Le Président de la République Française : Élection, Rôle et Pouvoirs.

Le Président de la République Française : Élection, Rôle et Pouvoirs

Quels sont les pouvoirs du président de la République française ? Quel est son rôle dans la Cinquième République ? Comment est élu le Président français ?

La Constitution française de la Ve République attribue au président de la République de nombres pouvoirs, propres ou partagés : nommer le Premier Ministre, promulguer les lois, dissoudre l’Assemblée nationale, recourir au référendum, négocier et signer des traités avec d’autres pays, etc.

Il est le chef des armées et le garant de l’indépendance de la magistrature.

En cas de crise, le Chef de l’état dispose de pouvoirs exceptionnels définies dans l’article 16 de la Constitution française.

élu pour cinq ans au suffrage universel, le président de la République est le personnage principal de l’état et dispose d’un rôle politique essentiel.

En 2022, le premier tour de l’élection présidentielle a lieu le 10 avril et le second tour le 24 avril.

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La Liberté guidant le peuple.

France – Les Symboles de la République Française

Les symboles de la Ve République française :

Pourquoi le drapeau de la France est un drapeau tricolore bleu-blanc-rouge ?

Quelle est l’origine de la Marseillaise ?

Que fête-t-on le 14 juillet ?

Qui est Marianne ?

Pourquoi le coq est un symbole de la France ?

Les symboles représentent la France et son histoire. Ils servent à identifier, évoquer, représenter ou rallier l’ensemble des français.

Lisez cet article du blog éducatif Apprendre 5 minutes pour comprendre et connaitre les symboles de la République.

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Jours Fériés en France.

Jours Fériés en France

Jours fériés en France : Jour de l’An, lundi de Pâques, fête du Travail, Victoire 1945, Ascension, lundi de Pentecôte, Fête nationale, Assomption, Toussaint, Armistice 1918, Noël.

Le code du travail définit  légalement 11 jours fériés en France et des jours fériés supplémentaires dans certains départements et collectivités de France métropolitaine et de France d’Outre-Mer.

Vous voulez savoir quels sont les jours fériés ?

Vous voulez connaitre l’histoire des jours fériés ?

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Vous trouverez également le calendrier des jours fériés en France.

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Réchauffement Climatique (de 1850 à nos jours) : Définition, Résumé, Dates clés, Causes, Conséquences, Solutions, Citations.

Réchauffement Climatique – résumé, dates, causes, conséquences, solutions

Résumé du Réchauffement climatique (de 1850 à nos jours) : définition, résumé, dates clés, causes, conséquences, solutions,  citations.

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Qu’est-ce que le réchauffement climatique ? Quelles sont les causes du dérèglement climatique ? Quelles sont les grandes dates du changement climatique ? Quelles sont les conséquences du réchauffement planétaire ? quelles sont les solutions pour réduire le réchauffement climatique ?

La planète se réchauffe rapidement.

Les glaciers fondent, le niveau des mers et des océans monte, des forêts disparaissent et des animaux sont en voie de disparition.

Par son activité, l’homme est considéré comme le principal responsable du réchauffement de la planète et de ses conséquences.

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Mouvement des Gilets Jaunes : Résumé, Dates, Causes, Revendications.

Mouvement des Gilets Jaunes : Résumé, Dates, Causes, Revendications

Résumé du Mouvement des Gilets Jaunes : définition, dates, résumé, causes et revendications.

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Qu’est-ce que le Mouvement des Gilets Jaunes ?

Quelle est l’origine du mouvement ?

Quand a commencé le Mouvement des Gilets Jaunes ?

Quelles sont les revendications des manifestants ?

Pourquoi les manifestants portent-ils un gilet jaune ?

Quelles sont les dates clés du mouvement des Gilets Jaunes ?

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Mouvement des Gilets Jaunes : Résumé, Dates, Causes, Revendications.
Mouvement des Gilets Jaunes : Résumé, Dates, Causes, Revendications.

Sommaire

  • Définition du Mouvement des Gilets Jaunes.
  • Date de début du Mouvement des Gilets Jaunes.
  • Pourquoi le Gilet Jaune est le symbole des manifestants.
  • Quelles sont les causes du Mouvement des Gilets Jaunes.
  • Qui sont les Gilets jaunes.
  • Revendications des Gilets Jaunes.
  • Résumé de l’histoire du Mouvement des Gilets Jaunes.
  • Les dates clés du Mouvement des Gilets Jaunes.
  • Annexe 1 : Pétition des Gilets Jaunes « Pour une Baisse des Prix du Carburant à la Pompe ! »
  • Annexe 2 : Les 42 revendications des Gilets Jaunes.
  • Annexe 3 : Lettre aux Français d’Emmanuel MACRON.
  • A découvrir aussi.

Définition du Mouvement des Gilets Jaunes.

Le Mouvement des Gilets Jaunes en France est le mouvement social spontané contre la hausse des prix du carburants et la baisse du pouvoir d’achat, ayant pour origine un appel à manifester sur les réseaux sociaux et ayant connu un pic de manifestants de 287 710 personnes le 17 novembre 2018 selon le ministère de l’Intérieur.

il s’agit de la crise la plus grave de la Cinquième République depuis les évènements de Mai 1968.

La durée de la contestation est la plus longue de la Cinquième République.

Date de début du Mouvement des Gilets Jaunes.

Le samedi 17 novembre 2018 débutent les manifestations de masse du Mouvement des Gilets Jaunes en France pour protester notamment contre la hausse des prix du carburant, après qu’une pétition en ligne de Priscillia Ludosky intitulée «Pour une baisse des prix du carburant à la pompe !» et publiée en mai ait recueilli environ 1 million de signatures et l’appel au  « Blocage national contre la hausse du carburant » sur Facebook en octobre d’Éric Drouet et Bruno Lefevre.

