusieurs incidents de frontière.

Conséquence de la Seconde Guerre Italo-éthiopienne.

Les conséquences de la Seconde Guerre Italo-éthiopienne sur le plan international sont importantes.

  • La Société des Nations (SDN) vote contre l’Italie des sanctions économiques mais peu efficaces pour avoir attaqué l’Éthiopie, un pays membre de la SDN depuis 1923 et avoir utilisé des armes chimiques et des lance-flammes.
  • Les sanctions de la SDN, émanant de puissances coloniales (France, Royaume-Uni), sont considérées comme injuste par l’Italie.
  • Mussolini se sent trahi par les autres membres du front de Stresa, la France et le Royaume-Uni.
  • Renversement des alliances en Europe : Adolf Hitler ayant soutenu et reconnu la conquête de l’Éthiopie par l’Italie, Mussolini va quitter la Société des Nations et se rapprocher de l’Allemagne nazie d’Hitler.

7 mars 1936, remilitarisation de la Rhénanie.

Définition de la remilitarisation de la Rhénanie.

La remilitarisation de la Rhénanie est l’occupation de la Rhénanie par l’armée allemande le 7 mars 1936 de la zone de la Rhénanie démilitarisée créée suite au Traité de Versailles de 1919.

La Rhénanie démilitarisée.

Le Traité de Versailles de 1919 interdit à l’Allemagne de conserver des places fortes sur une zone de 50 kilomètres à l’Est du Rhin et tout mouvement de troupes.

Le 1er décembre 1925, le Traité de Locarno renforce ces dispositions et prévoit qu’une violation des articles du Traité de Versailles sur la Rhénanie de la part de l’Allemagne entrainerait une action contre l’Allemagne.

Le but principal de la Rhénanie démilitarisée est de répondre au besoin de sécurité de la France.

L’occupation de la Rhénanie démilitarisée.

Pour Adolf Hitler, la Rhénanie revêt une grande importance sur le plan économique et stratégique.

Le 27 février 1936, la ratification du Traité franco-soviétique d’assistance mutuelle par les députés français et l’approche des élections législative du 29 mars servent de prétexte à Adolf Hitler pour réoccuper la Rhénanie.

Profitant que

  • l’attention des puissances occidentales soit occupée par la Seconde Guerre italo-éthiopienne,
  • les élections législatives françaises ont lieu prochainement,
  • le gouvernement intérimaire français n’est pas prêt pour riposter militairement,
  • Mussolini assure à l’Allemagne que l’Italie n’interviendra pas,

Hitler occupe la Rhénanie en violation du Traité de Locarno.

Le 7 mars 1936, la Wehrmacht , l’armée allemande traverse le Rhin sans que la France et le le Royaume-Uni s’interposent.

Les négociations à la Société des Nations entre puissances européennes n’entrainent aucune sanction.

Conséquences de la remilitarisation de la Rhénanie.

L’occupation de la Rhénanie est un succès pour Hitler.

  • Renforcement de la frontière à l’Ouest de l’Allemagne.
  • Renforcement du prestige d’Adolf Hitler en Allemagne.
  • Triomphe aux élections législatives allemandes du 29 mars 1936 par le parti nazi NSDAP.
  • Renforcement de l’armement allemand grâce au complexe militaro-industriel de la Rhur.
  • Ralliement de l’état-major allemand qui pensait que tout conflit futur à l’Ouest n’était possible que si l’armée allemande occupait la rive gauche du Rhin.
  • Rapprochement avec l’Italie.
  • Suite au manque de réaction de la France et du Royaume-Uni, les pays de l’Europe de l’Est et de l’Europe danubienne ne leur font plus confiance et essaient de négocier avec l’Allemagne nazie.

L’occupation de la Rhénanie est le premier des coups de force d’Hitler qui mèneront à la Seconde Guerre Mondiale.

L’occupation de la Rhénanie sera suivie de l’occupation de l’Autriche et de la Tchécoslovaquie.

17 juillet 1936, guerre d’Espagne : le prélude de la Seconde Guerre Mondiale.

Définition de la Guerre d’Espagne.

