Seconde Guerre Mondiale : Personnages importants (1939 – 1945)

Seconde Guerre Mondiale : les personnages importants à retenir. Hitler ( chancelier allemand), Roosevelt et Truman ( présidents des États-Unis), le Général de Gaulle ( chef de la Résistance française), le Maréchal Pétain ( chef de l’État Français (Vichy)), Staline ( chef de l’URSS), Chamberlain et Winston Churchill ( premiers ministres anglais), Mussolini ( président du Conseil des ministres d’Italie), Hirohito ( empereur du Japon), etc., sont les principaux personnages de la guerre de 39-45 à connaitre.

Vous voulez savoir quelles sont les grandes figures de la Seconde Guerre Mondiale ?

Vous êtes en CM2, au collège ou passionné par l’histoire et vous voulez apprendre le rôle des personnalités marquantes de la deuxième guerre mondiale ?

Vous cherchez un bref résumé de l’histoire des personnages clés de l’histoire de la guerre de 39-45 ?

Lisez ce cours d’histoire gratuit en ligne du blog éducatif Apprendre 5 minutes pour apprendre rapidement et facilement le rôle des principaux personnages pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Seconde Guerre Mondiale : Personnages importants (1939 – 1945).
Seconde Guerre Mondiale : Personnages importants (1939 – 1945).

Sommaire

  • France – Personnages clés.
    • Le Général de Gaulle.
    • Le Maréchal Pétain.
    • Jean Moulin.
  • Allemagne – Personnages clés.
    • Hitler.
    • Göring.
    • Himmler.
  • Royaume-Uni – Personnages clés.
    • Chamberlain.
    • Churchill.
    • Montgomery.
  • États-Unis – Personnages clés.
    • Roosevelt.
    • Truman.
    • Eisenhower.
  • URSS – Personnage clé.
    • Staline.
  • Italie – Personnage clé.
    • Mussolini.
  • Japon – Personnage clé.
    • Hirohito.
  • A découvrir aussi.

France – Personnages clés.

Le général de Gaulle, le Maréchal Pétain et Jean Moulin ont joué un rôle déterminant pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Le Général de Gaulle.

Charles de Gaulle ( 22 novembre 1890 – 9 novembre 1970), appelé également le Général de Gaulle, est le chef de la France Libre pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Le 6 juin 1940, Charles de Gaulle entre au gouvernement le 6 juin 1940 comme sous-secrétaire d’État à la Défense nationale et à la Guerre dans le gouvernement de Paul Reynaud.

Opposé à l’armistice demandée par le maréchal Pétain, il gagne Londres et lance par radio un appel aux français à continuer la lutte contre l’Allemagne le 18 juin 1940. Un certain nombre de Français passent en Angleterre et en Afrique du Nord pour combattre contre les Allemands.

Chef de la France Libre, qui s’appellera plus tard la France combattante, il unifie la Résistance et prend la tête du GPRF (le Gouvernement Provisoire de la République Française) le 3 juin 1944, quelques jours avant le débarquement en Normandie.

Le Général de Gaulle parvient à imposer la présence de la France parmi les Alliés lors de la capitulation du IIIe Reich les 7 mai 1945 à Reims et le 8 mai 1945 à Berlin et la participation de la France à l’occupation de l’Allemagne.

Le Maréchal Pétain.

Philippe Pétain ( 24 avril 1856 – 23 juillet 1951) – le Maréchal Pétain – est le chef de l’État français, appelé également  » régime de Vichy », pendant l’occupation de la France par l’Allemagne lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Le 22 juin 1940, le gouvernement français du Maréchal Pétain signe l’armistice avec l’Allemagne.

Le 10 juillet 1940, il reçoit les pleins pouvoirs des parlementaires réunis à Vichy, en zone libre,  avec pour mission de rédiger une nouvelle Constitution.

Le Maréchal Pétain met fin à la IIIe République et devient chef de l’État français et instaure un régime autoritaire et antisémite, le régime de Vichy.

Philippe Pétain est le chef de l’État français qui collabore avec l’Allemagne nazie d’Adolf Hitler et qui aide les nazis à lutter contre la Résistance française et les armées alliées.

Jean Moulin.

Jean Moulin ( 20 juin 1899 – 8 juillet 1943) est le résistant français fondateur et président du Conseil National de la Résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale après avoir unifié les mouvements de résistance intérieure en France.

Préfet d’Eure-et-Loir à Chartres au début de la Seconde Guerre Mondiale, il refuse de collaborer, prend contact avec des mouvements de résistance de zone sud, puis rejoint le Général de Gaulle à Londres.

Le 25 octobre 1941, Jean Moulin rencontre le Général de Gaulle qui lui confie la mission d’unir les mouvements de Résistance de la zone sud et de créer l’Armée secrète unifiée.

En septembre 1942, Jean Moulin crée l’Armée secrète qui fusionne les groupes paramilitaires des trois principaux mouvements de la zone sud : Combat, Libération et Franc-Tireur.

Le 26 janvier 1943, Jean Moulin parvient à rassembler au sein du Mouvements Unis de résistance (MUR) les trois grands mouvements de résistance français.

  • Combat de Henri Frenay,
  • Libération-Sud d’Emmanuel d’Astier de la Vigerie.
  • Franc-Tireur de Jean-Pierre Levy.

Jean Moulin est chargé ensuite par le Général de Gaulle de créer le Conseil National de la Résistance (CNR) qui dirige et coordonne les mouvements de la Résistance intérieure française.

Le 14 février 1943, Jean Moulin retourne à Londres et  rend compte de sa mission au Général de Gaulle qui le décore de la croix de la Libération.

Le 20 mars 1943, le Comité National Français, instance de la France Libre – le régime de résistance extérieure fondé à Londres par le Général de Gaulle  et qui tient lieu de gouvernement en exil, nomme Jean Moulin représentant du Comité national français en métropole avec pour mission de créer une instance de coordination unique de la Résistance intérieure.

Jean Moulin réussit à unifier les groupes de résistants français, à intégrer les partis politiques et les syndicats et à leur donner une organisation.

Le 27 mai 1943, Jean Moulin préside la réunion inaugurale du Conseil National de la Résistance ( CNR) à Paris, dont il sera le premier président.

Le Conseil National de la Résistance regroupe les grandes organisations de la Résistance, les syndicats CGT et CFTC et des représentants de partis politiques.

Pour les Alliés, le Conseil National de la Résistance est à la fois l’unité des Forces résistantes françaises et une assemblée politique représentative.

Le Conseil National de la Résistance reconnaît le Général de Gaulle comme chef légitime du gouvernement provisoire français.

Le 21 juin 1943, Jean Moulin est arrêté à Caluire-et-Cuire, près de Lyon et torturé à Lyon par Klaus Barbie, lieutenant SS et chef de la Gestapo de la région Lyonnaise.

Le 8 juillet 1943, il meurt dans un train, pendant son transfert en Allemagne, sans avoir donné d’information.

Allemagne – Personnages clés.

Adolf Hitler, Hermann Göring et Heinrich Himmler ont joué un rôle déterminant pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Hitler.

Adolf Hitler ( 20 avril 1889 – 30 avril 1945) est le chancelier qui dirige l’Allemagne pendant la Seconde Guerre Mondiale après avoir détruit la démocratie allemande et transformé le pays en État totalitaire.

Adolf Hitler s’allie en 1939 à l’Italie de Mussolini grâce au Pacte d’Acier et à l’URSS de Staline grâce au pacte germano-soviétique de non-agression.

Hitler déclenche la Seconde Guerre mondiale afin de conquérir un  » espace vital » pour l’Allemagne en attaquant la Pologne le 1er septembre 1939.

L’armée allemande, la Wehrmacht, envahit l’Europe.

Le 27 septembre 1940, l’Italie, l’Allemagne et le Japon signent le Pacte Tripartite à Berlin. Le Pacte Tripartite est un pacte de défense et reconnait les zones d’influence de chaque signataire dans le monde.

Le 22 juin 1941, Adolf Hitler rompt le pacte Germano-soviétique et attaque l’Union Soviétique en lançant l’opération Barbarossa, afin de poursuivre sa politique expansionniste et détruire le bolchevisme.

Le 11 décembre 1941, la signature du Pacte Tripartite entrainera l’entrée en guerre de l’Allemagne et de l’Italie contre les États-Unis après la déclaration de guerre des États-Unis au Japon.

Hitler fait enfermer dans des camps de concentration nazis les prisonniers politiques, les juifs, les communistes et certaines minorités comme les tziganes et les homosexuels.

A partir de 1942, Adolf Hitler décrète la solution finale à la question juive avec Goering et Himmler pour éliminer physiquement les juifs d’Europe dans des camps d’extermination équipés de chambres à gaz.

Adolf Hitler se suicide le 30 avril 1945 dans son bunker de Berlin, juste avant la défaite du IIIe Reich allemand.

Göring.

Hermann Göring ( ) ou Goering en français, est un des plus importants chefs nazis allemands pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Le 26 avril 1933, Göring crée la Gestapo, la police secrète d’État, chargée de lutter contre les opposants au régime nazi puis contre les résistants dans les pays occupés par l’Allemagne et qui joua un rôle essentiel dans l’extermination des juifs d’Europe.

Responsable du « Plan de quatre ans », il prépare économiquement l’Allemagne à la guerre à partir de 1936.

Göring organise le pillage économique des pays occupés et le transfert forcé des travailleurs civils pour participer à l’effort de guerre allemand.

Ministre de l’Air et commandant en chef de la Luftwaffe, l’Armée de l’Air Allemande, il commet des erreurs stratégiques lors de la bataille d’Angleterre et de l’opération Barbarossa – l’opération Barbarossa, est le nom de code de l’invasion par le IIIe Reich de l’URSS pendant la Seconde Guerre mondiale – qui conduisent à la défaite de l’Allemagne. Il commence à perdre la confiance d’Hitler au profit d’Heinrich Himmler.

Grand amateur d’art, Göring pille les trésors artistiques des territoires occupés en Europe des musées et des personnes déportées dans les camps de concentration ou d’extermination. Göring joue un rôle essentiel dans la spoliation des biens juifs.

Himmler.

Heinrich Himmler ( 7 octobre 1900 – 23 mai 1945) est le Reichsführer-SS, le chef des SS,  la garde personnelle d’Hitler (Schutzstaffel : Section de Sécurité ou escadron de protection). La Schutzstaffel deviendra l’un des instruments nazis les plus meurtriers.

Himmler, nommé chef de la Gestapo à partir de 1934, organise la Nuit des longs couteaux qui permet à Hitler de faire assassiner des opposants au sein même du mouvement nazi et dirige la répression politique en Allemagne et en Europe.

Himmler est le principal responsable de la mise en œuvre de la solution finale du problème juif, la Shoah, c’est-à-dire l’extermination des juifs d’Europe.

Himmler organise, met en place et contrôle les camps de concentration et les camps d’extermination (les camps de la mort).

Royaume-Uni.

Arthur Neville Chamberlain, Winston Churchill et Montgomery ont joué un rôle déterminant pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Chamberlain.

Arthur Neville Chamberlain ( 18 mars 1869 – 9 novembre 1940) est le Premier ministre du Royaume-Uni au début de la Seconde Guerre Mondiale.

Arhur Neville Chamberlain met en œuvre une politique d’apaisement vis-à-vis de l’Allemagne d’Adolf Hitler avant le début de la Seconde Guerre Mondiale.

Après avoir succédé à Stanley Baldwin comme Premier ministre, le 28 mai 1937, Arthur Neville Chamberlain essaie d’éviter à tout prix la guerre en Europe en continuant la politique de non-intervention de son prédécesseur et en envisageant que l’Allemagne puisse récupérer une partie de son empire colonial perdu suite à sa défaite lors de la Première Guerre Mondiale.

Arthur Neville Chamberlain cherche à faire de l’Allemagne un partenaire du Royaume-Uni.

Le 30 septembre 1938, la politique d’accommodation de Chamberlain avec l’Allemagne trouve son apogée avec la signature des Accords de Munich par l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l’Italie, pensant avoir sauvé la paix de justesse, en abandonnant la région des Sudètes, en Tchécoslovaquie,  à l’Allemagne, suite à la crise des Sudètes, bien que celle-ci soit alliée à la France, au Royaume-Uni et à la Russie. Arthur Neville Chamberlain est considéré comme le sauveur de l’Europe par la plupart des anglais.

Touefois, Arthur Neville Chamberlain ordonne par précaution l’accélération du programme de réarmement britannique.

Mais le 15 mars 1939, l’Allemagne passe outre les accords de Munich et s’empare du reste de la Tchécoslovaquie.

Aussi Arthur Neville Chamberlain

  • Met fin à sa politique d’apaisement avec l’Allemagne.
  • Institue la conscription militaire en temps de paix pour la première fois de l’histoire britannique.
  • Construit des pactes défensifs avec plusieurs pays européens afin de dissuader Adolf Hitler d’entrer en guerre.

Le 31 mars 1939, le premier ministre du Royaume-Uni, Arthur Neville Chamberlain informe la Chambre des Communes des alliances franco-polonaise et anglo-polonaise. La France et le Royaume-Uni s’engagent à aider la Pologne contre toute action pouvant menacer son indépendance.

Le 1er septembre 1939, l’Allemagne envahit la Pologne.

Le 3 septembre 1939, le Royaume-Uni et la France, liés par leur alliance avec la Pologne déclarent la guerre à l’Allemagne.

Après l’échec d’une expédition britannique en Norvège en avril 1940, lors de la campagne de Norvège, Arthur Neville Chamberlain perd le soutien de nombreux conservateurs à la Chambre des communes.

Le 10 mai 1940, Arthur Neville Chamberlain démissionne de son poste de premier ministre, le jour de l’invasion allemande des Pays-Bas.

Churchill.

Winston Churchill (30 novembre 1874 – 24 janvier 1965) est le Premier ministre du Royaume-Uni pendant la Seconde Guerre Mondiale à partir de 1940, après la démission d’Arthur Neville Chamberlain.

Winston Churchill est le symbole de la résistance anglaise face au nazisme.

Winston Churchill critique la politique de concessions à l’Allemagne du premier ministre Arthur Neville Chamberlain et met son pays en garde contre le danger nazi. Il pense que la guerre avec l’Allemagne d’Hitler est inévitable.

Winston Churchill est favorable à une alliance avec l’URSS car il estime quelle est nécessaire pour lutter contre l’Allemagne.

Le 10 mai 1940, Winston Churchill est nommé Premier ministre du Royaume-Uni après la démission d’Arthur Neville Chamberlain.

Winston Churchill encourage les Britanniques à se battre contre l’Allemagne nazie et fait de l’Angleterre le lieu de la lutte contre le nazisme.

Alors que l’armée allemande, la Wehrmacht envahit l’Europe, l’Angleterre résiste.

Winston Churchill pense que le Royaume-Uni doit continuer à se battre contre le IIIe Reich, espérant que la situation changera et que les États-Unis entreront en guerre, comme lors de la Première Guerre Mondiale.

Entre juillet 1940 et mai 1941, les Allemands bombardent les villes du Royaume-Uni pendant la bataille d’Angleterre mais ne parviennent pas à envahir le pays.

Winston Churchill fait du Royaume-Uni le lieu et le symbole de la résistance au nazisme.

Winston Churchill accueille les résistants des pays européens occupés, dont le Général de Gaulle.

C’est du Royaume-Uni que sera lancé l’opération Overlord, c’est-à-dire la Bataille de Normandie qui permettra d’ouvrir un front allié en Europe de l’Ouest et de libérer Paris.

Winston Churchill autorise le Général de Gaulle à intervenir sur les ondes de la radio britannique, la BBC, pour s’adresser à la population française. Le 18 juin 1940, le Général de Gaulle lance un appel à la résistance et à la poursuite du combat.

Le 22 juin 1941, le chancelier allemand Adolf Hitler rompt le pacte Germano-soviétique et attaque l’Union Soviétique en lançant l’opération Barbarossa.

Le 7 décembre 1941, les États-Unis entrent en guerre suite à l’attaque de Pearl Harbor par le Japon.

En 1941, le Royaume-Uni doit affronter un nouvel adversaire, le Japon, qui veut s’emparer des positions britanniques en Extrême-Orient.

Winston Churchill va chercher à construire une grande alliance incluant l’Union soviétique et les États-Unis ainsi que le gouvernement de la France Libre du Général de Gaulle.

En 1942, Winston Churchill lance avec le président américain Franklin Delano Roosevelt la stratégie alliée « Germany first« , appelée également « Europe first » de bombardement des villes d’Europe, lors de la Conférence Arcadia, qui s’est tenue à Washington entre le 22 décembre 1941 et le 14 janvier 1942. L’objectif prioritaire est de vaincre l’Allemagne pour gagner la guerre.

Il aide l’URSS à lutter contre l’armée allemande en fournissant du matériel et des blindés, via les convois de l’Arctique; des convois maritimes dont les voyages s’effectuaient par l’Océan Arctique.

En 1944, Winston Churchill plaide auprès du président américain Franklin Delano Roosevelt pour que les États-Unis reconnaissent le gouvernement provisoire de la République française ( GPRF) du Général de Gaulle.

En 1945, Winston Churchill plaide auprès du président américain Franklin Delano Roosevelt et de Staline pour que la France obtienne une place au Conseil de sécurité des Nations unies et une zone d’occupation en Allemagne car il considère que le soutien d’une autre puissance coloniale européenne est un atout majeur pour le Conseil de sécurité des Nations unies qui a « la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationale » d’après la Charte des Nations Unies.

Winston Churchill représentera le Royaume-Uni aux grandes conférences interalliées, dont :

  • Conférence de Téhéran, du 28 novembre au 1er décembre 1943. Les « trois grands » : Staline ( URSS), Roosevelt ( États-Unis) et Churchill ( Royaume-Uni) décident d’organiser un débarquement en Normandie en 1944, le démembrement de l’Allemagne et le partage de l’Europe en zones d’influence et s’engagent à création une organisation des Nations Unies ( ONU) afin de résoudre pacifiquement les conflits.
  • Conférence de Yalta en Crimée du 4 au 11 février 1945. Roosevelt, Churchill et Staline décident le partage de l’Allemagne en quatre zones militaires d’occupation et que l’URSS entrera en guerre contre le Japon trois mois après la capitulation de l’Allemagne. Winston Churchill se méfie de la puissance soviétique et voudrait éviter une trop grande influence de l’URSS en Europe Centrale mais l’armée soviétique se trouve au cœur de l’Europe alors que les Alliés britanniques et américains n’ont pas encore franchi le Rhin.

Winston Churchill cède le pouvoir au travailliste Clément Attlee le 26 juillet 1945 pendant la conférence interalliée de Postdam, près de Berlin, après avoir perdu les élections législatives.

Montgomery.

Bernard Law Montgomery ( 17 novembre 1887 – 24 mars 1976) est le maréchal anglais qui contribua à la victoire des Alliés pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Le 3 novembre 1942, Bernard Law Montgomery, à la tête de la 8e Armée britannique et les Alliés remportent la bataille d’El-Alamein en Égypte, contre l’Afrika Korps du général allemand Erwin Rommel et l’Italie fasciste. C’est la première grande victoire des Alliés contre l’Allemagne nazie. Elle permettra aux Alliés de reconquérir l’Afrique du Nord.

En 1943, Bernard Law Montgomery commande l’armée britannique lors de la campagne d’Italie, afin de libérer les routes maritimes en Méditerranée. La campagne d’Italie se terminera par la reddition de l’Italie fasciste le 8 septembre 1943.

En décembre 1943, Bernard Law Montgomery retourne en Angleterre et prend le commandement du 21e groupe d’armées qui regroupe toutes les forces terrestres alliées qui participeront au débarquement de Normandie.

Après le débarquement en Normandie et la présence de plus en plus importante des forces américaines, le général Eisenhower prend le commandement des forces terrestres. Bernard Law Montgomery, nommé Maréchal, conserve le commandement du 21e groupe d’armées qui comprend désormais essentiellement les britanniques et les canadiens.