La Guerre d’Espagne est la guerre civile espagnole qui opposa en Espagne les forces nationalistes, orientés à droite, aux forces républicaines, orientés à gauche du 17 juillet 1936 au 1er avril 1939, qui se conclut par la victoire des nationalistes, conduits par le général Franco et la chute du régime démocratique espagnol et qui fit environ 400 000 morts.

Déclenchement de la Guerre civile espagnole.

Le roi d’Espagne Alphonse XIII, qui a établi un régime semi-dictatorial,  est renversé en 1931 par une révolution libérale.

Le 14 avril 1931 suite aux élections municipales et la Seconde République espagnole est proclamée.

Le roi d’Espagne Alphonse XIII part en exil en France.

Le 26 novembre 1931, Le Cortès, le parlement espagnol, le déclare déchu.

Don Alfonso de Borbón sera privé de toutes ses dignités, droits et titres, qu’il ne pourra utiliser ni en Espagne ni hors d’Espagne, et dont le peuple espagnol, par la voix de ses représentants élus pour voter les nouvelles normes de l’État espagnol, le déclare déchu, sans possibilité de les revendiquer à l’avenir, pour lui comme pour ses successeurs.

Citation – loi du 26 novembre 1931.

Le nouveau gouvernement, formé par les partis républicains et socialistes, engage des réformes sociales et démocratiques mais la crise économique mondiale frappe l’Espagne et les tentatives de coups d’État militaire se multiplient.

Le 16 février 1936, les élections générales espagnoles donnent la victoire au Front populaire qui étaient une coalition de gauche plus radicale.

Les tensions s’accroissent et la violence se déchaine entre les fascistes du parti la Phalange, les anarchistes de Fédération Anarchiste Ibérique (FAI) et les jeunesses socialistes.

Des officiers monarchistes ou conservateurs commencent à préparer un coup d’État.

Le 13 juillet 1936, le leader de la droite monarchiste Calvo Sotelo, opposé au Front populaire, est assassiné par des militants républicains.

L’assassinat de Calvo Sotelo du 13 juillet 1936 déclenche le coup d’État.

Le 17 juillet 1936, l’insurrection contre la Seconde République commence avec le soulèvement de garnisons espagnoles au Maroc conduit par le général Franco.

L’insurrection militaire s’étend au reste de l’Espagne, soutenue par le camp nationaliste.

Elle rencontre une forte opposition du camp républicain; les forces loyales au gouvernement de la Seconde République espagnole.

L’Espagne se trouve coupée en deux, la zone tenue par le camp nationaliste de Francisco Franco – les nationalistes sont également appelés les  » Franquistes » – et la zone tenue par le camp républicain.

La répression s’abat sur les deux camps.

Intervention internationale.

Le 20 juillet 1936, le président du Conseil des ministres français Léon Blum, reçoit une demande d’assistance des républicains espagnols.

Léon Blum, favorable aux républicains y répond d’abord favorablement mais doit faire marche arrière en raison des oppositions

Le premier ministre du Royaume-Uni Stanley Baldwin, conservateur,

  • Craint l’extension du communisme au reste de l’Europe.
  • Veut éviter une guerre avec les pays totalitaires.
  • Pense éviter les ambitions expansionnistes d’Hitler en étant conciliant.
  • Fait pression sur la France : en cas d’intervention française en Espagne, le Royaume-Uni n’aidera pas la France face à l’Allemagne.

La France, le Royaume-Uni et la plupart des pays européens signent un pacte de Non-intervention. Les pays signataires seront chargés d’empêcher la livraison d’armes à l’Espagne.

Toutefois, des Brigades internationales, composées de volontaires de plusieurs nations s’engagent aux côtés de l’armée républicaine contre les forces armées du général Franco.

Adolf Hitler veut profiter du Pacte de non-intervention pour isoler la France, en prévision d’une guerre future.

L’Allemagne d’Hitler et l’Italie de Mussolini envoie une aide militaire aux nationalistes espagnols.

Hitler apporte son soutien à la Phalange espagnole, nationaliste et fasciste. Pour le Führer et son régime nazi, la guerre civile espagnole est une bataille contre le bolchévisme; la France étant depuis le 4 juin 1936 gouvernée par le Front populaire, une coalition de gauche.