En mars-avril 1945, Bernard Law Montgomery dirige la conquête de la Ruhr et de l’Allemagne du Nord avec 21e groupe d’armées britannique.

Le 4 mai 1945, lors de convention de Lüneburg, Bernard Law Montgomery reçoit la capitulation officielle des forces allemandes du IIIe Reich du Danemark, des Pays-Bas et de Westphalie. Il s’agit du prélude à la capitulation du 8 mai 1945.

États-Unis – Personnages clés.

Franklin Delano Roosevelt, Truman et Dwight Eisenhower ont joué un rôle déterminant pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Roosevelt.

Franklin Delano Roosevelt ( 30 janvier 1882 – 12 avril 1945) est le président des États-Unis pendant la Seconde Guerre Mondiale, jusqu’à son décès, quelques mois avant la fin de la guerre de 30-45.

Président des États-Unis depuis le 4 mars 1933, Franklin Delano Roosevelt comprend le danger que représente la politique d’expansion des forces de l’Axe et va sortir son pays de sa politique d’isolationnisme et d’intervention minimale.

Bien qu’il ait signé le 31 août 1935 la loi sur la neutralité lors de la Seconde guerre italo-éthiopienne, Franklin Delano Roosevelt va chercher à intervenir.

En 1937, lorsque la guerre sino-japonaise éclate, l’opinion publique américaine, favorable à la Chine, va permettre à Franklin Delano Roosevelt d’aider la Chine.

Lorsque que débute la Seconde Guerre Mondiale le 3 septembre 1939, Franklin Delano Roosevelt va apporter son soutien aux pays alliés d’Europe en faisant lever l’embargo sur les armes.

En 1939, Franklin Delano Roosevelt est avertie par une lettre d’Albert Einstein – appelée lettre Einstein-Szilárd – écrite avec d’autres physiciens et datée du 2 août 1939, que l’Allemagne travaillerait à un projet de bombe nucléaire, grâce à la fission nucléaire.

Le 19 octobre 1939, Franklin Delano Roosevelt crée un Comité consultatif de l’uranium pour étudier les question soulevées par la lettre d’Einstein.

Le 7 décembre 1941, les Japonais, alliés des Allemands, attaquent les États-Unis à Pearl Harbor, dans les îles Hawaï où se trouve la plus grande base navale américaine dans l’océan Pacifique.

Le 8 décembre 1941 Franklin Delano Roosevelt déclare la guerre au Japon et lance les États-Unis dans la guerre aux côtés des Alliés.

En décembre 1942, Franklin Delano Roosevelt décide de produire la bombe nucléaire via le projet Manhattan. Le projet Manhattan, chargé de développer la bombe nucléaire, sera dirigé sur le plan scientifique par le physicien Robert Oppenheimer.

Franklin Delano Roosevelt participe à de nombreuses conférences interalliés au cours desquelles il a une influence décisive sur la mise au point de l’effort de guerre des Alliés.

Le 24 décembre 1943, il nomme le général américain Dwight Eisenhower commandant en chef des forces armées avec pour mission de diriger les forces terrestres, navales et aériennes alliées chargées de libérer l’Europe occidentale de l’occupation allemande.

Lors de la conférence de Dumbarton Oaks à Washington D.C., entre le 21 août et le 7 octobre 1944, Franklin Delano Roosevelt réussit à promouvoir l’ONU (Organisation des Nations Unies); réunion au cours de laquelle sera élaborée la première ébauche de la charte des Nations Unies.

Franklin Delano Roosevelt décède le 12 avril 1945 d’une hémorragie cérébrale. Le vice-président des États-Unis Harry Truman lui succède.

Truman.

Harry Truman ( 8 mai 1884 – 26 décembre 1972) est le président des États-Unis pendant la Seconde Guerre Mondiale à partir du 12 avril 1945, après le décès Franklin Delano Roosevelt et qui décida d’employer la bombe atomique contre le Japon.

Le 12 avril 1945, Harry Truman, vice-président, devient président des États-Unis après le décès de Franklin Delano Roosevelt.

Le 8 mi 1945, Harry Truman annonce la capitulation allemande le jour de son 61e anniversaire et la fin de la guerre en Europe.

Harry Truman participe à la conférence interalliée de Postdam ( du 17 juillet au 2 août 1945), en Allemagne, près de Berlin. Harry Truman, Winston Churchill puis Clément Attlee pour le Royaume-Uni et Staline pour l’URSS, pour débattre du sort des Forces de l’Axe et lancer un ultimatum à l’empire du Japon pour qu’il capitule sans condition.

Au cours de la conférence de Postdam, Harry Truman apprend que l’essai Trinity de la première arme nucléaire a réussi le 16 juillet 1945, dans le cadre du projet Manhattan et en informe Staline.

Le 26 juin 1945, les États-Unis signent la charte des Nations Unies lors de la Conférence de San Francisco en Californie, aux États-Unis, avec les pays qui avaient déclarés la guerre à l’Allemagne et au Japon. La charte des Nations Unies, signée par les 50 pays, a pour objectif d’améliorer les dispositions sur le maintien de la paix et la sécurité internationale. La charte des Unies est la « constitution » de l’Organisation des Nations Unies (ONU). En particulier, le statut de la Cour internationale de Justice (CIJ) fait partie de la Charte des Nations Unies.

Le 21 juillet 1945 le président des États-Unis Harry Truman approuve le largage de bombes atomiques sur le Japon. Le 25 juillet 1945, le général Thomas Handy transmet l’ordre d’utiliser la bombe atomique en août 1945.

Le 29 juillet 1949, le Premier ministre Kantarō Suzuki annonce l’intention du Japon d’ignorer l’ultimatum.

Le 6 août 1945, les États-Unis lancent la première bombe atomique – appelée « Little Boy » –  sur la ville Hiroshima, au Japon, à partir de l’avion bombardier B-29 « Enola Gay ». L’explosion fait plus de 100 000 morts. Le bombardement ne change pas l’attitude de l’empereur Hirohito et du gouvernement japonais.

Le 9 août 1945, les États-Unis lancent une deuxième bombe atomique sur le Japon – appelée « Fat Man » – à Nagasaki faisant plus de 60 000 morts.

La veille, le 8 août 1945, conformément à l’engagement pris à la conférence de Yalta, l’URSS était entré en guerre contre le Japon.

Le 2 septembre 1945, l’Empire du Japon capitule face aux États-Unis, dans la baie de Tokyo, sur le cuirassé américain USS Missouri, suite à l’invasion par l’URSS du Mandchoukouo – contrôlé par l’empire du Japon en Chine – et aux bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki. C’est la fin de la Guerre du Pacifique et la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Eisenhower.

Dwight Eisenhower ( 14 octobre 1890 – 28 mars 1969), « Ike », est le général de l’armée américaine qui dirige le débarquement en Normandie pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Le 8 juin 1942, Dwight Eisenhower devient le commandant en chef des forces américaines en Europe et supervise la préparation et la mise en œuvre des opérations en Europe et en Afrique du Nord.

Le 8 novembre 1942, Dwight Eisenhower commande le débarquement des Alliés en Afrique du Nord, au Maroc ( Casablanca et Oran) et en Algérie ( Alger), appelé Opération Torch.

L’opération Torch permet aux Alliés de débarquer sur le sol africain et de conserver une chance de gagner la Seconde Guerre Mondiale en ouvrant un second front en Afrique du Nord pour soulager l’Union soviétique qui risque d’être vaincue par l’Allemagne d’Hitler.

Le débarquement en Afrique du Nord est un tournant de la Seconde Guerre Mondiale sur le front de l’Ouest car il permettra les victoires alliées d’El-Alamein en Égypte le 23 octobre 1942 et, indirectement, de Stalingrad le 2 février 1943.

Dwight Eisenhower dirige la campagne de Tunisie qui débute le 17 novembre 1942 et se termine le 13 mai 1943 par la victoire des Alliés contre les forces allemandes de l’Afrika Korps du général Erwin Rommel et l’Italie.

En 1943, Dwight Eisenhower dirige le débarquement allié en Sicile et en Italie. La campagne d’Italie entrainera la reddition de l’Italie fasciste le 8 septembre 1943.

Lors de la conférence interalliée de Téhéran du 28 novembre au 1er décembre 1943. Les « trois grands » Roosevelt, Staline et Churchill décident d’organiser un débarquement en Normandie en 1944.

Le 6 décembre 1943, Dwight Eisenhower devient le commandant suprême des Forces expéditionnaires alliées.

Dwight Eisenhower organise le débarquement en Normandie le 6 juin 1944 des alliés sur le sol normand.

Dwight Eisenhower libère ainsi la France occupée par l’Allemagne, puis l’Europe de l’Ouest.

Le 7 mai 1945, l’état major de Dwight Eisenhower, reçoit la première capitulation allemande à Reims, c’est-à-dire la reddition sans condition aux hauts commandements suprêmes des forces alliées en Europe.

URSS – Personnage clé.

Staline a joué un rôle déterminant pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Staline.

Iossif Vissarionovitch Djougachvili, surnommé Staline ( 18 décembre 1878 – 5 mars 1953) – Staline signifie acier – est le secrétaire général du Parti communiste soviétique qui dirige l’URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques) pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Le 23 août 1939, Staline signe le Pacte germano-soviétique, appelé également Traité de non-agression entre l’Allemagne et l’Union Soviétique car

  • il s’inquiète du danger que représente l’Allemagne d’Hitler
  • il souhaite récupérer des territoires perdus suite à la Première Guerre Mondiale.

Le Pacte germano-soviétique contient des protocoles secrets sur le partage de pays du Nord et de l’Est de l’Europe entre IIIe  Reich et l’Union soviétique.

En septembre 1939, l’Allemagne et l’URSS se partagent la Pologne.

Staline poursuit une politique expansionniste et annexe les trois États baltes ( Estonie, Lettonie et Lituanie) et une partie de la Roumanie.

Mais le 22 juin 1941, l’Allemagne envahit l’Union soviétique, lors de l’opération Barbarossa. Hitler rompt le pacte germano-soviétique, attaque l’URSS et lance la « croisade contre le bolchevisme ».

Le conflit entre l’Allemagne nazie et l’Union soviétique fera environ 30 millions de morts, sera une guerre totale et idéologique entre le fascisme et le communisme.

L’Union soviétique de Staline rejoint alors le camp des Alliés.

Le 3 juillet 1941, Staline proclame l’union sacrée de la nation dans la Grande guerre patriotique, décide de ne pas quitter Moscou et galvanise les troupes.

L’armée japonaise ayant renoncé à attaquer l’Union soviétique après les victoires de l’URSS sur le Japon lors de batailles de frontières avant le début de la Seconde Guerre Mondiale, les troupes de Sibérie sont disponibles pour lutter contre l’Allemagne.

Le 6 décembre 1941, l’avancée de l’armée allemande, la Wehrmacht, est stoppée par l’Armée rouge lors de la Bataille de Moscou.

Le 2 février 1943, l’Union soviétique remporte la victoire lors de la bataille de Stalingrad contre l’Allemagne.

Lors de la Conférence de Téhéran, du 28 novembre au 1er décembre 1943, Staline obtient

  • La promesse des États-Unis d’un débarquement allié en France pour soulager l’armée soviétique
  • L‘URSS garde les territoires polonais obtenus lors du pacte germano-soviétique.

L’armée russe fait reculer l’armée allemande sur le front Est et s’avance en Europe centrale, jusqu’en Allemagne.

Lors de la conférence de Yalta en Crimée du 4 au 11 février 1945, Staline est position de force. L’armée rouge se trouve à une centaine de kilomètres de Berlin. Les accords prévoient

  • L’Union soviétique entrera en guerre contre le Japon, trois mois après la défaite de l’Allemagne. En échange, L’Union soviétique obtiendra en échange l’annexion des îles Kouriles et Sakhaline.
  • D’« anéantir le militarisme et le nazisme allemand ».
  • Le partage de l’Allemagne en zones occupées.

Le 7 mai 1945, l’état major de Dwight Eisenhower, reçoit la première capitulation allemande à Reims, quartier général des occidentaux mais Staline exige que la capitulation allemande soit réalisée en présence d’un représentant du Haut Commandement des forces de l’Union Soviétique et à Berlin, la capitale du IIIe Reich, occupée par l’armée soviétique. L’acte signé à Reims ne serait qu’un préliminaire à la cérémonie officielle.

Le 8 mai 1945, le général Joukov, représentant du commandement suprême des troupes soviétiques, reçoit, dans le mess des officiers de l’école du génie de Karlshorst, dans la banlieue de Berlin, au quartier général des forces soviétiques, la capitulation allemande, en présence des délégations britannique, américaine et française, à 23 h 1, heure d’Europe centrale – qui correspond au 9 mai 1 h 1, à l’heure de Moscou.

Après la capitulation du IIIe Reich, l’Union soviétique occupe Berlin et la partie orientale de l’Allemagne, l’Autriche et l’Europe centrale.

Staline met en place dans les pays libérés des gouvernements communistes sous son influence.

Lors de la conférence interalliée de Postdam du 17 juillet au 2 août 1945 qui a pour but de fixer le sort des pays de l’Axe, le président américain Harry Truman informe Staline que les États-Unis ont testé avec succès une nouvelle arme, la bombe atomique.

Le 8 août 1945, l’URSS entre en guerre contre le Japon, conformément à l’engagement pris à la conférence de Yalta et envahit la Mandchourie, sous protectorat japonais, puis pénètre en Corée et occupent plusieurs îles japonaises.

L’attaque soviétique est, avec les bombardement nucléaires américaines, l’une des raisons décisives de la capitulation de l’empire du Japon; le gouvernement japonais craignant que l’occupation du japon par l’Union soviétique mette fin au système impérial.

Staline est le grand vainqueur de la Seconde Guerre Mondiale avec les États-Unis. Il étend l’influence de l’Union soviétique sur l’Europe centrale et fait de l’URSS une des deux superpuissances qui vont dominer le monde avec les États-Unis.

Italie – Personnage clé.

Mussolini a joué un rôle déterminant pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Mussolini.

Benito Mussolini ( 29 juillet 1883 – 28 avril 1945), appelé également le « Duce» ( chef, guide), est le président du Conseil des ministres qui dirige l’Italie pendant la Seconde Guerre Mondiale après avoir fondé le fascisme et s’être allié à Hitler.

Benito Mussolini a pris le pouvoir en Italie par la force et mis en place une dictature fasciste et expansionniste.

Benito Mussolini veut recréer un Empire romain en Méditerranée et dans le Nord-Est de l’Afrique.

Après l’invasion de l’Éthiopie en 1935 condamnée par la Société des Nations ( SDN) mais reconnue par l’Allemagne, Benito Mussolini se rapproche de l’Allemagne.

Le 1er novembre 1936, Benito Mussolini annonce à Milan l’Axe Rome-Berlin.

Benito Mussolini devient l’allié du chancelier allemand Adolf Hitler.

Le 7 avril 1939, Benito Mussolini envahit l’Albanie qui devient un protectorat italien. L’Albanie permet à Mussolini de verrouiller la mer Adriatique et d’avoir un pied dans les Balkans.

Le 6 mai 1939, l’Italie signe le Pacte d’Acier à Berlin. Le pacte germano-italien est un pacte militaire offensif.

Le 10 juin 1940, l’Italie déclare la guerre à la France et à la Grande-Bretagne, contre la volonté d’une grande partie de son entourage, quelques jours avant l’armistice entre la France et l’Allemagne. Mussolini pense qu’Hitler remportera la guerre. Pour son entourage, le matériel militaire est inadapté et insuffisant.

Le 24 juin 1940, la France signe l’armistice avec l’Italie.

Le 9 septembre 1940, l’Italie de Mussolini envahit l’Égypte afin de s’emparer du canal de Suez, vital pour l’Afrique orientale italienne. L’offensive italienne en Égypte contre les britanniques, le Commonwealth et les forces françaises libres marque le début de la guerre du désert.

Le 27 septembre 1940, l’Italie signe le Pacte Tripartite avec l’Allemagne et et le Japon; le Pacte reconnaissant la domination de l’Italie dans la Méditerranée.

Le 28 octobre 1940, Benito Mussolini attaque la Grèce mais la Grèce résiste. Aidée par l’Allemagne, l’Italie remporte la victoire finale mais l’intervention de l’Allemagne va retarder l’opération Barbarossa en Russie.

En février 1941, Hitler envoie en Libye italienne le corps expéditionnaire allemand de l’Afrikakorps du général Erwin Rommel pour soutenir l’Italie suite à la contre-offensive britannique lors de la guerre du désert et accéder aux champs de pétrole du Moyen-Orient. Erwin Rommel repousse les troupes britanniques de la Libye jusqu’en Égypte.

Le 22 juin 1941, Hitler envahit l’Union soviétique. Benito Mussolini décide d’envoyer des troupes italiennes combattre en Russie, par solidarité avec l’Allemagne. Mais le manque de moyens mécaniques des troupes italiennes retarde le programme initial et causes de nombreuses défaites à l’Italie. Mussolini va perdre l’estime d’Adolf Hitler et de la population italienne.

Le 3 novembre 1942, l’armée britannique remporte la seconde bataille d’El-Alamein en Égypte contre l’Allemagne et l’Italie.

Le 13 mai 1943, les forces armées italiennes en Afrique capitulent à Tunis devant les Alliés. C’est la fin de la guerre en Afrique du Nord, ouvrant la voie au débarquement allié au Sud de l’Europe.

Le 5 juin 1943, les Alliés débarquent sur l’île italienne de Lampedusa entre l’île de Malte et la Tunisie.

Le 25 juillet 1943, Benito Mussolini est arrêté après avoir été mis en minorité lors de la réunion extraordinaire du Grand Conseil fasciste à cause des défaites militaires de Mussolini et du débarquement allié en Italie, lors de la campagne d’Italie. Le roi d’Italie Victor-Emmanuel III fait incarcérer Mussolini sur l’île de Ponza dans la mer Tyrrhénienne, en Italie centrale.

Le 8 septembre 1943, l’armée italienne capitule sans condition. L’armistice est rendue publique. Le roi d’Italie Victor-Emmanuel III fuit en territoire allié pour échapper aux allemands.

En réaction, l’armée allemande, la Wehrmacht, occupe Rome et l’Italie septentrionale et centrale.

La guerre civile éclate en Italie.

Le 12 septembre 1943, Benito Mussolini est libéré par les troupes parachutistes allemandes sur ordre d’Hitler, lors de l’opération Eiche, et amené en Allemagne et rencontre Hitler.

Le 23 septembre 1943, Benito Mussolini arrive en Italie et proclame la République sociale italienne à Salò, en Lombardie, dont il devient le chef de la république.

La République sociale italienne, appelée également République de Salò, est un état fantoche fasciste, en Italie du Nord et du Centre, en zone occupée par l’armée allemande et contrôlé par l’Allemagne.

La République sociale italienne de Mussolini applique

  • Une politique sociale anti-bourgeoise.
  • La Shoah, la « Solution finale », c’est-à-dire l’extermination systématique des Juifs, sur ordre de l’Allemagne nazie.

Le 6 avril 1945, les Alliés lancent l’offensive de printemps 1945 en Italie, appelée également opération Grapeshot.

Le 28 avril 1945, Benito Mussolini est exécuté par des résistants italiens, après avoir été arrêté alors qu’il fuyait vers la Suisse.

Japon – Personnage clé.

L’empereur du Japon Hirohito a joué un rôle déterminant pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Hirohito.

Hirohito ( 29 avril 1901 – 7 janvier 1989) ou Hiro-Hito, appelé également empereur Shōwa (paix éclairée), est l’empereur du Japon pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, pendant le règne d’Hirohito, l’empire du Japon

  • Attaque presque tous ses voisins asiatiques.
  • S’allie avec l’Allemagne nazie et l’Italie.
  • Lance une attaque surprise, sur la base navale américaine de Pearl Harbor.

Hirohito est, avec Hitler et Mussolini, un des trois grands dirigeants de l’Axe.

Empereur du Japon depuis le 25 décembre 1926, le règne d’Hirohito, jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, est marqué par l’influence de plus en plus importante de l’armée dans la politique de l’empire du Japon.

Les militaires accèdent au pouvoir en 1932 à cause

  • De la crise économique.
  • Du protectionnisme des occidentaux.
  • De la croissance démographique.

Le militarisme japonais est caractérisé par

  • l’ultranationaliste.
  • l’affirmation de la supériorité de la race japonaise.
  • la croyance en l’origine divine de l’empereur.

L’expansionnisme semble aux japonais le seul moyen de garantir leur autonomie.

Le 7 juillet 1937, le Japon déclenche la Guerre sino-japonaise (1937) afin de conquérir la Chine en profitant du conflit entre le gouvernement chinois et les communistes.

Mais, le 21 août 1937, le gouvernement chinois et le gouvernement de l’URSS signent un pacte de non-agression.

Le 16 septembre 1939, l’Empire du Japon perd la bataille de Khalkhin Gol en Mongolie contre l’Union soviétique.

Il décide de mettre en place une politique d’expansion vers les îles du Pacifique et l’Asie du Sud-Est et s’intéresse aux colonies du Royaume-Uni, de la France et des Pays-Bas.

Entre le 22 et le 26 septembre 1940, l’Empire du Japon envahit l’Indochine française, profitant de la défaite de la France en juin 1940.

Article détaillé : Causes de la Seconde Guerre Mondiale (1939 – 1945)

Le 27 septembre 1940, Hirohito s’allie avec l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste. Le Japon signe le Pacte tripartite avec l’Allemagne et l’Italie.

Le Pacte tripartite prévoit l’aide des autres signataires du pacte en cas d’attaque de l’un des signataires par un autre pays.

Les 3 pays signataires du Pacte tripartite poursuivent 2 buts.

  • Étendre et fonder des empires grâce aux conquêtes militaires.
  • Détruire ou neutraliser le communisme soviétique.

Les empires coloniaux britannique et français sont un enjeu important pour l’Axe. Le Japon en occupe les parties asiatiques.

L’empereur Hirohito autorise l’attaque de la base navale américaine à Pearl Harbor, en représailles de l’embargo pétrolier des États-Unis.

La destruction de la principale flotte américaine doit permettre au Japon de poursuivre sa politique expansionniste en Asie orientale en privant les États-Unis des moyens de s’y opposer militairement.

Le 7 décembre 1941, les japonais, alliés des allemands, attaquent la base militaire américaine de Pearl-Harbor,dans les îles Hawaï (océan Pacifique). C’est le début de la Guerre du Pacifique.

Les États-Unis entrent en guerre avec le Japon, l’Allemagne et l’Italie. La guerre devient mondiale.

Après avoir attaqué Pearl-Harbor, le Japon poursuit ses conquêtes militaires ( Hong Kong, les Philippines, les îles américaines de Guam et de Wake, Java, Singapour, la Malaisie, la Nouvelle-Guinée, etc.).

Le 5 juin 1942, la bataille de Midway, dans l’océan Pacifique Nord, met fin à la supériorité du Japon dans le Pacifique et le prive de sa principale force offensive.

Le 7 août 1942, commence la bataille de Guadalcanal dans l’océan Pacifique, aux îles Salomon, la première première offensive majeure des forces alliées contre l’Empire du Japon. Les Alliés remportent la victoire le 9 février 1943.

Les japonais vont connaitre une série de défaites (campagne des îles Mariannes, campagne des Philippines, etc.), malgré une résistance féroce car la production de guerre japonaise est beaucoup trop faible par rapport à celle des États-Unis.

Les îles japonaises sont de plus en plus fréquemment bombardées par l’aviation américaine.

Le 26 octobre 1944, la flotte américaine de l’US navy ( United States Navy) remporte la bataille du golfe de Leyte, dans les Philippines.

La flotte de combat japonaise est détruite malgré l’engagement des kamikazes du Corps spécial d’attaque japonais, des pilotes-suicide, qui se jettent avec leur avion chargé d’explosifs ou sur des bombes planantes, sur les navires américains.

La bataille du golfe de Leyte est considérée comme la plus grande bataille navale de tous les temps.

Après la défaite de Leyte, l’empereur Hirohito consulte les membres du gouvernement nippon pour faire le point sur la guerre.

Hirohito décide que la paix est essentielle mais que les forces armée japonaises doivent obtenir une victoire militaire importante pour être en meilleure position pour négocier.

Dans la nuit du 9 au 10 mars 1945, les bombardiers américains bombardent Tokyo, la capitale de l’empire du Japon avec des bombes incendiaires au napalm, faisant plus de 100 000 morts et détruisant plus de la moitié de la vieille ville de Tokyo.

Le bombardement de Tokyo est le bombardement le plus meurtrier de la Seconde Guerre Mondiale. Il a pour but de casser le moral des japonais.

Le 6 août 1945, les américains lancent une première bombe atomique sur Hiroshima.

Le 9 août 1945, les américains lancent une seconde bombe atomique sur Nagasaki. L’estimation des victimes va de 110 000 à 250 000 morts.

Le 15 août 1945, l’empereur Hirohito annonce la reddition du Japon lors d’une allocution radiophonique, après les bombardements atomiques d’Hiroshima et Nagasaki et l’entrée en guerre de l’URSS le 8 août 1945.

Le 2 septembre 1945, le Japon capitule, acceptant les termes adressés par ultimatum lors de la conférence de Postdam.

La seule condition émise par le Japon et acceptée par les États-Unis est le maintien de l’empereur Hirohito sur son trône.

Le Japon a perdu la guerre. C’est la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Le Japon perd ses territoires extérieurs (Corée, Formose) et ses conquêtes de la guerre, se voit imposer par les américains un régime démocratique. Les américains maintiennent leurs troupes sur le sol du Japon.

Après la défaite du Japon, Hirohito conserve son trône en renonçant à son statut de souverain divin et en acceptant un régime démocratique. Son maintien est considéré par les États-Unis comme nécessaire à la stabilité du Japon.

L’empereur Hirohito ne sera inculpé par le Tribunal de Kyoto, créé le 19 janvier 1946 et chargé de juger les grands criminels de guerre du Japon. Hirohito est présenté comme une autorité purement symbolique, sans pouvoir de décision.

A découvrir aussi.

Si cet article du blog éducatif  Apprendre 5 Minutes vous a plu, faites le connaitre autour de vous.

Seconde Guerre Mondiale : Personnages importants (1939 – 1945)

Abonnez-vous pour être informé des nouvelles parutions d’articles.

 

Seconde Guerre Mondiale : dates clés (1939 – 1945)

Seconde Guerre Mondiale : les dates à retenir.  1er septembre 1939, invasion de la Pologne par l’Allemagne. 9 avril 1940, Hitler envahit le Danemark et la Norvège. 18 juin 1940, Charles De Gaulle lance un appel à poursuivre le combat. 7 décembre 1941, le Japon attaque la base militaire américaine de Pearl-Harbor. 6 juin 1944, débarquement en Normandie des Alliés. 25 août 1944, Paris est libéré. 8 août 1945, le IIIe Reich allemand capitule. 2 septembre 1945, le Japon capitule.

Vous êtes en CM2, au collège  ou passionné par l’histoire et vous voulez apprendre les grandes dates de la guerre de 39 – 45, depuis l’invasion de la Pologne le 1er septembre 1939 jusqu’à la capitulation du Japon le 2 septembre 1945 ?

Lisez ce cours d’histoire gratuit en ligne du blog éducatif Apprendre 5 minutes pour apprendre rapidement et facilement les dates les plus importantes de l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale.

Sommaire

Définition de la Seconde Guerre Mondiale ?

La Seconde Guerre Mondiale – appelée aussi Guerre de 39-45 ou Deuxième Guerre mondiale – est la guerre totale et mondiale la plus meurtrière de l’Histoire du Monde avec plus de 60 millions de morts et qui opposa du 1er septembre 1939 au 2 septembre 1945 les Alliés, dont la France et l’Axe, dont l’Allemagne et qui fut gagnée par les Alliés.

Commencée en 1939 en Europe, après l’invasion de la Pologne par l’Allemagne, le conflit s’étend en 1941 à l’URSS et aux États-Unis et touche tous les continents.

La Seconde Guerre Mondiale prend fin en 1945 avec la capitulation de l’Allemagne et du Japon, après que les États-Unis aient largué des bombes atomiques sur les villes de Hiroshima et de Nagasaki.

Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Les Grandes Dates de la Seconde Guerre Mondiale (1939 - 1945)
Les Grandes Dates de la Seconde Guerre Mondiale (1939 – 1945)

1939 – 1941 : Succès des forces de l’Axe.

Résumé.

Hormis la guerre menée en Chine par le Japon depuis 1937, un des conflits régionaux liés à la Seconde Guerre Mondiale, la Deuxième Guerre mondiale demeure limitée à l’Europe au début de la guerre, avant de s’étendre à partir de 1941 au monde entier.

Cette première phase de la Seconde Guerre Mondiale donne la priorité à la stratégie.

  • Effet de surprise.
  • Utilisation de moyens militaires classiques.
  • Opérations terrestres et maritimes essentiellement.

Les forces de l’Axe appliquent la stratégie de la guerre-éclair et remportent de nombreuses victoires.

  • Pologne.
  • Norvège.
  • France.
  • Balkans.
  • Russie.
  • Sud-Est asiatique.
  • Pacifique.

La guerre-éclair – appelée Blitzkrieg en allemand – est la tactique offensive militaire ayant pour but de remporter une victoire décisive et rapide reposant sur la puissance des forces mécanisées, terrestres (blindés) et aériennes.

Les Grandes Dates à connaître.

  • 1er Septembre 1939 : L’Allemagne nazie d’Hitler envahit la Pologne. C’est le début de la Seconde Guerre Mondiale.
  • 3 Septembre 1939 : La France et le Royaume-Uni déclarent le guerre à l’Allemagne.
  • 9 avril 1940 : Hitler envahit le Danemark et la Norvège.
  • 10 mai 1940 : L’Allemagne envahit les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg puis la France, en contournant la ligne Maginot.
  • 10 juin 1940 : l’Italie déclare la guerre à la France et à la Grande Bretagne.
  • 14 juin 1940 : Les allemands entrent dans Paris.
  • 18 juin 1940 : Le général de Gaulle lance un appel à la résistance à la BBC.
  • 22 juin 1940 : l’armistice est signée à Rethondes  entre le IIIe Reich et le gouvernement français.
  • 10 juillet 1940 : Le maréchal Pétain obtient les pleins pouvoirs.
  • 7 septembre 1940 : Bombardement de Londres par l’aviation allemande.
  • 11 novembre 1940 : Manifestation contre l’armistice sur la place de l’Étoile. Elle est considérée comme l’un des premiers actes publics de la résistance intérieure française.
  • 6 avril 1941 : L’Allemagne envahit la Grèce et la Yougoslavie.
  • 22 juin 1941 : L’Allemagne envahit l’Union soviétique. Hitler rompt le pacte germano-soviétique.
  • 30 novembre 1941 : 25 000 juifs sont fusillés dans la forêt de Rumbula près de Riga en Lettonie.
  • 7 décembre 1941 : Les japonais, alliés des allemands attaquent la base militaire américaine de Pearl-Harbor. Les États-Unis entrent en guerre avec le Japon, l’Allemagne et l’Italie. La guerre devient mondiale.

1942 : Tournant de la guerre.

Résumé.

L’année 1942 est considérée comme le tournant de la Seconde Guerre Mondiale, l’année qui marque un coup d’arrêt aux victoires et à l’expansion des forces de l’Axe.

A partir du milieu de l’année 1942, les Alliés vont remporter leurs premières grandes victoires contre les forces de l’Axe.

Le premier ministre anglais Winston Churchill  résume l’importance de l’année 1942 suite aux premières victoires d’importance des Alliés en deux citations.

Après à la victoire des Alliés lors de la bataille d’El-Alamein en Égypte contre l’Allemagne et l’Italie.

Les Allemands ont vu se retourner contre eux le même volume de feu et d’acier qu’ils ont si souvent infligé aux autres. Que cela ne soit ni la fin, ni même le commencement de la fin, d’accord mais n’est-ce pas la fin du commencement ?

Citation de Winston Churchill, lors du discours du 10 Novembre 1942 à Londres.

Avant El-Alamein, nous n’avons jamais eu de victoire, après El-Alamein, nous n’avons jamais eu de défaite !

Citation de Winston Churchill, dans ses Mémoires de guerre.

Les Grandes Dates à connaître.

  • 1er janvier 1942 : déclaration des Nations Unies à Washington. Les 26 nations Alliées, en lutte contre les puissances de l’Axe s’engagent à poursuivre ensemble la guerre et à ne pas signer de paix séparée.
  • 20 janvier 1942 : Conférence de Wannsee à Berlin. Le IIIe Reich organise la « solution finale de la question juive », la Shoah, c’est-à-dire l’extermination systématique des Juifs par l’Allemagne nazie, considérés comme des ennemis irréductibles et une race inférieure.
  • 5 juin 1942 : la bataille de Midway, dans l’océan Pacifique Nord, met fin à la supériorité du Japon dans le Pacifique et le prive de sa principale force offensive.
  • 17 juillet 1942 : Hitler tente d’envahir la Russie jusqu’aux portes de Stalingrad mais l’Union soviétique remportera la victoire le 2 février 1943.
  • 7 août 1942 : Bataille de Guadalcanal dans l’océan Pacifique, aux îles Salomon, remportée par les Alliés. La campagne de Guadalcanal est la première première offensive majeure des forces alliées contre l’Empire du Japon. Guadalcanal marque le passage à une stratégie offensive des Alliés dans le Pacifique.
  • 23 octobre 1942 : début de la bataille d’El-Alamein en Égypte, qui sera remportée le 3 novembre 1942 par les Alliés.

1943 – 1945 : Victoire des Alliés.

Résumé.

La dernière phase de la Seconde Guerre Mondiale est une guerre d’usure.

Elle donne la priorité à

  • La technique.
  • La puissance industrielle.
  • La ténacité.
  • Le nombre.

Elle voient l’emploi

  • opérations amphibies de grande ampleur.
  • armes nouvelles et destructives.
    • Bazooka (lance-roquettes).
    • Bombe volante v1 (premier missile de croisière de l’histoire).
    • Fusée v2 (missile balistique).
    • Bombe atomique.

Une opération amphibie est une opération militaire consistant à transporter par mer à bord de navires de débarquement des troupes afin de réaliser une invasion terrestre sur le sol ennemi.

Les forces de l’Axe refluent partout.

  • Reflux de l’Allemagne de l’URSS, de l’Italie et de la France.
  • Invasion de l’Allemagne.
  • Reconquête du Pacifique par les Alliés.
  • Capitulation du IIIe Reich allemand  et de l’Empire du Japon.

Les Alliés remportent la guerre.

Les Grandes Dates à connaître.

  • 2 février 1943 : L’Allemagne capitule lors de la bataille de Stalingrad,  contre l’Union soviétique. L’armée allemande n’est plus invincible.
  • 27 mai 1943 : Jean Moulin fonde le Conseil National de la Résistance. (CNR) et dirigera la Résistance intérieure française.
  • 25 juillet 1943 : Mussolini est renversé. Le roi d’Italie Victor-Emmanuel III annonce à Mussolini qu’il doit quitter le pouvoir. Le 26 juillet 1943, Mussolini est arrêté. Mussolini sera toutefois délivré par les troupes parachutistes allemandes le 12 septembre 1943.
  • 5 octobre 1943 : Libération de la Corse. C’est le premier acte de libération de la France métropolitaine.
  • 28 novembre 1943 : Conférence de Téhéran. Les « trois grands » : Staline, Roosevelt et Churchill adoptent le principe d’un démembrement de l’Allemagne et discutent sur la future organisation des Nations Unies. Churchill et Roosevelt donnent des assurances à Staline de l’ouverture d’un deuxième front à l’Ouest au printemps 1944 (ce sera le Débarquement en Normandie). Staline expose ses revendications sur l’Extrême-Orient ((sud de Sakhaline, îles Kouriles) afin que l’Union soviétique accède à une mer libre de glaces.
  • 6 juin 1944 : Débarquement de Normandie, appelé également D-Day ou Jour J. Les alliés, principalement anglo-américains et canadiens, débarquent en Normandie lors de l’opération militaire amphibie alliée opération Neptune, conduite le général en chef Dwight David Eisenhower. L’objectif est de pénétrer le territoire français et de libérer la France de l’occupation allemande.
  • 15 août 1944 : Débarquement en Provence des Alliés, appelé également opération Anvil Dragoon, afin d’ouvrir un second front en France, après celui de Normandie, et de poursuivre la libération des territoires occupés.
  • 25 août 1944 : Libération de Paris, mettant fin à quatre année d’occupation de la capitale de la France. Le 26 août 1944, le Général de Gaulle descend les Champs-Élysées.
  • 26 octobre 1944 : Bataille du Golfe de Leyte, au large des Philippines, remportée par les États-Unis et l’Australie. C’est la plus grande bataille navale de l’histoire. La flotte de l’Empire du Japon est détruite, bien que le Japon ait fait appel pour la première fois aux avions-suicides des kamikazes.
  • 25 janvier 1945 : Bataille des Ardennes remportée par les Alliés. Elle va accélérer la chute du IIIe Reich en épuisant les meilleures unités allemandes et en facilitant l’offensive soviétique sur le front de l’Est.
  • 4 février 1945 : Conférence de Yalta. Roosevelt, Churchill et Staline décident le partage de l’Allemagne en quatre zones militaires d’occupation et que l’URSS entrera en guerre contre le Japon trois mois après la capitulation de l’Allemagne.
  • 30 avril 1945 : suicide d’Hitler dans son bunker de Berlin. Le 16 avril 1945, l’Union soviétique lance la bataille de Berlin. Les forces soviétiques font la jonction avec les troupes américaines le 25 avril 1945 sur l’Elbe à Torgau. Hitler est conscient de la fin de l’aventure. Mussolini a été abattu deux jours plus tôt par les partisans italiens, le 28 avril 1945. Adolf Hitler se suicide le 30 avril 1945.
  • 8 mai 1945 : N’ayant plus de chef, les allemands capitulent sans conditions à Berlin. C’est la fin de la Seconde Guerre Mondiale en Europe.
  • 6 août 1945 : Bombe atomique A lancée sur Hiroshima, au Japon par les États-Unis, faisant plus de 100 000 morts.
  • 8 août 1945 : l’URSS déclare la guerre au Japon et envahit la Mandchourie le lendemain.
  • 9 août 1945 : Les américains lancent une deuxième bombe atomique à Nagasaki faisant plus de 60 000 morts.
  • 2 septembre 1945 : L’Empire du Japon capitule face aux États-Unis, dans la baie de Tokyo, sur le cuirassé américain USS Missouri, suite à la déclaration de guerre de l’URSS et aux bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki. C’est la fin de la Guerre du Pacifique et la fin de la Seconde Guerre Mondiale.
  • 24 octobre 1945 : création de l’ONU, l’Organisation des Nations Unis, avec pour objectifs le maintien de la paix et la sécurité internationale. La Charte des Nations Unies est adoptée le 26 juin 1945 à la conférence de San Francisco, en Californie, aux États-Unis,
  • 20 novembre 1945 : début du Procès de Nuremberg. Les principaux dirigeants du IIIe Reich sont jugés pour pour de nombreux crimes par un tribunal international.

A découvrir aussi.

Si cet article du blog éducatif  Apprendre 5 Minutes vous a plu, faites le connaitre autour de vous.

Seconde Guerre Mondiale : dates clés (1939 – 1945)

Abonnez-vous pour être informé des nouvelles parutions d’articles.

Causes de la Seconde Guerre Mondiale (1939 – 1945)

Vous cherchez un résumé pour comprendre les causes de la Seconde Guerre Mondiale et connaître les événements qui ont conduit au déclenchement de la Guerre de 39-45 ?

Les principales causes de la Seconde Guerre mondiale sont le diktat imposé par le Traité de Versailles de 1919, la crise économique de 1929, l’expansionnisme de l’Allemagne et des pays de l’Axe, la faiblesse de la Société des Nations (SDN), incapable d’éviter une nouvelle guerre mondiale.