Hitler profite de la Guerre d’Espagne pour

  • Tester de nouvelles armes.
  • Négocier le contrôle des sociétés minières espagnoles en échange de son aide, les nationalistes espagnols ayant peu de moyens financiers.
  • Mettre au point des stratégies de guerre totale. Les aviateurs allemands bombardent les populations civiles, comme, par exemple, le bombardement de Guernica, le 26 avril 1937, au Pays basque.

Mussolini veut

  • Rompre l’isolement de l’Italie sur le plan diplomatique suite à l’invasion de l’Éthiopie en 1935.
  • Renforcer son rayonnement et son influence sur la Méditerranée. Le général Franco lui promet de se rapprocher diplomatiquement de l’Italie en cas de victoire des nationalistes.
  • Diffuser sa propagande au niveau international.
  • Vendre des armes aux nationalistes.
  • Poursuivre son rêve d’un nouvel empire romain dominant la Méditerranée en annexant les îles Baléares espagnoles.

L’URSS de Staline apporte une aide aux républicains espagnols sous forme d’équipements militaires et de combattants, afin de lutter contre le fascisme mais il s’agit d’une aide que l’URSS se fait payer par les républicains (une part importante de l’or de la Banque d’Espagne).

L’aide de l’Union soviétique est plus limitée que celle apportée par l’Allemagne et l’Italie car Staline s’inquiète de la menace allemande à ses frontières et cherche une alliance militaire avec la France et le Royaume-Uni.

Conséquence de la guerre civile espagnole.

La guerre d’Espagne va se terminer la victoire des nationalistes contre les républicains le 1er avril 1939 et l’établissement de la dictature du général Francisco Franco.

Extrêmement violente, la guerre civile espagnole fut le théâtre de nombreuses exactions.

De nombreux réfugiés, contraint à l’exode ont fuit l’Espagne pour se réfugier en France.

L’Espagne en guerre fut le théâtre

  • des premiers bombardements militaires de civils par l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste.
  • de massacres d’opposants politiques
    • militaires fidèles au gouvernement, sympathisants des syndicats et organisations de gauche par les nationalistes.
    • hommes d’Église ou de la classe moyenne par des anarchistes ou des communistes.
    • responsables anti staliniens par le Commissariat du peuple aux Affaires intérieures soviétique (NKVD),
    • anarchistes par le Parti communiste espagnol.
  • d’une mini guerre européenne, prélude à la Seconde Guerre Mondiale.
    • L’Allemagne nazie et l’Italie fasciste combattent pour Franco.
    • L’URSS vend des armes au camp républicain.
    • La France et le Royaume-Uni choisissent de ne par intervenir mais laissent les Brigades internationales combattre auprès des républicains.
  • d’une guerre idéologique.
    • La gauche lutte contre l’expansion du fascisme.
    • La droite combat le bolchévisme.

7 juillet 1937, Seconde Guerre Sino-japonaise : conquête de la Chine de l’Est par le Japon.

Définition de la Seconde Guerre Sino-japonaise.

La Seconde Guerre sino-japonaise est le conflit armé qui opposa, en Chine, l’Empire du Japon à la République de Chine du 7 juillet 1937 au 9 septembre 1945, qui se conclut par la victoire de la Chine, une semaine après la capitulation du Japon à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et qui fit plus de 20 millions de morts, essentiellement des civils chinois.

Déclenchement de la Seconde Guerre Sino-japonaise.

Après l’invasion de la Mandchourie en 1931, l’Empire du Japon poursuit sa politique expansionniste en Chine.

Pendant ce temps, en Chine, les nationalistes chinois du parti Kuomintang – conduits par le premier ministre de la république de Chine Tchang Kaï-chek – et les communistes chinois, sous l’autorité de Mao Zedong, s’affrontent pour le pouvoir.

Les japonais veulent profiter du conflit entre le gouvernement chinois et les communistes pour conquérir la Chine.

Le 7 juillet 1937, des soldats japonais manœuvrent en Chine près du pont Marco Polo, près de Pékin.