La Première Guerre Mondiale devait être la dernière et pourtant, 20 ans après le traité de paix de Versailles, la Deuxième Guerre Mondiale éclate en 1939.

Hitler va profiter de l’humiliation ressentie par l’Allemagne devant le diktat de Versailles et de la crise économique qui ruina le pays pour prendre le pouvoir et conquérir l’Europe.

Vous êtes en CM2, au collège ou passionné par l’histoire et vous voulez apprendre les causes de la Guerre de 39-45 qui dépassa en horreur la Guerre de 14-18 ?

Vous voulez connaître les événements qui ont conduit à la deuxième guerre mondiale ?

Vous voulez savoir pourquoi la Seconde Guerre Mondiale éclate en 1939 ?

Lisez ce cours d’histoire gratuit en ligne du blog éducatif Apprendre 5 minutes pour apprendre et retenir rapidement et facilement les causes de la Seconde Guerre Mondiale et les événements à l’origine de la Guerre de 39-45 en Europe et dans le monde.

Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Les Causes de la Seconde Guerre Mondiale (1939 - 1945).
Les Causes de la Seconde Guerre Mondiale (1939 – 1945).

Sommaire

  • Qu’est-ce que la Seconde Guerre Mondiale ?
  • Quelles sont les causes de la Seconde Guerre Mondiale ?
    • Le redécoupage de l’Europe après la Première Guerre Mondiale.
    • La crise économique de 1929.
    • La peur du désordre.
    • La montée du totalitarisme.
    • La volonté expansionniste et hégémonique de l’axe Rome-Berlin-Tokyo.
    • La faiblesse de la Société des Nations (SDN).
  • Le déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale.
    • 13 janvier 1935, référendum sur le statut de la Sarre : la Sarre redevient allemande.
    • 3 octobre 1935, Seconde Guerre Italo-éthiopienne : conquête de l’Éthiopie par l’Italie.
    • 7 mars 1936, remilitarisation de la Rhénanie : l’Allemagne réoccupe la Rhénanie.
    • 17 juillet 1936, guerre d’Espagne : le prélude de la Seconde Guerre Mondiale.
    • 7 juillet 1937, Seconde Guerre Sino-japonaise : conquête de la Chine de l’Est par le Japon.
    • 12 mars 1938, Anschluss : Annexion de l’Autriche par l’Allemagne.
    • 30 septembre 1938, les accords de Munich : Annexion de la partie allemande de la Tchécoslovaquie par l’Allemagne.
    • 31 mars 1939, Alliance entre la France, le Royaume-Uni et la Pologne.
    • 7 avril 1939, Invasion de l’Albanie : Annexion de l’Albanie par l’Italie.
    • 23 août 1939, Pacte Germano-soviétique : Partage de l’Europe Orientale entre l’Allemagne et l’URSS.
    • 1er septembre 1939, Invasion de la Pologne par l’Allemagne : début de la Seconde Guerre Mondiale.
  • A découvrir aussi.

Qu’est-ce que la Seconde Guerre Mondiale ?

La Seconde Guerre Mondiale – appelée aussi Guerre de 39-45 ou Deuxième Guerre mondiale – est la guerre totale et mondiale la plus meurtrière de l’Histoire du Monde avec plus de 60 millions de morts et qui opposa du 1er septembre 1939 au 2 septembre 1945 les Alliés, dont la France et l’Axe, dont l’Allemagne et qui fut gagnée par les Alliés.

Commencée en 1939 en Europe, après l’invasion de la Pologne par l’Allemagne, le conflit s’étend en 1941 à l’URSS et aux États-Unis et touche tous les continents.

La Seconde Guerre Mondiale prend fin en 1945 avec la capitulation de l’Allemagne et du Japon, après que les États-Unis aient largué des bombes atomiques sur les villes de Hiroshima et de Nagasaki.

Quelles sont les causes de la Seconde Guerre Mondiale ?

En 1919, après la Première Guerre Mondiale, l’Europe est ruinée. Pendant les 4 années de la Guerre de 14-18, pendant que les hommes combattent au front dans les tranchées, les femmes et les enfants font fonctionner les usines et travaillent aux champs. La guerre est totale.

A la fin de cette guerre totale, les peuples aspirent à la paix. Ils souhaitent que cette guerre soit la dernière : la  » der des ders ».

Mais les dirigeants des pays Alliés, vainqueurs de la 1ère Guerre Mondiale, imposent des conditions telles, lors du Traité de paix de Versailles du 28 juin 1919, qu’elles vont entrainer les pays déçus vers une nouvelle guerre mondiale.

Le redécoupage de l’Europe après la Première Guerre Mondiale.

Le 3 mars 1918, la Russie bolchevique et les Empires Centraux signent le Traité de Brest-Litovsk après que les Empires Centraux – Allemagne, Autriche-Hongrie et Empire Ottoman – aient avancé à l’intérieur de la Russie. La Russie perd une partie de son territoire.

Le 28 juin 1919, lors du Traité de paix de Versailles, les Alliés, vainqueurs de la Première Guerre Mondiale, vont redécouper la carte de l’Europe en démantelant les Empires Centraux, vaincus lors de la Guerre de 14-18.

Deux pays, en particulier – l’Allemagne et l’Italie – vont très mal ressentir la signature du Traité de Versailles de 1919.

L’Allemagne.

  • Perd 15% de son territoire et son empire colonial. En particulier, la France récupère l’Alsace et la Lorraine qu’elle avait perdu en 1871.
  • Voit sa puissance militaire limitée.
  • Doit payer des indemnités considérables à la France et à la Belgique.
  • Perd la propriété de ses brevets.

L’opinion publique allemande considèrera le Traité de Versailles comme un diktat, c’est-à-dire comme un traité humiliant imposé par la force et sans condition par les Alliés.

Les allemands considèrent que la classe politique est à l’origine de la défaite de 1918. Cette rancœur poussera l’armée allemande à rejoindre Hitler lors de son accession au pouvoir.

L’Italie.

Bien que faisant parti des pays Alliés, vainqueurs de la Première Guerre Mondiale, l’Italie considère sa  » victoire mutilée ».

Les Alliés n’ont pas respecté les promesses du Pacte de Londres envers l’Italie.

L’Italie ne reçoit pas certains territoires prévus par le Pacte de Londres comme l’Istrie et la Dalmatie.

La crise économique de 1929.

En 1929, la crise économique – appelée Grande Dépression ou Crise Économique des années 1930  – éclate et durera jusqu’à la Deuxième Guerre Mondiale.

La Guerre de 14-18 a ruiné les pays de l’Europe. Il fallut de nombreuses années pour que les pays européens redressent leur économie.

Les États-Unis, au contraire, se sont enrichis en vendant des armes, de la nourriture et en prêtant de l’argent aux pays Alliés de la 1ère Guerre Mondiale.

Mais la spéculation boursière est trop forte. Les milieux financiers s’en rendent compte et paniquent.

Le 24 octobre 1929, le krach boursier – appelé  » Jeudi noir » – entraine l’effondrement des actions à la Bourse de New York.

La longueur et l’ampleur de la crise économique vont entrainer la ruine, la faillite et la fermeture de nombreuses banques et entreprises. Des millions de personnes se retrouvent au chômage et dans la misère.

Le Japon et l’Allemagne sont durement touchés.

La peur du désordre.

Dans de nombreux pays d’Europe, les ouvriers qui souffrent de la misère après la Première Guerre Mondiale, veulent suivre l’exemple de la Russie bolchevique et se révoltent.

Le 9 novembre 1918, l’empereur allemand Guillaume II abdique suite à la Révolution ouvrière de Novembre. La République allemande – appelée République de Weimar – est proclamée.

Le 21 mars 1919, la République des conseils de Hongrie, d’inspiration communiste, est proclamée, suite à la Révolution Hongroise de 1919.

L’Autriche, l’Italie et d’autres pays européens connaissent également des troubles importants.

Face à ces troubles, des pays comme l’Italie et l’Allemagne, veulent rétablir l’ordre.

En Italie, Mussolini fonde le parti nationaliste fasciste – nationaliste, autoritaire, anti-socialiste et antisyndical – dont les militants font régner la terreur contre les ouvriers et les paysans.

L’Allemagne se tourne vers le parti Nazi – parti national-socialiste – qui lui promet de sortir de la crise et de rétablir l’ordre.

La montée du totalitarisme.

La période de l’entre-deux guerres va être marquée par la montée des idéologies nationalistes et totalitaires de droite (fascisme, nazisme) et de gauche (communisme).

Suite à la Première Guerre Mondiale, la chute des Empires Centraux (Allemagne, Autriche-Hongrie, Empire ottoman), le renversement du tsar de Russie Nicolas II par les bolcheviks (communistes) et la crise économique vont favoriser l’arrivée au pouvoir des régimes totalitaires en Allemagne, en Italie et au Japon.

L’Italie de Mussolini.

Le Traité de paix de Versailles du 28 juin 1919 n’a pas apporté à l’Italie tous les territoires promis.

Profitant

  • du mécontentement des italiens suite à leur  » victoire mutilée »,
  • de la crise économique et sociale,
  • de la peur d’une révolution bolchevique italienne,
  • de l’instabilité gouvernementale,

Benito Mussolini crée le Parti National Fasciste en 1921 – en italien, le Partito Nazionale Fascista : PNF – et le présente comme l’unique force politique de l’Italie.

Le 31 octobre 1922, Mussolini devient Président du Conseil des ministres du Royaume d’Italie et obtient les pleins pouvoirs en matière économique et administrative afin de rétablir l’ordre.

La dictature fasciste et expansionniste se met en place.

  • Régime totalitaire : l’État prime. L’individu ne compte pas. Les opposants sont exilés ou assassinés.
  • Anticommuniste.
  • Impérialisme : Mussolini veut restaurer l’Empire romain.
  • Culte du chef. Mussolini se proclame le  » Duce », c’est-à-dire le chef, le guide.
  • Encadrement de la population : police politique omniprésente, embrigadement, propagande.

L’idéologie fasciste se résume en une phrase de Benito Mussolini.

Tout par l’État, rien hors de l’État, rien contre l’État !

Citation de Benito Mussolini – 1927.

Le 3 octobre 1935, l’Italie envahit l’Éthiopie.

Le 1er novembre 1936, l’Italie signe des accords de coopération avec l’Allemagne. C’est la naissance de l’Axe Rome-Berlin.

Le 7 avril 1939, l’Italie envahit l’Albanie.

Le 22 mai 1939, l’Italie et l’Allemagne signent le Pacte d’Acier à Berlin. Le Pacte d’Acier est une alliance militaire automatique et offensive.

L’Allemagne d’Hitler.

L’Allemagne a perdu la Première Guerre Mondiale.

Les Alliés imposent à l’Allemagne un paix humiliante lors du Traité de Versailles de 1919.

Devant payer une somme énorme pour rembourser les dommages causés lors de la Première Guerre Mondiale, l’Allemagne est entrainée dans la crise économique et dans une inflation galopante en 1922 – 1923.

À cause de

  • la crise économique de 1929 et des 6 millions de chômeurs qu’elle entraina,
  • des échecs de la République de Weimar qui a succédé à la monarchie,
  • du nationalisme engendré par le Traité de Versailles,

les allemands recherchent l’ordre pour réduire le chômage et restaurer la grandeur de l’Allemagne.

Adolf Hitler, qui veut reconquérir les territoires perdus et construire une grande Allemagne, profite de cette situation et accède au pouvoir avec son parti, le NSDAP – en allemand, Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei :  NSDAP – appelé également  » parti nazi ».

Hitler constitue une formation paramilitaire – appelée SA (SturmAbteilung : Sections d’Assaut) ou « Chemises brunes » – pour lutter contre les adversaires du parti nazi.

Hitler s’entoure également d’une garde personnelle – appelée SS (Schutzstaffel : Section de Sécurité ou escadron de protection) – dont les effectifs vont croître et les missions évoluer. La Schutzstaffel deviendra l’un des instruments nazis les plus meurtriers.

Les adversaires politiques du parti nazi ne parviennent pas à s’unir.

Le 13 mars 1932, Adolf Hitler obtient 30% au premier tour de l’élection présidentielle allemande mais est battu au second tour par le président sortant Paul Von Hindenburg.

Toutefois, aux élections législatives du 31 juillet 1932, le NSDAP arrive en tête avec plus de 37% des voix.

Hitler fait l’unité d’un vaste électorat.

  • Crainte du chômage par les classes moyennes. La situation économique et sociale s’est dégradée.
  • Vote protestataire des campagnes, éprouvées par la crise et exploités par les Junkers – les junkers sont des nobles, propriétaires terriens.
  • Soutien des femmes, des protestants, des étudiants.
  • Alliance avec la droite nationaliste.
  • Opposition des communistes contre les socialistes. Les communistes refusent de s’allier aux socialistes contre le NSDAP d’Hitler.
  • Hitler se présente comme un démocrate et un modéré.
  • Discours plus traditionaliste.

Le 30 janvier 1933, Adolf Hitler est nommé légalement Chancelier du Reich – chef du gouvernement du Reich allemand – par le président du Reich Paul Von Hindenburg; un gouvernement conservateur dans lequel se trouvent deux nazis :

  • Wilhem Frick est nommé ministre de l’intérieur.
  • Hermann Göring – ministre de l’intérieur pour la Prusse – est nommé ministre sans portefeuille.

Hitler a le soutien

  • Une partie du patronat,
  • Le parti national du peuple allemand (DNVP); parti conservateur de droite.
  • Franz von Papen, l’ancien chancelier du Zentrum – le Zentrum est un parti catholique – et nommé vice-chancelier dans le gouvernement d’Adolf Hitler. Franz von Papen espérait faire d’Hitler une marionnette et le faire renvoyer du gouvernement pour reprendre le pouvoir.

Le 27 février 1933, l’incendie criminel du Reichtag, siège du parlement allemand à Berlin, sert de prétexte à Hitler pour suspendre les libertés individuelles et pour éliminer les opposants politiques, en particulier les députés communistes.

C’est un signe de Dieu, Herr Vice-Chancelier ! Si ce feu, comme je le crois, est l’œuvre des communistes, nous devons écraser cette peste meurtrière d’une main de fer !

Citation d’Adolf Hitler au vice-chancelier Franz von Papen – 28 février 1933.

C’est la fin de la démocratie en Allemagne.

Le 5 mars 1933, le NSDAP remporte les élections législatives allemandes avec 43,9% des voix. Hitler atteint son but. Adolf Hitler arrive au pouvoir légalement.

Le 20 mars 1933, Hitler proclame l’avènement du IIIe Reich.

Le 23 mars, Hitler obtient les pleins pouvoirs après le vote des députés allemands du Reichstag.

Le 2 août 1934, à la mort du président du Reich Paul Von Hindenburg, Hitler devient président et chancelier (Hitler devient « Führer und Reichskanzler ») du IIIe Reich.
Le plébiscite du 19 août 1934 donne définitivement à Hitler les pleins pouvoirs, après l’adhésion du peuple allemand.

L’idéologie nazie est caractérisée par

  • Rejet de la démocratie parlementaire et du communisme soviétique.
  • Racisme fanatique : supériorité de la race allemande (les Aryens). Au bas de la hiérarchie de l’humanité se trouvent les slaves et les juifs.

L’idéologie nazie est

  • antidémocratique,
  • anticommuniste,
  • raciste,
  • antisémite,
  • culte du chef.

L‘idéologie nazie peut se résumer au slogan de l’affiche de 1938 « Ein Volk ein Reich ein Führer » (« Un seul peuple, un seul État, un seul chef »). Le peuple uni est conduit par un chef unique.

Le peuple allemand doit être uni autour de son chef, Adolf Hitler, pour dominer les autres peuples et conquérir le Lebensraum (« l’espace vital »).

L’URSS de Staline.

En Russie, les défaites et la crise économique lors de la Première Guerre Mondiale ont entraîné le renversement du tsar. Les bolcheviks, qui formeront le Parti Communiste de l’Union Soviétique (PCUS), prennent le pouvoir, avec , à leur tête, Lénine.

Arrivé au pouvoir, le 3 avril 1922 en tant que secrétaire général du parti communiste, Joseph Staline, partisan d’un État fort et autoritaire, met en place un régime totalitaire communiste.

Les caractéristiques du stalinisme sont

  • Le centralisme.
  • La dictature du parti unique. Le parti communiste de l’Union soviétique (PCUS) est le seul parti politique autorisé en URSS. Les opposants sont exclus et punis.
  • Le collectivisme. L’État détient les moyens de production.
  • L’économie planifiée, dirigée par l’État.
  • L’emploi de la force et de la terreur pour gouverner. Dans les années 1930, le parti communiste élimine les opposants politiques en les exécutants ou en les déportant dans des camps de concentrations : les camps de travail du Goulag. Cette période s’appelle la Grande Terreur ou Grandes Purges.
  • Le culte de la personnalité. Staline se fait surnommé le Vojd – le guide – ou le Père des peuples.
  • Le nationalisme grand-russe.

Le 23 août 1939, Staline ne croit pas à la volonté des occidentaux de combattre Hitler en Europe de l’Est et souhaite récupérer des territoires perdus suite à la Première Guerre Mondiale. Il signe le Pacte germano-soviétique, appelé également Traité de non-agression entre l’Allemagne et l’Union Soviétique.

Un protocole du Pacte germano-soviétique prévoit

  • Le partage de l’Europe Centrale en zones d’influence.
  • Le renforcement des relations économiques entre les deux pays, permettant à l’Allemagne de se procurer les matières premières dont elle a besoin.

Le Japon d’Hirohito.

Le Japon est la première puissance économique et militaire d’Extrême Orient.

L’empereur Hirohito, appelé également empereur Shōwa – Shōwa signifie « paix éclairée » – a succédé à son père le 25 décembre 1926.

L’Empire du Japon a peu de matières premières et a du mal à nourrir sa population.

Les matières premières comme le fer, le pétrole et le charbon doivent être importées par le Japon.

Après la Première Guerre Mondiale et la crise économique de 1929, les pays occidentaux, menacés par le chômage, ferment leurs frontières aux produits japonais meilleurs marchés.

Le chômage sévit et les krachs financiers se succèdent. Le Japon est entrainé dans la crise économique.

Le 19 septembre 1931, l’armée japonaise du Guandong envahit la Mandchourie en Chine.

La province chinoise de la Mandchourie fournirait des produits alimentaires, des matières premières (fer et charbon), des débouchés et des terres à exploiter pour les paysans japonais affamés.

Le 7 janvier 1932, les États-Unis déclarent qu’ils ne reconnaitront aucun gouvernement établi par le Japon en Mandchourie.

La crise économique, amène les militaires au gouvernement en 1932, après que ceux-ci se soient emparés de la Mandchourie, en Chine.

Le 26 mai 1932, le vicomte Saitō Makoto, amiral de la marine impériale japonaise est nommé premier ministre du Japon.

Les militaires accèdent au pouvoir en 1932 à cause

  • De la crise économique.
  • Du protectionnisme des occidentaux.
  • De la croissance démographique.

L’expansionnisme semble aux japonais le seul moyen de garantir leur autonomie.

Le 2 octobre 1932, le rapport Lytton rédigé par la Société des Nations (SDN) refuse de reconnaître le Mandchoukouo comme une nation indépendante.

Le 27 mars 1933, l’Empire du Japon quitte la Société des Nations.

Le militarisme japonais est caractérisé par

  • l’ultranationaliste.
  • l’affirmation de la supériorité de la race japonaise.
  • la croyance en l’origine divine de l’empereur.

Après avoir assassiné leurs opposants, les militaires remplacent au pouvoir les partis politiques modérés, compromis par la corruption et les scandales.

Ils veulent faire de l’Asie et du Pacifique un vaste empire pouvant fournir

  • matières premières,
  • main d’œuvre,
  • débouchés pour leur industrie.

Les conquêtes militaires sont pour le Japon le meilleur moyen d’assurer les matières premières nécessaires et de nouveaux débouchés.

La volonté expansionniste et hégémonique de l’axe Rome-Berlin-Tokyo.

Les principaux pays de l’Axe, l’Allemagne, l’Italie et le Japon ont des ambitions expansionnistes et hégémoniques.

  • L’Italie veut dominer la Méditerranée.
  • L’Allemagne veut dominer l’Europe de l’Est.
  • Le Japon veut dominer l’Asie et le Pacifique.

Ils vont s’entendre pour se partager et dominer le monde.

Le 27 septembre 1940, ils signeront à Berlin  le Pacte Tripartite, un pacte militaire. Il prévoit l’aide des autres signataires du pacte en cas d’attaque de l’un des signataires par un autre pays.

Ils poursuivent 2 buts.

  • Étendre et fonder des empires grâce aux conquêtes militaires.
  • Détruire ou neutraliser le communisme soviétique.

Italie : le rêve d’un nouvel Empire romain.

En Italie, Benito Mussolini veut recréer un Empire romain en Méditerranée et dans le Nord-Est de l’Afrique.

Il veut restaurer l’importance de l’Italie en Europe et dans le monde.

Voulant agrandir l’empire colonial italien et y installer les italiens pauvres, il envahit l’Éthiopie en 1935 et l’annexe l’année suivante.

La SDN – Société des Nations – condamne l’invasion de l’Éthiopie par l’Italie mais l’Allemagne d’Adolf Hitler soutient l’Italie.

Le 25 juillet 1936, l’Allemagne reconnait la conquête de l’Éthiopie par l’Italie.

Le 1er novembre 1936, l’Italie signe des accords de coopération avec l’Allemagne. C’est la naissance de l’Axe Rome-Berlin.

L’Italie fasciste de Mussolini devient l’alliée de l’Allemagne nazie d’Hitler.

Allemagne : l’espace vital.

La théorie de Lebensraum ou « espace vital« , créée par le géographe allemand Friedrich Ratzel à la fin du XIXe siècle et développée par le théoricien allemand de la la géopolitique Karl Haushofer, est associé au besoin d’un territoire suffisant pour assurer la survie (culturelle, etc.) d’un peuple, puis sa croissance grâce à son influence territoriale.

Cette théorie va être reprise par le régime nazi pour justifier sa politique expansionniste.

Hitler veut agrandir l’Allemagne à l’intérieur de l’Europe en étendant les frontières vers l’Est.

Si nous parlons aujourd’hui de nouvelles terres en Europe, nous ne saurions penser d’abord qu’à la Russie et aux pays limitrophes qui en dépendent.

Citation d’Adolf Hitler.

Japon : Hakkō ichiu, « huit cordons de la Couronne, un toit ».

Le slogan politique  » Hakkō ichiu », « huit cordons de la Couronne, un toit », c’est-à-dire « tout le monde sous un même toit » résume la doctrine ultranationaliste et la croyance en la suprématie de la race japonaise sur ses voisins asiatiques.

  • Le Japon est placé au centre du monde.
  • L’empereur est considéré comme le descendant de la déesse Amaterasu Omikami, la déesse du soleil.
  • L’étranger est considéré comme un kichiku (une bête), comme un être inférieur.
  • Le peuple japonais est considéré comme génétiquement supérieur.
  • Les japonais ont le droit de dominer l’Asie.

Le Japon a peu de matières premières. Les militaires japonais au pouvoir veulent faire de l’Asie et du Pacifique un vaste empire pour assurer les matières premières nécessaires et de nouveaux débouchés au Japon.

Mais après avoir occupé le Mandchoukouo en 1931, l’armée impériale japonaise va se heurter à l’armée rouge, l’armée de l’Union soviétique.

Le 25 novembre 1936, le Japon signe le Pacte Anti-Komintern avec l’Allemagne anticommuniste, afin de se prémunir d’une attaque de l’armée soviétique.

L’Allemagne et le Japon se prêteront secours en cas d’attaque de l’URSS contre l’un d’eux.

Un an plus tard, le 6 novembre 1937, l’Italie de Mussolini signera à son tour le Pacte Anti-Komintern.

27 septembre 1940 : signature du Pacte Tripartite.

Le 27 septembre 1940, l’Italie, l’Allemagne et le Japon signent le Pacte Tripartite à Berlin.

Il renforce l’alliance des 3 pays signataires.

Le Pacte Tripartite est un pacte de défense. Il s’agit d’un accord de défense, contre tout pays qui n’est pas encore engagée dans la guerre.

Le Pacte Tripartite reconnait les zones d’influence de chaque signataire :

  • L’Allemagne domine l’Europe continentale.
  • L’Italie domine la Méditerranée.
  • Le Japon domine l’Asie orientale et le Pacifique.

Le Pacte Tripartite sera mis en œuvre, par exemple, par l’Allemagne et l’Italie, après la déclaration de guerre des États-Unis au Japon.

Le 11 décembre 1941, l’Allemagne et l’Italie déclareront la guerre aux États-Unis, conformément au Pacte Tripartite.

Entre novembre 1940 et juin 1941, le Pacte Tripartite sera signé par d’autres pays.

  • 20 novembre 1940 : la Hongrie.
  • 23 novembre 1940 : la Roumanie.
  • 24 novembre 1940 : la Slovaquie.
  • 1er mars 1941 : la Bulgarie.
  • 25 mars 1941 : la Yougoslavie.
  • 15 juin 1941 : la Croatie.

La faiblesse de la Société des Nations (SDN).

La Société des Nations – appelée également SDN – est l’organisation internationale créée le 10 janvier 1920, après la fin de la Première Guerre Mondiale, afin de préserver la paix en Europe et dont le siège se trouve à Genève, en Suisse.

La Société des Nations a pour but principal de parvenir à un désarmement général pour éviter les guerres et assurer la sécurité collective.

Même si la SDN remporte plusieurs succès dans le règlement de plusieurs conflits, la Société des Nations ne parvient pas à arrêter le réarmement de l’Allemagne, de l’Italie et du Japon.

La Société des Nations cumule trop de faiblesses pour assurer la sécurité collective.

  • Pas de force armée spécifique.
  • Dépend des Grandes puissances pour faire appliquer ses décisions.
  • Doit résoudre les conflits par la négociation.
  • Les résolutions de la SDN sont autorisées par un vote unanime du Conseil. Les décisions sont lentes et difficiles à prendre.
  • Les États-Unis, première puissance mondiale, pourtant à l’initiative de la création de la SDN, ne font pas partie de la Société des Nations, le sénat américain ayant refusé de ratifier le Traité de Versailles.
  • Les populations et les gouvernements de la France et de la Grande-Bretagne sont pacifistes. Ce sont les deux membres les plus importants de la SDN.
  • Les pays de l’Axe Rome-Berlin-Tokyo quittent la Société des Nations dans les années 1930.

Le 27 mars 1933, le Japon quitte la SDN après avoir envahi la Mandchourie en 1931.

Le 14 octobre 1933, Hitler retire l’Allemagne de la SDN après avoir pris le pouvoir.

Le 11 décembre 1937, l’Italie fasciste de Mussolini quitte la SDN après avoir envahi l’Éthiopie et se rapproche de l’Allemagne nazie d’Hitler.

Une citation de Benito Mussolini résume les faiblesses de la Société des Nations.

la Société des Nations est très efficace quand les moineaux crient, mais plus du tout quand les aigles attaquent.

Citation de Benito Mussolini.

Le déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale.

La Société des Nations (SDN), impuissante et incapable de s’entendre pour prendre des sanctions,  assiste sans réagir aux crises qui se multiplient en Europe et dans le monde (guerre d’Espagne, seconde guerre sino-japonaise) jusqu’au déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale suite à l’invasion de la Pologne par l’Allemagne le 1er septembre 1939.

Adolf Hitler veut regrouper dans un même État, le IIIe Reich, toutes les régions d’Europe parlant allemand. C’est ce qu’Hitler appelle le Lebensraum, l’espace vital.

Adolf Hitler, de son arrivée au pouvoir en 1933, jusqu’au déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale en 1939, et son régime nazi vont être appréciés des milieux populaires car ils réussiront à faire reculer le chômage avec un programme de grands travaux civils et de réarmement et par ses succès de politique extérieure.

Il va réussir à effacer les dispositifs humiliants du Traité de Versailles.

13 janvier 1935, référendum sur le statut de la Sarre.

Le Traité de Versailles de 1919, après la Première Guerre Mondiale,

  • accorde la propriété des mines de charbon de la Sarre – région allemande frontalière avec la France – à la France à titre de réparation en nature des dommages subis lors de la Grande Guerre.
  • place le territoire du bassin de la Sarre sous administration de la Société des Nations pendant 15 ans, période au bout de laquelle devra être organisé un référendum décidant du rattachement du territoire du bassin de la Sarre à la France ou à l’Allemagne.

La majorité des habitants, d’origine germanophone souhaite être rattachée à l’Allemagne.

La propagande nazi fait du référendum sur le statut de la Sarre une alternative entre le rattachement à l’Allemagne ou le maintien du chômage de masse.

Le 13 janvier 1935, le référendum sur le statut de la Sarre plébiscite la réunification de la Sarre avec l’Allemagne avec une majorité de plus de 90% en faveur du rattachement à l’Allemagne.

Le plébiscite est

  • Un triomphe pour Adolf Hitler.
  • Renforce ses positions.
  • Une première étape vers la conquête de l’espace vital, le Lebensraum.

Le 17 janvier 1935, le conseil de la Société des Nations approuve le rattachement à l’Allemagne.

Le 1er mars 1935, le IIIe Reich reprend le contrôle de la Sarre. La Sarre est réunifiée avec l’Allemagne.

Le Reich rachète également les mines lors du rattachement de la Sarre.

3 octobre 1935, Seconde Guerre Italo-éthiopienne : conquête de l’Éthiopie par l’Italie.

Définition de la Seconde Guerre Italo-éthiopienne.

La Seconde Guerre Italo-éthiopienne, appelée également campagne d’Abyssinie, est le conflit armé qui opposa en Éthiopie l’Italie fasciste de Benito Mussolini à l’Empire d’Éthiopie de Haïlé Sélassié Ier du 2 octobre 1935 au 5 mai 1936, qui se conclut par la victoire de l’Italie et la fondation de l’Afrique orientale italienne et qui fit plus de 100 000 morts.

Déclenchement de la Seconde Guerre Italo-éthiopienne.

L’Éthiopie est située entre l’Érythrée et la Somalie italienne qui sont deux colonies italiennes.

Le Président du Conseil des ministres d’Italie Benito Mussolini veut recréer un Empire romain en Méditerranée et dans le Nord-Est de l’Afrique.

Mussolini prépare les conditions d’une invasion de l’Éthiopie. Il accumule du matériel de guerre et des troupes en Érythrée et en Somalie.

Adolf Hitler a rétabli le service militaire en Allemagne le 16 mars 1935, en violation du Traité de Versailles, et menace d’envahir l’Autriche, voisine de l’Italie.

Entre le 11 et le 14 avril 1935, se tient la Conférence de Stresa, une ville au bord du Lac Majeur en Italie.

La Conférence de Stresa, appelée également Front de Stresa, est un accord entre la France, le Royaume-Uni et la France pour

  • Assurer l’indépendance de l’Autriche.
  • Obliger Hitler à respecter le Traité de Versailles.
  • Isoler l’Allemagne nazie.

Mussolini désire négocier sa participation à la défense du Traité de Versailles contre ses ambitions coloniales en Éthiopie mais n’obtient pas une position claire de la France et du Royaume-Uni, autres puissances coloniales proches de l’Éthiopie.

Mais face aux ambitions d’Hitler en Europe, la France et le Royaume-Uni veulent éviter une alliance entre l’Allemagne et l’Italie. Les deux pays sont prêts à sacrifier l’Éthiopie.

Le 2 octobre 1935, Benito Mussolini annonce son intention d’envahir l’Éthiopie, à Rome, depuis le balcon du Palais Venezia.

Nous avons été patients avec l’Éthiopie pendant quarante ans; à présent notre patience est épuisée.

Citation de Benito Mussolini.

Le 2 octobre 1935, l’Éthiopie annonce que les soldats italiens ont violé la frontière dans la région proche de la colonie française de Djibouti.

Le 3 octobre 1935, Mussolini envahit l’Éthiopie sans aucune déclaration de guerre, prenant comme prétexte plusieurs incidents de frontière.

Conséquence de la Seconde Guerre Italo-éthiopienne.

Les conséquences de la Seconde Guerre Italo-éthiopienne sur le plan international sont importantes.

  • La Société des Nations (SDN) vote contre l’Italie des sanctions économiques mais peu efficaces pour avoir attaqué l’Éthiopie, un pays membre de la SDN depuis 1923 et avoir utilisé des armes chimiques et des lance-flammes.
  • Les sanctions de la SDN, émanant de puissances coloniales (France, Royaume-Uni), sont considérées comme injuste par l’Italie.
  • Mussolini se sent trahi par les autres membres du front de Stresa, la France et le Royaume-Uni.
  • Renversement des alliances en Europe : Adolf Hitler ayant soutenu et reconnu la conquête de l’Éthiopie par l’Italie, Mussolini va quitter la Société des Nations et se rapprocher de l’Allemagne nazie d’Hitler.

7 mars 1936, remilitarisation de la Rhénanie.

Définition de la remilitarisation de la Rhénanie.

La remilitarisation de la Rhénanie est l’occupation de la Rhénanie par l’armée allemande le 7 mars 1936 de la zone de la Rhénanie démilitarisée créée suite au Traité de Versailles de 1919.

La Rhénanie démilitarisée.

Le Traité de Versailles de 1919 interdit à l’Allemagne de conserver des places fortes sur une zone de 50 kilomètres à l’Est du Rhin et tout mouvement de troupes.

Le 1er décembre 1925, le Traité de Locarno renforce ces dispositions et prévoit qu’une violation des articles du Traité de Versailles sur la Rhénanie de la part de l’Allemagne entrainerait une action contre l’Allemagne.

Le but principal de la Rhénanie démilitarisée est de répondre au besoin de sécurité de la France.

L’occupation de la Rhénanie démilitarisée.

Pour Adolf Hitler, la Rhénanie revêt une grande importance sur le plan économique et stratégique.

Le 27 février 1936, la ratification du Traité franco-soviétique d’assistance mutuelle par les députés français et l’approche des élections législative du 29 mars servent de prétexte à Adolf Hitler pour réoccuper la Rhénanie.

Profitant que

  • l’attention des puissances occidentales soit occupée par la Seconde Guerre italo-éthiopienne,
  • les élections législatives françaises ont lieu prochainement,
  • le gouvernement intérimaire français n’est pas prêt pour riposter militairement,
  • Mussolini assure à l’Allemagne que l’Italie n’interviendra pas,

Hitler occupe la Rhénanie en violation du Traité de Locarno.

Le 7 mars 1936, la Wehrmacht , l’armée allemande traverse le Rhin sans que la France et le le Royaume-Uni s’interposent.

Les négociations à la Société des Nations entre puissances européennes n’entrainent aucune sanction.

Conséquences de la remilitarisation de la Rhénanie.

L’occupation de la Rhénanie est un succès pour Hitler.

  • Renforcement de la frontière à l’Ouest de l’Allemagne.
  • Renforcement du prestige d’Adolf Hitler en Allemagne.
  • Triomphe aux élections législatives allemandes du 29 mars 1936 par le parti nazi NSDAP.
  • Renforcement de l’armement allemand grâce au complexe militaro-industriel de la Rhur.
  • Ralliement de l’état-major allemand qui pensait que tout conflit futur à l’Ouest n’était possible que si l’armée allemande occupait la rive gauche du Rhin.
  • Rapprochement avec l’Italie.
  • Suite au manque de réaction de la France et du Royaume-Uni, les pays de l’Europe de l’Est et de l’Europe danubienne ne leur font plus confiance et essaient de négocier avec l’Allemagne nazie.

L’occupation de la Rhénanie est le premier des coups de force d’Hitler qui mèneront à la Seconde Guerre Mondiale.

L’occupation de la Rhénanie sera suivie de l’occupation de l’Autriche et de la Tchécoslovaquie.

17 juillet 1936, guerre d’Espagne : le prélude de la Seconde Guerre Mondiale.

Définition de la Guerre d’Espagne.

La Guerre d’Espagne est la guerre civile espagnole qui opposa en Espagne les forces nationalistes, orientés à droite, aux forces républicaines, orientés à gauche du 17 juillet 1936 au 1er avril 1939, qui se conclut par la victoire des nationalistes, conduits par le général Franco et la chute du régime démocratique espagnol et qui fit environ 400 000 morts.

Déclenchement de la Guerre civile espagnole.

Le roi d’Espagne Alphonse XIII, qui a établi un régime semi-dictatorial,  est renversé en 1931 par une révolution libérale.

Le 14 avril 1931 suite aux élections municipales et la Seconde République espagnole est proclamée.

Le roi d’Espagne Alphonse XIII part en exil en France.

Le 26 novembre 1931, Le Cortès, le parlement espagnol, le déclare déchu.

Don Alfonso de Borbón sera privé de toutes ses dignités, droits et titres, qu’il ne pourra utiliser ni en Espagne ni hors d’Espagne, et dont le peuple espagnol, par la voix de ses représentants élus pour voter les nouvelles normes de l’État espagnol, le déclare déchu, sans possibilité de les revendiquer à l’avenir, pour lui comme pour ses successeurs.

Citation – loi du 26 novembre 1931.

Le nouveau gouvernement, formé par les partis républicains et socialistes, engage des réformes sociales et démocratiques mais la crise économique mondiale frappe l’Espagne et les tentatives de coups d’État militaire se multiplient.

Le 16 février 1936, les élections générales espagnoles donnent la victoire au Front populaire qui étaient une coalition de gauche plus radicale.

Les tensions s’accroissent et la violence se déchaine entre les fascistes du parti la Phalange, les anarchistes de Fédération Anarchiste Ibérique (FAI) et les jeunesses socialistes.

Des officiers monarchistes ou conservateurs commencent à préparer un coup d’État.

Le 13 juillet 1936, le leader de la droite monarchiste Calvo Sotelo, opposé au Front populaire, est assassiné par des militants républicains.

L’assassinat de Calvo Sotelo du 13 juillet 1936 déclenche le coup d’État.

Le 17 juillet 1936, l’insurrection contre la Seconde République commence avec le soulèvement de garnisons espagnoles au Maroc conduit par le général Franco.

L’insurrection militaire s’étend au reste de l’Espagne, soutenue par le camp nationaliste.

Elle rencontre une forte opposition du camp républicain; les forces loyales au gouvernement de la Seconde République espagnole.

L’Espagne se trouve coupée en deux, la zone tenue par le camp nationaliste de Francisco Franco – les nationalistes sont également appelés les  » Franquistes » – et la zone tenue par le camp républicain.

La répression s’abat sur les deux camps.

Intervention internationale.

Le 20 juillet 1936, le président du Conseil des ministres français Léon Blum, reçoit une demande d’assistance des républicains espagnols.

Léon Blum, favorable aux républicains y répond d’abord favorablement mais doit faire marche arrière en raison des oppositions

Le premier ministre du Royaume-Uni Stanley Baldwin, conservateur,

  • Craint l’extension du communisme au reste de l’Europe.
  • Veut éviter une guerre avec les pays totalitaires.
  • Pense éviter les ambitions expansionnistes d’Hitler en étant conciliant.
  • Fait pression sur la France : en cas d’intervention française en Espagne, le Royaume-Uni n’aidera pas la France face à l’Allemagne.

La France, le Royaume-Uni et la plupart des pays européens signent un pacte de Non-intervention. Les pays signataires seront chargés d’empêcher la livraison d’armes à l’Espagne.

Toutefois, des Brigades internationales, composées de volontaires de plusieurs nations s’engagent aux côtés de l’armée républicaine contre les forces armées du général Franco.

Adolf Hitler veut profiter du Pacte de non-intervention pour isoler la France, en prévision d’une guerre future.

L’Allemagne d’Hitler et l’Italie de Mussolini envoie une aide militaire aux nationalistes espagnols.