Les Japonais accusent les Chinois d’avoir enlevé un de leurs soldats et demandent à fouiller les maisons, ce que refuse les chinois.

Les japonais se servent de l’incident du pont Marco Polo du 7 juillet 1937 comme prétexte pour envoyer des renforts et s’emparer de Pékin.

L’incident du pont Marco Polo du 7 juillet 1937 déclenche la Seconde Guerre Sino-japonaise.

Le 29 juillet 1937, Pékin devient partie intégrante de l’Empire du Japon.

Les nationalistes du Kuomintang et les communistes réalisent une trêve dans la guerre civile et vont s’allier pour lutter contre l’Empire nippon. Cette alliance est connue sous le nom de Deuxième Front Uni Chinois.

Intervention internationale.

La plupart des pays pensent que la Chine perdra la guerre contre l’Empire du Japon car elle manquait de munitions; la plupart des usines d’armements se trouvant dans des zones contrôlées par le Japon.

Les puissances étrangères ne souhaitent pas apporter une aide trop importante à la Chine afin de ne pas compromettre leurs relations avec le Japon.

Le 21 août 1937, le gouvernement chinois et le gouvernement de l’URSS signent un pacte de non-agression.

Russie :

Staline, conscient de la faiblesse militaire chinoise, apporte une aide militaire à la Chine pour éviter

  • Effondrement rapide de la Chine qui permettrait au Japon de se poursuivre son expansion vers la Sibérie.
  • Guerre sur deux fronts : avec le Japon sur sa frontière orientale et avec l’Allemagne sur sa frontière occidentale.

Allemagne :

Arrivée au pouvoir en 1933, l’Allemagne nazie d’Hitler a besoin de matières premières pour renforcer son potentiel militaire.

En août 1934, l’Allemagne et la Chine signent le « Traité pour les échanges de matières premières chinoises contre les produits agricoles de l’industrie allemande et autres ».

L’Allemagne reçoit des matières premières stratégiques pour son industrie militaire, la rendant moins dépendante de la communauté internationale.

La Chine peut exporter des matières premières et reçoit, en échange, des produits industriels allemand indispensables à son développement.

Nationaliste et anti-communiste, Tchang Kaï-chek est le premier ministre de la république de Chine.

Afin d’appuyer la politique anti-communiste de Tchang Kaï-check, l’Allemagne fournira jusqu’en 1938 à la république des Chine des armes et des conseillers militaires pour moderniser l’équipement militaire et entrainer l’armée.

Après avoir perdu en 1939 la bataille de Khalkhin Gol en Mongolie contre l’Union soviétique, l’Empire du Japon décide de mettre en place une politique d’expansion vers le sud et s’intéresse aux colonies du Royaume-Uni, de la France et des Pays-Bas.

Afin de poursuivre son but, l’Empire du Japon va chercher à se rapprocher de l’Allemagne et de l’Italie, en guerre contre le Royaume-Uni et la France.

Le 27 septembre 1940, l’Italie, l’Allemagne et le Japon signent le Pacte Tripartite à Berlin, qui reconnait la prédominance de l’Empire du Japon sur l’Asie orientale et le Pacifique.

La coopération entre l’Allemagne et la Chine va cesser. L’Allemagne nazie reconnaitra le Gouvernement national réorganisé de la république de Chine – appelé également « régime de Nankin », en Chine du Sud –  qui collaborait avec le Japon.

Royaume-Uni :

Le Royaume-Uni apporte une aide économique à la république de Chine.

En échange de son soutien financier à la république de Chine, le Royaume-Uni vont détenir les réserves chinoises en argent.

États-Unis :

Dès le déclenchement de la Seconde Guerre Sino-japonaise, les États-Unis du président américain Franklin Delano Roosevelt envoyèrent des aides à la république de Chine de Tchang Kaï-check.

Après l’incident du Panay, le 12 décembre 1937 – l’aviation de l’armée japonaise détruisit la canonnière USS Panay, un navire de guerre américain, qui participait à l’évacuation des ressortissants étrangers de la ville de Nankin en Chine -, les relations entre les États-Unis et l’Empire du Japon vont encore se dégrader, ainsi que son image dans l’opinion publique internationale.