Hitler apporte son soutien à la Phalange espagnole, nationaliste et fasciste. Pour le Führer et son régime nazi, la guerre civile espagnole est une bataille contre le bolchévisme; la France étant depuis le 4 juin 1936 gouvernée par le Front populaire, une coalition de gauche.

Hitler profite de la Guerre d’Espagne pour

  • Tester de nouvelles armes.
  • Négocier le contrôle des sociétés minières espagnoles en échange de son aide, les nationalistes espagnols ayant peu de moyens financiers.
  • Mettre au point des stratégies de guerre totale. Les aviateurs allemands bombardent les populations civiles, comme, par exemple, le bombardement de Guernica, le 26 avril 1937, au Pays basque.

Mussolini veut

  • Rompre l’isolement de l’Italie sur le plan diplomatique suite à l’invasion de l’Éthiopie en 1935.
  • Renforcer son rayonnement et son influence sur la Méditerranée. Le général Franco lui promet de se rapprocher diplomatiquement de l’Italie en cas de victoire des nationalistes.
  • Diffuser sa propagande au niveau international.
  • Vendre des armes aux nationalistes.
  • Poursuivre son rêve d’un nouvel empire romain dominant la Méditerranée en annexant les îles Baléares espagnoles.

L’URSS de Staline apporte une aide aux républicains espagnols sous forme d’équipements militaires et de combattants, afin de lutter contre le fascisme mais il s’agit d’une aide que l’URSS se fait payer par les républicains (une part importante de l’or de la Banque d’Espagne).

L’aide de l’Union soviétique est plus limitée que celle apportée par l’Allemagne et l’Italie car Staline s’inquiète de la menace allemande à ses frontières et cherche une alliance militaire avec la France et le Royaume-Uni.

Conséquence de la guerre civile espagnole.

La guerre d’Espagne va se terminer la victoire des nationalistes contre les républicains le 1er avril 1939 et l’établissement de la dictature du général Francisco Franco.

Extrêmement violente, la guerre civile espagnole fut le théâtre de nombreuses exactions.

De nombreux réfugiés, contraint à l’exode ont fuit l’Espagne pour se réfugier en France.

L’Espagne en guerre fut le théâtre

  • des premiers bombardements militaires de civils par l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste.
  • de massacres d’opposants politiques
    • militaires fidèles au gouvernement, sympathisants des syndicats et organisations de gauche par les nationalistes.
    • hommes d’Église ou de la classe moyenne par des anarchistes ou des communistes.
    • responsables anti staliniens par le Commissariat du peuple aux Affaires intérieures soviétique (NKVD),
    • anarchistes par le Parti communiste espagnol.
  • d’une mini guerre européenne, prélude à la Seconde Guerre Mondiale.
    • L’Allemagne nazie et l’Italie fasciste combattent pour Franco.
    • L’URSS vend des armes au camp républicain.
    • La France et le Royaume-Uni choisissent de ne par intervenir mais laissent les Brigades internationales combattre auprès des républicains.
  • d’une guerre idéologique.
    • La gauche lutte contre l’expansion du fascisme.
    • La droite combat le bolchévisme.

7 juillet 1937, Seconde Guerre Sino-japonaise : conquête de la Chine de l’Est par le Japon.

Définition de la Seconde Guerre Sino-japonaise.

La Seconde Guerre sino-japonaise est le conflit armé qui opposa, en Chine, l’Empire du Japon à la République de Chine du 7 juillet 1937 au 9 septembre 1945, qui se conclut par la victoire de la Chine, une semaine après la capitulation du Japon à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et qui fit plus de 20 millions de morts, essentiellement des civils chinois.

Déclenchement de la Seconde Guerre Sino-japonaise.

Après l’invasion de la Mandchourie en 1931, l’Empire du Japon poursuit sa politique expansionniste en Chine.

Pendant ce temps, en Chine, les nationalistes chinois du parti Kuomintang – conduits par le premier ministre de la république de Chine Tchang Kaï-chek – et les communistes chinois, sous l’autorité de Mao Zedong, s’affrontent pour le pouvoir.

Les japonais veulent profiter du conflit entre le gouvernement chinois et les communistes pour conquérir la Chine.

Le 7 juillet 1937, des soldats japonais manœuvrent en Chine près du pont Marco Polo, près de Pékin.

Les Japonais accusent les Chinois d’avoir enlevé un de leurs soldats et demandent à fouiller les maisons, ce que refuse les chinois.

Les japonais se servent de l’incident du pont Marco Polo du 7 juillet 1937 comme prétexte pour envoyer des renforts et s’emparer de Pékin.

L’incident du pont Marco Polo du 7 juillet 1937 déclenche la Seconde Guerre Sino-japonaise.

Le 29 juillet 1937, Pékin devient partie intégrante de l’Empire du Japon.

Les nationalistes du Kuomintang et les communistes réalisent une trêve dans la guerre civile et vont s’allier pour lutter contre l’Empire nippon. Cette alliance est connue sous le nom de Deuxième Front Uni Chinois.

Intervention internationale.

La plupart des pays pensent que la Chine perdra la guerre contre l’Empire du Japon car elle manquait de munitions; la plupart des usines d’armements se trouvant dans des zones contrôlées par le Japon.

Les puissances étrangères ne souhaitent pas apporter une aide trop importante à la Chine afin de ne pas compromettre leurs relations avec le Japon.

Le 21 août 1937, le gouvernement chinois et le gouvernement de l’URSS signent un pacte de non-agression.

Russie :

Staline, conscient de la faiblesse militaire chinoise, apporte une aide militaire à la Chine pour éviter

  • Effondrement rapide de la Chine qui permettrait au Japon de se poursuivre son expansion vers la Sibérie.
  • Guerre sur deux fronts : avec le Japon sur sa frontière orientale et avec l’Allemagne sur sa frontière occidentale.

Allemagne :

Arrivée au pouvoir en 1933, l’Allemagne nazie d’Hitler a besoin de matières premières pour renforcer son potentiel militaire.

En août 1934, l’Allemagne et la Chine signent le « Traité pour les échanges de matières premières chinoises contre les produits agricoles de l’industrie allemande et autres ».

L’Allemagne reçoit des matières premières stratégiques pour son industrie militaire, la rendant moins dépendante de la communauté internationale.

La Chine peut exporter des matières premières et reçoit, en échange, des produits industriels allemand indispensables à son développement.

Nationaliste et anti-communiste, Tchang Kaï-chek est le premier ministre de la république de Chine.

Afin d’appuyer la politique anti-communiste de Tchang Kaï-check, l’Allemagne fournira jusqu’en 1938 à la république des Chine des armes et des conseillers militaires pour moderniser l’équipement militaire et entrainer l’armée.

Après avoir perdu en 1939 la bataille de Khalkhin Gol en Mongolie contre l’Union soviétique, l’Empire du Japon décide de mettre en place une politique d’expansion vers le sud et s’intéresse aux colonies du Royaume-Uni, de la France et des Pays-Bas.

Afin de poursuivre son but, l’Empire du Japon va chercher à se rapprocher de l’Allemagne et de l’Italie, en guerre contre le Royaume-Uni et la France.

Le 27 septembre 1940, l’Italie, l’Allemagne et le Japon signent le Pacte Tripartite à Berlin, qui reconnait la prédominance de l’Empire du Japon sur l’Asie orientale et le Pacifique.

La coopération entre l’Allemagne et la Chine va cesser. L’Allemagne nazie reconnaitra le Gouvernement national réorganisé de la république de Chine – appelé également « régime de Nankin », en Chine du Sud –  qui collaborait avec le Japon.

Royaume-Uni :

Le Royaume-Uni apporte une aide économique à la république de Chine.

En échange de son soutien financier à la république de Chine, le Royaume-Uni vont détenir les réserves chinoises en argent.

États-Unis :

Dès le déclenchement de la Seconde Guerre Sino-japonaise, les États-Unis du président américain Franklin Delano Roosevelt envoyèrent des aides à la république de Chine de Tchang Kaï-check.

Après l’incident du Panay, le 12 décembre 1937 – l’aviation de l’armée japonaise détruisit la canonnière USS Panay, un navire de guerre américain, qui participait à l’évacuation des ressortissants étrangers de la ville de Nankin en Chine -, les relations entre les États-Unis et l’Empire du Japon vont encore se dégrader, ainsi que son image dans l’opinion publique internationale.

Claire Lee Chennault, conseiller américain à l’aviation de Tchang Kaï-check va créer l’escadrille de pilotes américains les Tigres volants qui combattra aux côtés de la république de Chine contre la Japon lors de la Seconde Guerre Sino-japonaise.

Conséquence de la Seconde Guerre Sino-japonaise.

Le 9 décembre 1941, la Chine est admise parmi les Alliés, après l’attaque de Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, par les forces aéronavales de l’Empire du Japon.

La république de Chine recevra une aide étrangère plus importante.

A la fin de la guerre, la Chine recevra l’ex-Mandchoukouo, Taïwan et les îles Pescadores.

12 mars 1938, Anschluss : Annexion de l’Autriche par l’Allemagne.

Le pangermanisme est le système politique qui veut regrouper tous les peuples germaniques dans un État unique.

Adolf Hitler ambitionne de réaliser la Grande Allemagne.

Au nom du pangermanisme, Adolf Hitler veut rattacher l’Autriche au IIIe Reich.

Au début de l’année 1938, la propagande des nazis autrichiens milite en faveur du rattachement de l’Autriche à l’Allemagne.

Le 12 mars 1938, l’armée allemande, la Wehrmacht , envahit l’Autriche pour réaliser l’annexion de l’Autriche, l’Anschluss, sans rencontrer d’opposition.

Le 10 avril 1938, les allemands et les autrichiens votent à plus de 99% le plébiscite en faveur du rattachement de l’Autriche au Reich.

Les réactions de la communauté internationale et de la SDN restent modérées.

30 septembre 1938, les accords de Munich : Annexion de la partie allemande de la Tchécoslovaquie par l’Allemagne.

La république de Tchécoslovaquie regroupe plusieurs provinces de l’ancien Empire Austro-hongrois, dont la région des Sudètes, comprenant une forte minorité allemande.

Les Allemands des Sudètes revendiquent l’autonomie.

Après l’annexion de l’Autriche, Adolf Hitler annonce à la France et au Royaume-Uni qu’il veut annexer la région des Sudètes et, qu’ensuite, l’Allemagne se contentera de ses annexions en Europe.

Une réunion a lieu à Munich les 29 et 30 septembre 1938 pour régler la crise des Sudètes.

Le 30 septembre 1938, les accords de Munich, signés par l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l’Italie, abandonnent la région des Sudètes, en Tchécoslovaquie, à l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni espérant éviter la guerre.

La Pologne et la Hongrie vont en profiter pour s’emparer de territoires de la Tchécoslovaquie.

En mars 1939, l’Allemagne va passer outre les accords de Munich.

Le 14 mars 1939, la Slovaquie déclare son indépendance, suite à l’action d’agents allemands et de séparatistes slovaques. Le Slovaquie devient un État satellite du IIIe Reich.

Les armées du Reich occupent le reste de la Bohême et de la Moravie et établissent le Protectorat de Bohême-Moravie.

La France et le Royaume-Uni commencent à mobiliser leurs troupes mais sans action concrète.

31 mars 1939, Alliance entre la France, le Royaume-Uni et la Pologne.

Le manque de réaction de la communauté internationale inquiète les petits pays européens et l’URSS.

La France et le Royaume-Uni comprennent que, pour empêcher la guerre, elles doivent faire preuve de fermeté.

Elles promettent leur aide aux pays menacés par le IIIe Reich, en particulier la Pologne.

Le 31 mars 1939, le premier ministre du Royaume-Uni, Arthur Neville Chamberlain informe la Chambre des Communes des alliances franco-polonaise et anglo-polonaise. La France et le Royaume-Uni s’engagent à aider la Pologne contre toute action pouvant menacer son indépendance.

7 avril 1939, Invasion de l’Albanie : Annexion de l’Albanie par l’Italie.

L’Albanie a une importance stratégique pour l’Italie de Mussolini.

  • Contrôle de l’entrée de la mer Adriatique.
  • Pays riche en minéraux.
  • Richesses agricoles.
  • Objectif d’autarcie de l’Italie.
  • Renforcer la position de l’Italie au sein de l’Axe.
  • Servir de base d’attaque vers la Grèce.

Le 7 avril 1939, l’armée italienne envahit l’Albanie.

Le parti fasciste s’installe en Italie.

Le 17 avril 1939, la couronne de l’Albanie est offerte au roi d’Italie Victor-Emmanuel III.

Le royaume d’Albanie, uni à l’Italie, servira de prétexte aux prétentions italiennes sur les provinces albanaises de la Yougoslavie.

A la suite de l’invasion de l’Albanie par l’Italie, le Royaume-Uni donne des garanties militaires à la Grèce et à la Roumanie mais aucun pays ne condamne absolument l’invasion de l’Albanie par l’Italie.

23 août 1939, Pacte Germano-soviétique : Partage de l’Europe Orientale entre l’Allemagne et l’URSS.

Joseph Staline, ne pouvant compter sur la communauté occidentale pour contrer les ambitions d’Adolf Hitler sur les territoires russes, entame des négociations avec l’Allemagne.

Le 23 août 1939, L’Allemagne et l’URSS signent le Pacte Germano-soviétique, à Moscou, en présence de Staline.

Le Pacte Germano-soviétique est un traité de non-agression entre l’Allemagne et l’Union soviétique.

Si les gouvernements totalitaires de l’Union soviétique de Staline et l’Allemagne nazie d’Hitler présentent des similitudes, leurs idéologies et intérêts politiques sont opposés.

Pour Staline, le Pacte Germano-soviétique représente

  • Un répit pour se préparer à l’affrontement avec l’Allemagne et le Japon, allié de l’Allemagne, qui lui parait inévitable.
  • L’occasion de récupérer des territoires perdus en 1918, dont une partie de la Pologne.

Pour Hitler, le Pacte Germano-soviétique permet

  • Éviter une guerre sur les deux fronts.
  • Une liberté d’action à l’Ouest et dans une partie de la Pologne.
  • Importer des matières premières de l’Union soviétique nécessaire à la guerre (métaux, phosphates, pétrole).

Des protocoles secrets prévoyaient le partage de l’Europe orientale.

  • L’Allemagne récupérait le centre et l’ouest de la Pologne.
  • L’URSS récupérait les pays Baltes – Lituanie, Lettonie et Estonie, une partie de la Pologne et la Roumanie.

Les dirigeants de la France et du Royaume-Uni comprennent que la guerre est inéluctable.

1er septembre 1939, Invasion de la Pologne par l’Allemagne : début de la Seconde Guerre Mondiale.

Pourquoi l’Allemagne envahit la Pologne.

Avec la signature du Pacte Germano-soviétique, le chancelier du IIIe Reich allemand Adolf Hitler ne craint plus une guerre sur les deux fronts et veut poursuivre sa conquête du Lebensraum –  » l’espace vital ».

Adolf Hitler exige que la Pologne restitue à l’Allemagne le corridor de Dantzig. Dantzig était une ancienne ville allemande.

Le 31 août 1939, l’Allemagne envoie un ultimatum à la Pologne pour qu’elle lui restitue Dantzig et son corridor.

La France et le Royaume-Uni poussent la Pologne, avec qui elles sont alliées, à refuser.

La Pologne n’envoie pas de représentant à Berlin pour accepter l’ultimatum.

Cette même journée du 31 août 1939, l’opération Himmler, appelée également incident de Gleiwitz – une opération commando nazie simulant une attaque polonaise d’un émetteur radio à Gleiwitz, en Allemagne – sert de prétexte pour déclencher la campagne de Pologne.

Déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

Le 1er septembre 1939 , l’armée allemande du chancelier du IIIe Reich Adolf Hitler envahit la Pologne, avec l’appui de la Slovaquie et de l’Union soviétique, sans déclaration de guerre préalable, en utilisant comme prétexte que l’armée polonaise a commis des provocations le long de la frontière germano-polonaise, ce qui déclenche, par le jeu des alliances, la déclaration de guerre de la France et du Royaume-Uni à l’Allemagne : c’est le début de la Seconde Guerre mondiale.

A découvrir aussi.

Si cet article du blog éducatif  Apprendre 5 Minutes vous a plu, faites le connaitre autour de vous.

Causes de la Seconde Guerre Mondiale (1939 – 1945)

Abonnez-vous pour être informé des nouvelles parutions d’articles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résumé de la Seconde Guerre Mondiale (1939 – 1945)

Seconde Guerre mondiale (1939 – 1945) : définition, résumé, dates clés, citations. Qu’est-ce que la seconde guerre mondiale ? Qui a commencé la guerre ? Quelles sont les grandes dates de l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale ?

Vous voulez apprendre l’histoire de la Seconde Guerre mondiale vite et facilement ?

Vous cherchez un court résumé de cette période charnière de l’histoire de France et du monde ? Vous voulez connaitre les dates clés ?

Vous êtes en CM2, au collège  ou passionné par l’histoire et vous voulez apprendre l’essentiel de la Seconde Guerre Mondiale (1939 – 1945) ?

Lisez ce cours d’histoire gratuit en ligne du blog éducatif Apprendre 5 minutes pour apprendre rapidement et facilement les événements les plus importants de la Seconde Guerre Mondiale.

Vous trouverez également des citations qui illustreront cette période de l’Histoire de France.

Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Résumé de la Seconde Guerre Mondiale (1939 - 1945).
Résumé de la Seconde Guerre Mondiale (1939 – 1945).

Sommaire

  • La Seconde Guerre Mondiale en une phrase.
  • Définition de la Seconde Guerre Mondiale.
  • Dates de début et de fin de la Seconde Guerre mondiale.
  • Court Résumé de la Seconde Guerre Mondiale en France.
  • Résumé de la Seconde Guerre Mondiale.
  • Citations sur la Seconde Guerre Mondiale.
  • Bonus 1 : Texte intégral de la Déclaration de Guerre de la France à l’Allemagne.
  • Bonus 2 : Texte intégral de l’Appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle.
  • A découvrir aussi.

La Seconde Guerre Mondiale en une phrase.

La Seconde Guerre mondiale est la guerre mondiale totale qui opposa pendant 6 ans, de 1939 à 1945 les puissances expansionnistes de l’Axe – principalement l’Allemagne, l’Italie et le Japon – et les Alliés – en particulier la France et la Grande-Bretagne, puis l’Union soviétique et les États-Unis -, d’abord en Europe, puis en Asie et en Afrique du Nord et qui fut remportée par les Alliés après avoir fait plus de 60 millions de morts.

Définition de la Seconde Guerre Mondiale.

La Seconde Guerre Mondiale est le conflit militaire mondial qui opposa , de 1939 à 1945, les Alliés de la Seconde Guerre mondiale – appelés également Forces Alliées – à l’Axe – appelé également axe Rome-Berlin-Tokyo ou Forces de l’Axe.

Surnommée Guerre de 39-45 ou Deuxième Guerre Mondiale, la Seconde Guerre Mondiale est le conflit militaire majeur le plus vaste et le plus meurtrier de l’histoire de l’humanité qui se déroula de 1939 à 1945 d’abord en Europe, puis dans le reste du monde, qui provoqua la mort de plus de 60 millions de personnes dont près de 600 000 morts en France et qui contribuera à l’émergence de deux superpuissances – les États-Unis et l’URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques) – qui vont dominer le monde.

Déclenchée par l’invasion de la Pologne par l’Allemagne, le 1er septembre 1939, la Guerre de 39-45, gagnée par les Alliés – dont la France -, entrainera la division en deux blocs de l’Europe – les pays de l’Europe de l’Ouest qui se placent sous la protection des États-Unis et les pays de l’Europe de l’Est sous tutelle de l’Union soviétique – et le partage de l’Allemagne entre les deux blocs.

Dates de début et de fin de la Seconde Guerre mondiale.

Date de début de la Seconde Guerre mondiale : 1 septembre 1939.

Le 1er septembre 1939, l’Allemagne envahit la Pologne. La France, la Grande-Bretagne et leurs empires coloniaux, alliés de la Pologne déclarent la guerre à L’Allemagne le 3 septembre 1939. C’est le début de la Seconde Guerre Mondiale.

Une vingtaine d’années après la fin de la Première guerre Mondiale, le monde va se trouver plongé dans un conflit encore plus meurtrier, destructeur et cruel.

Si vous voulez apprendre les causes de la Seconde Guerre Mondiale et connaître les événements qui ont conduit au déclenchement de la Guerre de 39-45, lisez notre cours d’histoire détaillé sur les Causes de la Seconde Guerre Mondiale (1939 – 1945).

Article détaillé : Causes de la Seconde Guerre Mondiale (1939 – 1945)

Date de fin de la Seconde Guerre mondiale : 2 septembre 1945.

Le 8 mai 1945, l’Allemagne capitule sans condition. C’est la fin de la guerre en Europe.

Le 2 septembre 1945, le Japon capitule à son tour, après que les États-Unis aient largué des bombes atomiques sur les villes de Hiroshima et de Nagasaki. C’est la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

La dimension planétaire du conflit va modifier l’équilibre du monde. L’Europe est entrainé encore plus vers le déclin tandis que les États-Unis et l’Urss vont dominer le monde.

Court Résumé de la Seconde Guerre Mondiale en France.

Le 3 septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à Hitler, le chef de l’Allemagne nazie, pour qu’il cesse sa politique de conquêtes en Europe, suite à l’invasion de la Pologne le 1er septembre 1939.

En juin 1940, la France est envahie par l’armée allemande. Le maréchal Pétain accepte de capituler et demande un armistice. Face à cette situation, le général de Gaulle décide de continuer la lutte contre l’Allemagne.

Grâce au débarquement des Alliés en Normandie le 6 juin 1944, la France est peu à peu libérée.

L’Allemagne capitule le 8 mai 1945.

Résumé de la Seconde Guerre mondiale.

Le  30 janvier 1933, Adolf Hitler, chef du parti national-socialiste allemand (NSDAP, le parti nazi), devient chancelier de l’Allemagne.

Adolf Hitler veut la guerre afin que l’Allemagne domine l’Europe.

La Seconde Guerre Mondiale commence le 1er septembre 1939 lorsque l’Allemagne, gouvernée par le parti nazi, envahit la Pologne.

Le Royaume-Uni, puis la France déclarent la guerre à l’Allemagne le 3 septembre 1939.

Le 10 mai 1940, le chancelier Adolf Hitler lance l’offensive allemande contre les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et la France.

L’Allemagne conquiert la France en utilisant la tactique de la guerre-éclair – appelée également Blitzkrieg -, entrainant l’évacuation à Dunkerque de plus de 300 000 soldats Alliés britanniques et français vers la Grande-Bretagne entre 26 mai et le 4 juin 1940.

L’Angleterre continue seule la guerre.

Le 18 juin 1940, répondant à l’appel à la résistance du Général de Gaulle, un certain nombre de Français passent en Angleterre et en Afrique du Nord pour combattre contre les Allemands.

Du 10 juillet au 30 juin 1940, l’Aviation Allemande – appelée également Luftwaffe  – bombarde l’Angleterre sans relâche lors de la Bataille d’Angleterre pour terroriser la population et conduire le gouvernement anglais à demander la paix mais les Britanniques résistent.

Le 22 juin 1941, l’URSS entre en guerre au côté des Alliés après l’invasion de la Russie par l’Allemagne, lors de l’opération Barbarossa, malgré le traité de non-agression entre l’Allemagne d’Adolf Hitler et l’Union Soviétique de Joseph Staline – appelé également Pacte germano-soviétique – signé le 23 août 1939.

Le 7 décembre 1941, les États-Unis entrent en guerre au côté des Alliés suite à l’attaque surprise de la base navale américaine de Pearl Harbor, situé dans l’État américain d’Hawaï, par l’Aviation Japonaise, alliée à l’Allemagne.

En 1942, l’Europe subit la domination de l’Allemagne nazie qui applique une loi totalitaire : contrôle de la population, déportation et extermination des juifs et des opposants.

Mais 1942 marque aussi un tournant dans l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale. Les rapports de force évoluent en faveur des Alliés.

Le Japon fait de nombreuses conquêtes en Asie de l’Est mais, entre le 5 et le 7 juin 1942, la bataille de Midway, dans l’océan Pacifique Nord, met fin à la supériorité du Japon dans le Pacifique.

Le 23 octobre 1942, les Alliés remportent la bataille d’El-Alamein en Égypte, contre l’Allemagne et l’Italie. Une citation du premier ministre anglais Winston Churchill résume l’importance de cette victoire en Afrique :

Avant El-Alamein, nous n’avons jamais eu de victoire, après El-Alamein, nous n’avons jamais eu de défaite !

Citation de Winston Churchill.

Le 2 février 1943, l’invasion allemande de la Russie est stoppée lors de la bataille de Stalingrad entre l’Union Soviétique et les Forces de l’Axe.

Les batailles de Midway, El-Alamein et Stalingrad marquent un tournant dans la Seconde Guerre Mondiale.

Le 10 juin 1943, les Forces Alliées lancent la Campagne d’Italie, considérée comme le  » ventre mou » de l’Axe, afin de libérer les routes maritimes en Méditerranée. Les Alliés prennent une grande partie de l’Italie en 1943 et obtiennent la reddition de l’Italie le 8 septembre 1943.

À partir du débarquement allié en Normandie le 6 juin 1944 – appelé également Jour J (D-Day en anglais) – les Alliés, aidés par les résistants français, libèrent la France de l’occupation allemande – dont Paris le 25 août 1944 – et poursuivirent leur avancée en Europe, battant notamment les Allemands à la bataille des Ardennes le 25 janvier 1945.

Le 8 mai 1945 l’Allemagne capitule à Karlshorst, dans la banlieue de Berlin, marquant la fin de la guerre en Europe.

Le 2 septembre 1945, la guerre dans le Pacifique prend fin avec la capitulation sans condition du Japon, après que les États-Unis aient largué des bombes atomiques sur les villes japonaises de Hiroshima le 6 août 1945 et Nagasaki le 9 août 1945.

La date du 2 septembre 1945 marque la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Si vous voulez apprendre les dates les plus importantes de la Seconde Guerre Mondiale, lisez notre cours d’histoire détaillé.

Article détaillé : Seconde Guerre Mondiale : dates clés (1939 – 1945)

Les Alliés, sortis vainqueurs de la guerre, se partagent le monde en zones d’influence. Deux superpuissances vont dominer le monde : les États-Unis et l’URSS.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les pays défaits de l’Axe feront l’objet de mesures plus constructives et moins punitives qu’après la Première guerre mondiale.

  • Plan Marshall : programme américain de prêts pour aider à la reconstruction en Europe.
  • Procès de Nuremberg : juridiction du Tribunal militaire international siégeant à Nuremberg pour juger les principaux responsables du Troisième Reich (État allemand nazi)
  • Procès de Tokyo : Tribunal militaire international pour l’Extrême-Orient siégeant à Tokyo pour juger les grands criminels de guerre japonais.
  • Création de l’ONU : l’Organisation des Nations unies a pour but le maintien de la paix et la sécurité internationale.

Citations sur la Seconde Guerre Mondiale.

La Seconde Guerre Mondiale peut être résumée, illustrée au travers de quelques citations.

De cette paix imposée sortira une nouvelle haine entre les peuples et de nouveaux meurtres au cours de l’histoire.

Citation du président allemand Friedricht Ebert – 1919.

En ces heures douloureuses, je pense aux malheureux réfugiés qui, dans un dénuement extrême, sillonnent nos routes. Je leur exprime ma compassion et ma sollicitude. C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat.

Citation du Maréchal Philippe Pétain – 1940

La France a perdu une bataille ! Mais la France n’a pas perdu la guerre !

Citation du Général de Gaulle -1940

Ce combat est une lutte idéologique et raciale ; il devra être mené avec la plus extrême détermination.

Citation d’Adolf Hitler – mars 1941.

Je demande que le Congrès déclare que, depuis l’odieuse – et nullement justifiée – agression japonaise le dimanche 7 décembre, il existe un état de guerre entre les États-Unis et l’empire du Japon.

Citation du président des États-Unis d’Amérique Franklin Delano Roosevelt – décembre 1941.

Avant El-Alamein, nous n’avons jamais eu de victoire, après El-Alamein, nous n’avons jamais eu de défaite !

Citation de Winston Churchill.

Paris, outragé, Paris brisé, Paris martyrisé mais Paris libéré.

Citation du Général de Gaulle – 25 août 1944.

La guerre est gagnée. Voici la victoire. C’est la victoire des Nations Unies et c’est la victoire de la France. L’ennemi allemand vient de capituler devant les armées alliées de l’Ouest et de l’Est.

Citation du Général de Gaulle– 8 mai 1945.

Nous savons tous que les deux guerres mondiales que nous avons vécues sont nées des efforts vaniteux de l’Allemagne nouvellement unie de jouer un rôle dominateur dans le monde. La dernière guerre a été marquée par des crimes et des massacres tels qu’il faut remonter jusqu’à l’invasion des Mongols, au XIIIe siècle, pour trouver quelque chose d’approchant – et tels aussi que l’histoire de l’humanité n’en avait encore jamais connu jusqu’alors.

Citation de Winston Churchill – 19 septembre 1946 à Zurich.

Le premier pas vers la création de la famille européenne doit consister à faire de la France et de l’Allemagne des partenaires. Seul, ce moyen peut permettre à la France de reprendre la conduite de l’Europe. On ne peut pas s’imaginer une renaissance de l’Europe sans une France intellectuellement grande et une Allemagne intellectuellement grande.

Citation de Winston Churchill – 19 septembre 1946 à Zurich.

Bonus 1 : Texte intégral de la Déclaration de Guerre de la France à l’Allemagne.

Le 3 septembre 1939, le Président du Conseil Édouard Daladier, avec l’accord du président de la république française Albert Lebrun, déclare la guerre à l’Allemagne lors de son Appel à la Nation.

Françaises et Français !

Depuis le 1er septembre au lever du jour, la Pologne est victime de la plus brutale et de la plus cynique des agressions. Ses frontières ont été violées. Ses villes sont bombardées. Son armée résiste héroïquement à l’envahisseur.

La responsabilité du sang répandu retombe entièrement sur le gouvernement hitlérien. Le sort de la paix était dans les mains de Hitler. Il a voulu la guerre.

La France et l’Angleterre ont multiplié leurs efforts pour sauver la paix. Elles ont fait ce matin encore une pressante intervention à Berlin pour adresser au gouvernement allemand un dernier appel à la raison et lui demander l’arrêt des hostilités et l’ouverture de négociations pacifiques.

L’Allemagne nous a opposé un refus. Elle avait déjà refusé de répondre à tous les hommes de cœur dont la voix s’était élevée ces temps derniers en faveur de la paix du monde.

Elle veut donc la destruction de la Pologne, afin de pouvoir assurer avec rapidité sa domination sur l’Europe et asservir la France.

En nous dressant contre la plus effroyable des tyrannies, en faisant honneur à notre parole, nous luttons pour défendre notre terre, nos foyers, nos libertés.

J’ai conscience d’avoir travaillé sans trêve ni répit contre la guerre jusqu’à la dernière minute.

Je salue avec émotion et avec tendresse nos jeunes soldats, qui vont accomplir maintenant le devoir sacré que nous avons nous-même accompli. Ils peuvent avoir confiance dans leurs chefs, dignes de ceux qui ont déjà mené la France à la victoire.

La cause de la France se confond avec celle de la Justice. Elle est celle de toutes les nations pacifiques et libres. Elle sera victorieuse.

Français et Françaises !

Nous faisons la guerre parce qu’on nous l’a imposée. Chacun de nous est à son poste, sur le sol de France, sur cette terre de liberté où le respect de la dignité humaine trouve un de ses derniers refuges. Vous associerez tous vos efforts, dans un profond sentiment d’union et de fraternité, pour le salut de la Patrie.

Vive la France !

Bonus 2 : Texte intégral de l’Appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle.

L’appel du 18 juin 1940 est le discours prononcé à la radio de Londres par le Général de Gaulle pour appeler à la résistance contre l’Allemagne nazie, après que le Maréchal Pétain, Président du Conseil, ait reconnu la défaite de la France.

Il est considéré  comme le texte fondateur de la Résistance française.

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne de l’ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-
elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des États-Unis.
Cette guerre n’est pas limitée au territoire de notre malheureux pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialisés des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu’il arrive, la Flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.
Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la radio de Londres.

A découvrir aussi.

Si cet article du blog éducatif  Apprendre 5 Minutes vous a plu, faites le connaitre autour de vous.

Résumé de la Seconde Guerre Mondiale (1939 – 1945)

Abonnez-vous pour être informé des nouvelles parutions d’articles.

 

 

 

Cinquième République (de 1958 à nos jours) : Résumé, Dates, Causes, Institutions

Depuis la date du 4 octobre 1958, la Cinquième République – Ve République – est le régime politique républicain de la France.

Vous cherchez un court résumé de la Cinquième République, de sa création en 1958 à nos jours ? Vous voulez en connaitre les causes, les dates clés, ses institutions ?

Vous voulez apprendre et retenir les dates clés de la cinquième république, de sa création à nos jours ?

Lisez cet article du blog éducatif Apprendre 5 minutes pour apprendre comment mémoriser les grandes dates de la cinquième république française et retenir l’essentiel de cette période.

5 minutes par jour, pendant quelques jours, vous suffirons pour vous en souvenir.

Nous avons sélectionné des méthodes particulièrement efficaces pour vous aider à vous souvenir des dates des principaux événements de l’Histoire de la Cinquième République.

Sommaire

  • Origines et causes.
  • Bref résumé de la Cinquième République.
    • Les institutions de la Cinquième République.
    • Les événements marquants de la Cinquième République.
  • Les dates clés de la cinquième république.
  • Comment mémoriser les dates clés de la cinquième république.
  • A découvrir aussi.

Origines et causes.

Née en 1958, la Cinquième République est le régime politique républicain actuellement en vigueur en France.

Elle succède à la Quatrième République, marquée par l’instabilité gouvernementale et les problèmes de colonisation.

En pleine guerre d’Algérie, après la tentative de coup d’État du 13 mai 1958 à Alger d’une partie de l’armée qui voulait imposer  le maintien de l’Algérie Française au sein de la république, le président de la république René Coty fait appel au Général de Gaulle et le nomme président du Conseil le 01 juin 1958 pour préparer une nouvelle constitution.

La guerre d’Algérie et la décolonisation.

Après la deuxième guerre mondiale, plusieurs colonies veulent leur indépendance.

En 1954, la France perd la guerre d’Indochine après 8 ans de conflit.

C’est le début de la décolonisation.

En 1956, le Maroc et la Tunisie deviennent indépendantes.

En Algérie, les liens avec la France sont plus forts, avec une communauté française importante. La guerre éclate en 1954 et entraine la Quatrième République dans la crise institutionnelle.

L’instabilité gouvernementale.

La Quatrième République est un régime parlementaire. Le président de la république a peu de pouvoir.

Le scrutin proportionnel aux élections législatives multiplie les partis politiques et fragilise toute majorité dans l’assemblée. Les partis tentent de s’allier pour gouverner.

Un grand nombre de gouvernements vont se succéder.

La faiblesse du pouvoir exécutif va l’empêcher de résoudre les crises liées à la décolonisation et entrainer une crise de régime lors de la guerre d’Algérie.

Le retour au pouvoir du Général de Gaulle.

La France a besoin d’une autorité morale pour restaurer le pouvoir de l’État.

Nommé président du Conseil, le Général de Gaulle, qui apparait comme le seul capable de rétablir l’ordre,  revient au pouvoir pour former un nouveau gouvernement.

Il constitue un gouvernement d’union nationale, obtient le pouvoir de gouverner par ordonnance – il n’a pas besoin de l’autorisation de l’assemblée – pour régler le conflit algérien et de préparer une nouvelle constitution.

Bref résumé de la cinquième République.

Les institutions de la Cinquième République.

La Cinquième République est le régime politique actuel.

Nommé Président du Conseil le 1er juin 1958, suite à la tentative de coup d’État du 13 mai 1958, le général de Gaulle prépare une nouvelle constitution.

Elle a pour objectif de mettre un terme à l’instabilité gouvernementale et au risque de coup d’État militaire.

Adoptée par référendum le 28 septembre 1958, la Constitution française est promulguée le 4 octobre 1958 et la Cinquième République proclamée.

La Cinquième République est un régime semi-présidentiel.

Il renforce le pouvoir du président de la république, élu au suffrage universel direct instaurée par référendum le 28 octobre 1962 et par l’alignement à cinq ans de la durée du mandat présidentiel sur celui de l’Assemblée nationale depuis l’élection du 5 mai 2002.

Le Président de la République nomme le premier ministre (chef du gouvernement), peut dissoudre l’Assemblée Nationale et dispose d’un domaine réservé sur la politique étrangère.

Le Parlement est constitué de l’Assemblée Nationale et du Sénat. Il débat, amende et vote les lois, dont certaines peuvent être à son initiative.

L’Assemblée Nationale peut renverser le gouvernement en votant une motion de censure. Toutefois le président de la république peut refuser la démission du gouvernement et dissoudre l’Assemblée Nationale.

Les députés de l’Assemblée Nationale sont élus pour cinq ans au suffrage universel direct, lors d’un scrutin majoritaire à deux tours.

Les sénateurs sont élus pour six ans au suffrage indirect par les Grands Électeurs (députés, conseillers généraux, conseillers régionaux, délégués des conseils municipaux). Le Sénat est renouvelé pour moitié tous les trois ans.

Le Conseil constitutionnel assure contrôle de conformité de la loi à la Constitution et veille à la régularité des élections nationales et référendums.

Actuellement en vigueur, la constitution de la cinquième république a permis jusqu’à aujourd’hui de :

  • Surmonter les crises politiques et sociales.
  • L’alternance politique.
  • La cohabitation entre un président de la république et un premier ministre appartenant à des partis politiques opposés.

Après la Troisième République, c’est le régime républicain français ayant connu la plus grande longévité.

Les événements marquants de la Cinquième République.

Les premières années de la Ve République sont marquées par la fin de la Guerre d’Algérie en 1962 et l’indépendance des Colonies Françaises en Afrique, entre 1958 et 1960.

La révolte étudiante et la contestation politique, sociale et culturelle de mai-juin 1968.

L’élection de François Mitterrand à la Présidence de la République le 10 mai 1981, mettant fin à 23 années de pouvoir de la Droite et permettant l’alternance politique au bénéfice de la Gauche.

La construction européenne se poursuit –  depuis le Traité de Rome du 25 mars 1957 qui créait la Communauté économique européenne – avec notamment la création de l’Union Européenne le 1er novembre 1993, suite à la signature du Traité de Maastricht le 7 février 1992.

Après une première vague d’attentats en 1995 et la proclamation du « califat » de l’État islamique, le 29 juin 2014, la France est touché par une série d’attentats islamistes (attentats contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, etc).

Les dates clés de la Cinquième République.

Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Les Grandes Dates de la Cinquième République.
Les Grandes Dates de la Cinquième République.

13 mai 1958 : coup d’État du 13 mai, appelé également Putsch d’Alger. En pleine guerre d’Algérie, la rébellion avait pour but de conserver l’Algérie dans la France. Le Coup d’État du 13 mai 1958 à Alger entrainera le retour du général de Gaulle et la fin de la IVe République.

28 septembre 1958 : Naissance de la Cinquième République. La Constitution de la Ve République est approuvée par référendum avec 82,6% de oui. Elle sera promulguée le 4 octobre 1958 et la Ve République proclamée le lendemain.

21 décembre 1958 : Charles de Gaulle est élu président de la République par un collège de plus de 80 000 grands électeurs. Il prend ses fonctions de président de la République le

1er janvier 1960 : Entrée en vigueur du nouveau franc, appelé également « franc lourd ». Tous les prix sont divisés par 100. 1 Nouveau Franc correspond à 100 anciens francs.

13 février 1960 : Première bombe atomique française.