Claire Lee Chennault, conseiller américain à l’aviation de Tchang Kaï-check va créer l’escadrille de pilotes américains les Tigres volants qui combattra aux côtés de la république de Chine contre la Japon lors de la Seconde Guerre Sino-japonaise.

Conséquence de la Seconde Guerre Sino-japonaise.

Le 9 décembre 1941, la Chine est admise parmi les Alliés, après l’attaque de Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, par les forces aéronavales de l’Empire du Japon.

La république de Chine recevra une aide étrangère plus importante.

A la fin de la guerre, la Chine recevra l’ex-Mandchoukouo, Taïwan et les îles Pescadores.

12 mars 1938, Anschluss : Annexion de l’Autriche par l’Allemagne.

Le pangermanisme est le système politique qui veut regrouper tous les peuples germaniques dans un État unique.

Adolf Hitler ambitionne de réaliser la Grande Allemagne.

Au nom du pangermanisme, Adolf Hitler veut rattacher l’Autriche au IIIe Reich.

Au début de l’année 1938, la propagande des nazis autrichiens milite en faveur du rattachement de l’Autriche à l’Allemagne.

Le 12 mars 1938, l’armée allemande, la Wehrmacht , envahit l’Autriche pour réaliser l’annexion de l’Autriche, l’Anschluss, sans rencontrer d’opposition.

Le 10 avril 1938, les allemands et les autrichiens votent à plus de 99% le plébiscite en faveur du rattachement de l’Autriche au Reich.

Les réactions de la communauté internationale et de la SDN restent modérées.

30 septembre 1938, les accords de Munich : Annexion de la partie allemande de la Tchécoslovaquie par l’Allemagne.

La république de Tchécoslovaquie regroupe plusieurs provinces de l’ancien Empire Austro-hongrois, dont la région des Sudètes, comprenant une forte minorité allemande.

Les Allemands des Sudètes revendiquent l’autonomie.

Après l’annexion de l’Autriche, Adolf Hitler annonce à la France et au Royaume-Uni qu’il veut annexer la région des Sudètes et, qu’ensuite, l’Allemagne se contentera de ses annexions en Europe.

Une réunion a lieu à Munich les 29 et 30 septembre 1938 pour régler la crise des Sudètes.

Le 30 septembre 1938, les accords de Munich, signés par l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l’Italie, abandonnent la région des Sudètes, en Tchécoslovaquie, à l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni espérant éviter la guerre.

La Pologne et la Hongrie vont en profiter pour s’emparer de territoires de la Tchécoslovaquie.

En mars 1939, l’Allemagne va passer outre les accords de Munich.

Le 14 mars 1939, la Slovaquie déclare son indépendance, suite à l’action d’agents allemands et de séparatistes slovaques. Le Slovaquie devient un État satellite du IIIe Reich.

Les armées du Reich occupent le reste de la Bohême et de la Moravie et établissent le Protectorat de Bohême-Moravie.

La France et le Royaume-Uni commencent à mobiliser leurs troupes mais sans action concrète.

31 mars 1939, Alliance entre la France, le Royaume-Uni et la Pologne.

Le manque de réaction de la communauté internationale inquiète les petits pays européens et l’URSS.

La France et le Royaume-Uni comprennent que, pour empêcher la guerre, elles doivent faire preuve de fermeté.

Elles promettent leur aide aux pays menacés par le IIIe Reich, en particulier la Pologne.

Le 31 mars 1939, le premier ministre du Royaume-Uni, Arthur Neville Chamberlain informe la Chambre des Communes des alliances franco-polonaise et anglo-polonaise. La France et le Royaume-Uni s’engagent à aider la Pologne contre toute action pouvant menacer son indépendance.

7 avril 1939, Invasion de l’Albanie : Annexion de l’Albanie par l’Italie.

L’Albanie a une importance stratégique pour l’Italie de Mussolini.

  • Contrôle de l’entrée de la mer Adriatique.
  • Pays riche en minéraux.
  • Richesses agricoles.
  • Objectif d’autarcie de l’Italie.
  • Renforcer la position de l’Italie au sein de l’Axe.
  • Servir de base d’attaque vers la Grèce.

Le 7 avril 1939, l’armée italienne envahit l’Albanie.

Le parti fasciste s’installe en Italie.

Le 17 avril 1939, la couronne de l’Albanie est offerte au roi d’Italie Victor-Emmanuel III.

Le royaume d’Albanie, uni à l’Italie, servira de prétexte aux prétentions italiennes sur les provinces albanaises de la Yougoslavie.

A la suite de l’invasion de l’Albanie par l’Italie, le Royaume-Uni donne des garanties militaires à la Grèce et à la Roumanie mais aucun pays ne condamne absolument l’invasion de l’Albanie par l’Italie.

23 août 1939, Pacte Germano-soviétique : Partage de l’Europe Orientale entre l’Allemagne et l’URSS.

Joseph Staline, ne pouvant compter sur la communauté occidentale pour contrer les ambitions d’Adolf Hitler sur les territoires russes, entame des négociations avec l’Allemagne.

Le 23 août 1939, L’Allemagne et l’URSS signent le Pacte Germano-soviétique, à Moscou, en présence de Staline.

Le Pacte Germano-soviétique est un traité de non-agression entre l’Allemagne et l’Union soviétique.

Si les gouvernements totalitaires de l’Union soviétique de Staline et l’Allemagne nazie d’Hitler présentent des similitudes, leurs idéologies et intérêts politiques sont opposés.

Pour Staline, le Pacte Germano-soviétique représente

  • Un répit pour se préparer à l’affrontement avec l’Allemagne et le Japon, allié de l’Allemagne, qui lui parait inévitable.
  • L’occasion de récupérer des territoires perdus en 1918, dont une partie de la Pologne.

Pour Hitler, le Pacte Germano-soviétique permet

  • Éviter une guerre sur les deux fronts.
  • Une liberté d’action à l’Ouest et dans une partie de la Pologne.
  • Importer des matières premières de l’Union soviétique nécessaire à la guerre (métaux, phosphates, pétrole).

Des protocoles secrets prévoyaient le partage de l’Europe orientale.

  • L’Allemagne récupérait le centre et l’ouest de la Pologne.
  • L’URSS récupérait les pays Baltes – Lituanie, Lettonie et Estonie, une partie de la Pologne et la Roumanie.

Les dirigeants de la France et du Royaume-Uni comprennent que la guerre est inéluctable.

1er septembre 1939, Invasion de la Pologne par l’Allemagne : début de la Seconde Guerre Mondiale.

Pourquoi l’Allemagne envahit la Pologne.

Avec la signature du Pacte Germano-soviétique, le chancelier du IIIe Reich allemand Adolf Hitler ne craint plus une guerre sur les deux fronts et veut poursuivre sa conquête du Lebensraum –  » l’espace vital ».

Adolf Hitler exige que la Pologne restitue à l’Allemagne le corridor de Dantzig. Dantzig était une ancienne ville allemande.

Le 31 août 1939, l’Allemagne envoie un ultimatum à la Pologne pour qu’elle lui restitue Dantzig et son corridor.

La France et le Royaume-Uni poussent la Pologne, avec qui elles sont alliées, à refuser.

La Pologne n’envoie pas de représentant à Berlin pour accepter l’ultimatum.

Cette même journée du 31 août 1939, l’opération Himmler, appelée également incident de Gleiwitz – une opération commando nazie simulant une attaque polonaise d’un émetteur radio à Gleiwitz, en Allemagne – sert de prétexte pour déclencher la campagne de Pologne.

Déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

Le 1er septembre 1939 , l’armée allemande du chancelier du IIIe Reich Adolf Hitler envahit la Pologne, avec l’appui de la Slovaquie et de l’Union soviétique, sans déclaration de guerre préalable, en utilisant comme prétexte que l’armée polonaise a commis des provocations le long de la frontière germano-polonaise, ce qui déclenche, par le jeu des alliances, la déclaration de guerre de la France et du Royaume-Uni à l’Allemagne : c’est le début de la Seconde Guerre mondiale.

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