18 mars 1962 : Signature des accords d’Évian mettant fin à la guerre d’Algérie et reconnaissant l’indépendance de l’Algérie. Ils seront suivi le 1er juillet 1962 par le référendum d’autodétermination de l’Algérie. L’Algérie devient indépendante le 5 juillet 1962.

28 octobre 1962 : Approbation par référendum de l’élection du président de la République au suffrage universel direct.

19 décembre 1965 : Le général de Gaulle est réélu président de la République.

7 mars 1966 : La France quitte l’OTAN, l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord. Le général de Gaulle veut garder son indépendance en matière de politique étrangère et doter la France d’une politique de défense indépendante.

24 juillet 1967 : « Vive le Québec libre ». Le président de la République  Charles de Gaulle, en visite officielle au Québec, déclare à la fin de son discours à Montréal « Vive Montréal ! Vive le Québec! Vive le Québec libre! Vive le Canada français! Vive la France! ». Ce discours déclenche une grave crise politique entre la France et le Canada car il rappelle la citation du général de Gaulle « Vive la France libre dans l’honneur et dans l’indépendance ! » qui terminait l’appel du 22 juin 1940 à la Résistance à l’occupation allemande et au régime de Vichy.

13 mai 1968 : Grande manifestation contre Charles de Gaulle lors des événements de « mai 1968« . Le mouvement étudiant s’amplifie; les syndicats ouvriers déclenchent la plus grande grève générale du XXe siècle et manifestent avec les étudiants. Les manifestants dénoncent la société de consommation et le chômage associé au système capitaliste.

28 avril 1969 : Le président de la République Charles de Gaulle démissionne après l’échec de du référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat.

15 juin 1969 : Georges Pompidou est élu président de la République.

19 octobre 1973 : Premier choc pétrolier, suite à la demande très forte des pays industriels et au déclenchement de la Guerre du Kippour (guerre israélo-arabe) le 6 octobre 1973. Le 19 octobre 1973, l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) augmente de 70% le prix du baril de brut.

19 mai 1974 : Valéry Giscard d’Estaing (UDF) est élu président de la République.

5 juillet 1974 : L’âge légal de la majorité civile passe de 21 à 18 ans. La loi n° 74-631 du 5 juillet 1974 fixe à dix-huit ans l’âge de la majorité. Depuis les événements de mai 68, l’âge légal était considéré comme trop tardif.

19 décembre 1974 : Adoption de la loi Veil qui autorise l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

27 mars 1979 : Début du deuxième choc pétrolier suite à la révolution iranienne et au contexte géopolitique tendu dans la région vont entrainer une baisse de la production mondiale de pétrole et conduire l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) a augmenter les prix du brut.

10 mai 1981 : François Mitterrand (Parti socialiste) est élu président de la République. C’est la première fois qu’un président de gauche accède au pouvoir sous la Cinquième République. Valéry Giscard d’Estaing, ancien président de la République est battu au second tour des élections présidentielles.

18 septembre 1981 : Abolition de la peine de mort par l’Assemblée nationale. Le projet est défendue par le garde des sceaux, ministre de la Justice, Robert Badinter, au nom du Gouvernement.

13 janvier 1982 : Instauration de la semaine de 39 heures de travail et une cinquième semaine de congés payés.

26 mars 1982 : Abaissement de l’âge de la retraite à 60 ans.

19 mars 1986 : Première cohabitation. La droite remporte les élections législatives. Jacques Chirac (RPR) est nommé Premier ministre. C’est la première cohabitation en France sous la cinquième république.

8 mai 1988 : François Mitterrand est réélu président de la République.

6 novembre 1988 : Référendum sur l’autodétermination en Nouvelle-Calédonie. Il fait suite aux tensions des années 80 et à l’assaut sanglant de la grotte d’Ouvéa, le 5 mai 1988 lors de la prise d’otages de gendarmes par des kanaks indépendantistes du FLNKS. Le 5 mai 1998, 10 ans après le drame d’Ouvéa, la signature de l’accord de Nouméa, instaure en Nouvelle-Calédonie un processus de décolonisation sur vingt ans. La date du référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie est fixée au 4 novembre 2018.

1er Janvier 1989 : Création du RMI (revenu minimal d’insertion) par la loi 88-1088.

20 septembre 1992 : Référendum français sur le Traité de Maastricht. Il autorise le président de la République à ratifier le traité sur l’Union Européenne.

28 mars 1993 : Deuxième cohabitation. La droite remporte la majorité aux élections législatives. Édouard Balladur (RPR) au poste de Premier ministre. C’est la deuxième cohabitation en France sous la Ve République.

1er novembre 1993 : Création de l’Union Européenne suite à la signature le 7 février 1992 du Traité de Maastricht.

7 mai 1995 : Jacques Chirac (RPR) est élu président de la République.

21 avril 1997 : Le président Jacques Chirac décide de dissoudre l’Assemblée nationale. La majorité parlementaire bien que très importante est divisée. Le président de la République souhaite une majorité forte et parlant d’une seule voix pour défendre les intérêts de la France. Les élections législatives ont lieu les 25 mai et 1er juin et donnent la majorité à la gauche. La troisième cohabitation en France sous la Ve République s’installe pour cinq ans avec la nomination de Lionel Jospin (PS) au poste de Premier ministre.

13 octobre 1999 : L’Assemblée nationale adopte la loi no 99-944 sur le Pacs (pacte civil de solidarité). La loi sur le Pacs est promulguée le 15 novembre 1999.

6 juin 2000 : Loi sur la parité. La loi n° 2000-493 tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives est votée le 6 juin 2000. Les partis politiques doivent présenter un nombre égal d’hommes et de femmes aux élections régionales, municipales, sénatoriales et européennes.

24 septembre 2000 : Référendum sur le quinquennat présidentiel. La durée du mandat présidentiel passe de sept à cinq ans.

7 octobre 2001 : Début de la Guerre d’Afghanistan. En représailles aux attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis,  perpétrés par l’organisation terroriste islamiste Al-Qaïda, les forces américaines et britanniques commencent l’opération « liberté immuable », contre le régime des Talibans en Afghanistan. Le 21 novembre 2001, La France envoie le porte-avions Charles de Gaulle pour soutenir les opérations de l’OTAN en Afghanistan.

1er janvier 2002 : Entrée en vigueur de l’Euro. L’Euro devient la monnaie unique de la France. Elle est la monnaie commune à de dix-neuf pays membres de l’Union européenne qui forment la zone euro. Un euro vaut 6,559 57 francs.

1er janvier 2002 : Suppression effective du service national – service militaire. Le décret du 27 juin 2001 n° 2001-550 relatif à la libération anticipée des appelés du service militaire est signé met fin à la conscription. Le service national est suspendu le 01 janvier 2002 et remplacé par un « parcours citoyen ».

5 mai 2002 : Jacques Chirac est réélu président de la République.

18 mars 2003 : L’outrage au drapeau national ou à l’hymne national est considéré comme un délit.

29 mai 2005 : Référendum français sur le traité établissant une constitution pour l’Europe. Le « non » l’emporte.

6 mai 2007 : Nicolas Sarkozy (UMP) est élu président de la République.

4 décembre 2008 : plan de relance économique de la France. Lors du discours de Douai, le président de la République Nicolas Sarkozy annonce un plan de relance de l’économie de 26 milliards d’euros pour faire face à la crise économique mondiale, liée à la crise bancaire et financière de l’automne 2008, suite à la crise des subprimes (prêts hypothécaires à risques) de l’été 2007. Le plan de relance donne la priorité à l’investissement.

6 mai 2012 : François Hollande (PS) est élu président de la République.

17 mai 2013 : Mariage pour tous. La loi n° 2013-404 du 17 mai 2013 ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe est promulguée. La France autorise le mariage homosexuel.

7 janvier 2015 : Attentat contre le journal satirique Charlie Hebdo. C’est le début d’une série d’attentats islamistes.

14 mai 2017 : Emmanuel Macron est élu président de la République. Élu à l’âge de 39 ans, Emmanuel Macron devient le plus jeune président de la République française.

17 novembre 2018 : Début des manifestations de masse du Mouvement des Gilets Jaunes contre la hausse des prix du carburants et la baisse du pouvoir d’achat.

Comment mémoriser les dates clés de la cinquième république.

La Cinquième République est le régime politique actuellement en vigueur en France.

Retenir les dates clés de la Ve République est un moyen efficace de situer les principaux événements de la période actuelle de l’Histoire de France.

Nous avons vu dans l’article comment mémoriser facilement les dates de l’histoire plusieurs techniques de mémorisation efficaces pour retenir les dates sur le long terme.

Nous allons en montrer une application pratique avec les dates clés de la Cinquième République.

Technique de mémorisation.

Nous allons apprendre les dates de la Cinquième République à l’aide de la table de rappel du grand système que nous avons appris dans l’article comment mémoriser facilement les chiffres ou les nombres.

Pour retenir plus facilement les événements à mémoriser, nous allons classer les dates par année, mois et jour.

Nous classerons les mois de 1 à 12 et les jours de 01 à 31.

Nous allons rattacher l’année, le mois, le jour, l’évènement à un objet ou un personnage et former une image mentale et créer une histoire.

Le cerveau adore les histoires. Il fonctionne par association. Associer, c’est créer des liens entre des objets, des personnages, des émotions, etc. Plus les liens seront forts et plus il sera facile de se souvenir.

C’est cette histoire que nous venons de créer que nous allons apprendre. Nous allons retenir ainsi facilement et à long terme la date et l’événement.

Comme il n’y a pas d’ambiguïté dans les dates à retenir, nous n’utiliserons que la table de rappel du grand système pour associer l’année, le mois et le jour à des images.

Exemple de mémorisation des dates de la Cinquième République.

13 mai 1958 : Putsch d’Alger.

La table de rappel du grand système associe le nombre 19 à une taupe et le nombre 58 à une louve. Nous allons donc associer l’année 1958 à une taupe (19) et à une louve (58).

Le mois de mai est le cinquième mois de l’année. Le lion est le code associé au chiffre 5.

Nous allons associer le jour – 13 – à un diamant.

Pour l’évènement, nous associerons le Putsch d’Alger à un punch; le mot punch ayant une consonance proche du mot Putsch.

Il nous reste à créer une petite histoire en prenant les images dans l’ordre, c’est à dire :

13 mai 1958 : taupe, louve, lion, diamant, punch.

Par exemple, « une taupe saute sur le dos d’une louve puis sur celui d’un lion et essaie de récupérer le diamant qui était tombé dans un verre de punch. »

Si voulez associer l’année 1958 à un seul mot, vous pouvez utiliser comme mnémonique le chanteur Topaloff, en s’appuyant sur la méthode des articulations chiffrées – la table de rappel ou grand système est une extension de la méthode des articulations chiffrées.

  • T correspond au chiffre 1.
  • P correspond au chiffre 9.
  • L correspond au chiffre 5.
  • F correspond au chiffre 8.

Il nous reste à créer une petite histoire en prenant les images dans l’ordre, c’est à dire :

13 mai 1958 : Topaloff, lion, diamant, punch.

Par exemple, « Le chanteur Topaloff chevauche un lion et tient dans sa main un verre de punch dans lequel se trouve un diamant. »

Imaginez l’histoire qui vous passe par la tête. Plus elle vous marquera et plus elle sera facile à se souvenir.

Procédez de même pour les autres dates clés de la Cinquième République.

Table de mémorisation des dates de la Cinquième République.

Pour chaque date à retenir, construisez une histoire facile à retenir pour vous en utilisant la technique que nous venons de voir.

A titre d’exemple, vous pouvez utiliser les associations suivantes :

13 mai 1958 : Putsch d’Alger.

13 mai 1958 : taupe, louve, lion, diamant, punch.

28 septembre 1958 : Naissance de la Cinquième République.

28 septembre 1958 : taupe, louve, pied, nef, bébé.

21 décembre 1958 : Charles de Gaulle est élu président de la République.

21 décembre 1958 : taupe, louve, tonneau, natte, gaulois.

1er janvier 1960 : Entrée en vigueur du nouveau franc.

01 janvier 1960 : taupe, chaise, toit, assiette, franc (Clovis, roi des Francs, pièce de 1 franc, etc.).

13 février 1960 : Première bombe atomique française.

13 février 1960 : taupe, chaise, noix, diamant, champignon nucléaire.

18 mars 1962 : Signature des accords d’Évian.

18 mars 1962 : taupe, chaîne, mât, dauphin, bouteille d’Évian.

28 octobre 1962 : Référendum de l’élection du président de la République au suffrage universel direct.

28 octobre 1962 : taupe, chaîne, tasse, nef, urne électorale et grand collier de la légion d’honneur (un des symboles du président de la République).

19 décembre 1965 : Le général de Gaulle est réélu président de la République.

19 décembre 1965 : taupe, chalet, tonneau, tapis, gaulois et grand collier de la légion d’honneur.

7 mars 1966 : La France quitte l’OTAN.

07 mars 1966 : taupe, juge, mât, sac, rose des vents (symbole de l’OTAN).

24 juillet 1967 : « Vive le Québec libre ».

24 juillet 1967 : taupe, chèque, quille, noir, harfang des neiges (hibou blanc; oiseau emblématique du Québec).

13 mai 1968 : Grande manifestation contre Charles de Gaulle.

13 mai 1968 : taupe, cheveu, lion, diamant, manifestation.

28 avril 1969 : Le président de la République Charles de Gaulle démissionne.

28 avril 1969 : taupe, chapeau, roi, nef, gaulois enlevant le grand collier de la légion d’honneur.

15 juin 1969 : Georges Pompidou est élu président de la République.

15 juin 1969 : taupe, chapeau, chat, étoile, pompe et grand collier de la légion d’honneur.

19 Octobre 1973 : Premier choc pétrolier.

19 octobre 1973 : taupe, camion, tasse, tapis, puits de pétrole.

19 mai 1974 : Valéry Giscard d’Estaing est élu président de la République.

19 mai 1974 : taupe, car, lion, tapis, cigare et grand collier de la légion d’honneur.

5 juillet 1974 : L’âge légal de la majorité civile passe à 18 ans.

05 juillet 1974 : taupe, car, chat, salon, dauphin qui vote.

19 décembre 1974 : Adoption de la loi Veil qui autorise l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

19 décembre 1974 : taupe, car, tonneau, tapis, tatouage IVG.

27 mars 1979 : Deuxième choc pétrolier.

27 mars 1979 : taupe, cape, mât, nuque, 2 puits de pétrole.

10 mai 1981 : François Mitterrand est élu président de la République.

10 mai 1981 : taupe, fête, lion, tasse, miroir (commence par MI; premières lettres du nom Mitterrand).

18 septembre 1981 : Abolition de la peine de mort.

18 septembre 1981 : taupe, fête, pied, dauphin, potence.

13 janvier 1982 : Instauration de la semaine de 39 heures de travail et une cinquième semaine de congés payés.

13 janvier 1982 : taupe, vigne, toit, diamant, tracteur (son proche du nombre trente-neuf) et sphinx (associé au chiffre 5 dans la table de rappel des chiffres-sons).

26 mars 1982 : Abaissement de l’âge de la retraite à 60 ans.

26 mars 1982 : taupe, vigne, mât, niche, personne âgée mangeant un croissant (son proche du nombre soixante).

19 mars 1986 : Première cohabitation.

19 mars 1986 : taupe, vache, mât, tapis, deux personnes dans une maison.

8 mai 1988 : François Mitterrand est réélu président de la République.

08 mai 1988 : taupe, fève, lion, savon, miroir et deux grands colliers de la légion d’honneur.

6 novembre 1988 : Référendum sur l’autodétermination en Nouvelle-Calédonie.

06 novembre 1988 : taupe, fève, tête, singe, urne électorale et une flèche faîtière (un des symboles de la Nouvelle-Calédonie).

1er Janvier 1989 : Création du RMI.

01 janvier 1989 : taupe, vapeur, toit, assiette, Rémy Julienne (cascadeur).

20 septembre 1992 : Référendum français sur le Traité de Maastricht.

20 septembre 1992 : taupe, bonnet, pied, noce, urne électorale et drapeau européen.

28 mars 1993 : Deuxième cohabitation.

28 mars 1993 : taupe, pomme, mât, nef, deux personnes dans une maison.

1er novembre 1993 : Création de l’Union Européenne.

01 novembre 1993 : taupe, pomme, tête, assiette, bébé et drapeau européen.

7 mai 1995 : Jacques Chirac est élu président de la République.

07 mai 1995 : taupe, pelle, lion, sac, Chiron (centaure dans la mythologie grecque).

21 avril 1997 : Dissolution de l’Assemblée nationale.

21 avril 1997 : taupe, bague, roi, natte, palais Bourbon – bâtiment qui abrite l’Assemblée nationale – en train de se dissoudre (dans un verre, par exemple).

13 octobre 1999 : Pacs.

13 octobre 1999 : taupe, papa, tasse, diamant, « mariés » au tribunal.

6 juin 2000 : Loi sur la parité.

06 juin 2000 : noce, ciseau, chat, singe, balance (à l’équilibre avec un homme et une femme).

24 septembre 2000 : Référendum sur le quinquennat présidentiel.

24 septembre 2000 : noce, ciseau, pied, noir, urne électorale et sphinx (associé au quinquennat, au chiffre 5 dans la table de rappel des chiffres-sons).

7 octobre 2001 : Début de la Guerre d’Afghanistan.

07 octobre 2001 : noce, assiette, tasse, sac, mosquée en feu (la mosquée est un des symboles du drapeau afghan).

1er janvier 2002 : Entrée en vigueur de l’Euro.

01 janvier 2002 : noce, cygne, toit, assiette, (pièce de 1) euro.

1er janvier 2002 : Suppression effective du service national.

01 janvier 2002 : noce, cygne, toit, assiette, (soldat qui rend son) paquetage militaire.

5 mai 2002 : Jacques Chirac est réélu président de la République.

05 mai 2002 : noce, cygne, lion, salon, Chiron (centaure) et deux grands colliers de la légion d’honneur.

18 mars 2003 : L’outrage au drapeau national ou à l’hymne national est considéré comme un délit.

18 mars 2003 : noce, sumo, mât, dauphin, drapeau français déchiré.

29 mai 2005 : Référendum français sur le traité établissant une constitution pour l’Europe.

29 mai 2005 : noce, salon, lion, nappe, urne électorale et livre (avec les douze étoiles du drapeau européen sur la couverture).

6 mai 2007 : Nicolas Sarkozy est élu président de la République.

06 mai 2007 : noce, sac, lion, singe, sac en osier.

Si vous voulez associer le nombre 07 à une autre image que le sac, vous pouvez par exemple associer 07 à une bouteille de whisky.

4 décembre 2008 : plan de relance de l’économie.

04 décembre 2008 : noce, savon, tonneau, cerf, fusée et pièce de un euro.

6 mai 2012 : François Hollande (PS) est élu président de la République.

06 mai 2012 : noce, tonneau, lion, singe, tulipe (un des symboles de la Hollande).

17 mai 2013 : Mariage pour tous.

17 mai 2013 : noce, diamant, lion, ticket, (bague de) mariage.

Si vous voulez associer le nombre 20 à une autre image que la noce, vous pouvez par exemple associer 20 à la ville de Nice.

7 janvier 2015 : Attentat contre le journal satirique Charlie Hebdo.

07 janvier 2015 : noce, étoile, toit, sac, tour Eiffel, noire, dans un cercle, noir (symbole de la solidarité autour des parisiens, après les attentats).

14 mai 2017 : Emmanuel Macron est élu président de la République.

14 mai 2017 : noce, ticket, lion, taureau, Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron est le président de la République actuellement en fonction en France.

Si vous avez besoin d’une image pour le symboliser, vous pouvez par exemple utiliser comme image

  • Macron (◌̄) : un macron est un diacritique, c’est-à-dire une barre horizontale placée en général au dessus d’une voyelle.
  • Maquereau : son proche du mot Macron.

A découvrir aussi.

Si cet article du blog éducatif  Apprendre 5 Minutes vous a plu, faites le connaitre autour de vous.

Cinquième République (de 1958 à nos jours) : Résumé, Dates, Causes, Institutions

Abonnez-vous pour être informé des nouvelles parutions d’articles.