Carte de France des Gilets Jaunes.
Carte de France des Gilets Jaunes.

Pourquoi le Gilet Jaune est le symbole des manifestants.

Le Gilet Jaune comme symbole du mouvement vient d’une vidéo publiée sur Facebook le 24 octobre 2018 par Ghislain Coutard, en prévision de la manifestation du 17 novembre 2018 et vue plus de 5 millions de fois.

On a tous un gilet jaune dans la bagnole. Foutez-le en évidence sur le tableau de bord, toute la semaine, enfin jusqu’au 17. Un petit code couleur pour montrer que vous êtes d’accord avec nous, avec le mouvement, et qui est chaud, qui est pas chaud. Ça va motiver et dire: “Putain, on va croiser des ‘gilets jaunes’ partout sur les tableaux de bord, c’est un signe, ça va peut-être vraiment bouger. C’est pas que des paroles en l’air”.

Le gilet jaune devient le vêtement porté par les manifestants et le symbole du mouvement à qui il donne son nom.

Quelles sont les causes du Mouvement des Gilets Jaunes.

Le Mouvement des Gilets Jaunes a pour causes

  • la hausse des prix du carburant,
  • le coût de la vie élevé,
  • le sentiment que les réformes fiscales du gouvernement pèsent de façon excessive sur les classes populaires et les classes moyennes, en particulier dans les zones rurales et périurbaines.
  • le sentiment de délaissement, d’abandon par le pouvoir public des territoires ruraux et en dehors des grandes aires urbaines.
  • la défiance vis à vis des politiques, des syndicats et des médias.

Les gilets jaunes expliquent qu’ils sont obligés de prendre leur voiture pour aller travailler.

Dans certaines zones en dehors des grandes villes, il n’y a pas de transports en commun ou ils ne sont pas adaptés.

La voiture est leur seul moyen de transport pour travailler, aller à l’école, aller faire les courses, etc.

Qui sont les Gilets jaunes.

Un nombre important de manifestants sont

  • Issus principalement des classes moyennes et populaires.
  • Paient des impôts.
  • Gagnent trop pour être aidés et pas assez pour bien vivre.
  • Se trouvent en zones rurales ou périurbaines.
  • Dépendent de la voiture par manque de moyens de transports publics et de services de proximité.

Revendications des Gilets Jaunes.

Le 29 novembre 2018, une délégation de Gilets jaunes publient une liste de 42 revendications, issues d’un sondage mis en ligne, dans les domaines suivants

  • Fiscalité : Fin de l’austérité, faire payer plus les « gros » que les « petits », fin de la hausse sur les carburants, fin du CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi), pas de prélèvement à la source, etc.
  • Institutions : « Tout représentant élu aura le droit au salaire médian« , fin des indemnités présidentielles à vie, Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) inscrit dans la Constitution, mandat à 7 ans pour le président de la République, etc.
  • Retraites : retraite à 60 ans, minimum retraite à 1 200 €, refus du système à point.
  • Travail : SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance) à 1 300 € net, salaires indexés sur l’inflation, plus d’emplois pérennes, etc.
  • Europe et mondialisation : fin du travail détaché sur le territoire français, interdiction des délocalisations, traitement décent des demandeurs d’asile, reconduction des déboutés du droit d’asile dans leur pays d’origine.
  • Territoire et vie quotidienne : Zéro SDF (personnes Sans Domicile Fixe), favoriser les petits commerces, classes de 25 élèves maximum, fin des fermetures des services publics, limitation des loyers, baisse des prix du gaz et de l’électricité, etc.

Résumé de l’histoire du Mouvement des Gilets Jaunes.

La hausse des prix du carburant – en particulier la hausse de la taxe carbone prévue en janvier 2019 – et la dégradation de leurs conditions de vie déclenchent le 17 novembre 2018 les manifestations de masse du Mouvement des Gilets Jaunes, lancées et développées depuis le Web, en dehors des partis politiques et des syndicats et qui se poursuivent en 2019.

Au fur et à mesure que le Mouvement des Gilets Jaunes s’étend, il rassemble des mécontentements au-delà du prix des carburants, ressentis de façon plus importante en province et dans les zones rurales qu’à Paris et dans les grandes villes

  • Coût de la vie.
  • Désertification des petites villes.
  • Disparition des services publics.
  • Désengagements de l’État, etc.

Les revendications ne concernent plus seulement sur la fiscalité mais également son utilisation et sa raison d’être.

Face à la colère des Gilets jaunes et leurs revendications, le président de la République Emmanuel MACRON, le premier ministre Édouard PHILIPPE et le gouvernement cèdent sur la hausse de la taxe sur les carburants, proposent un plan pour favoriser le pouvoir d’achat et lancent un Grand débat National pour recueillir les souhaits des français.

Les dates clés du Mouvement des Gilets Jaunes.

12 janvier 2018 : groupe Facebook «Vous en avez marre ? C’est maintenant !!»

Créé le 12 janvier 2018 par Leandro Antonio Nogueira, le groupe Facebook « Vous en avez marre ? C’est maintenant !! (Colere +Dept)», opposé à la réduction à 80 km/h de la vitesse sur les routes et contre la vie trop chère, la hausse de la CSG et les taxes liées à l’automobile lancent un appel à manifester et bloquer les ronds-points le 27 janvier 2018 partout en France. Quelques « coléreux» portent des gilets jaunes avec des slogans écrits dans le dos.

Ces manifestations sont les prémices du Mouvement des Gilets Jaunes.

29 mai 2018 : Lancement de la pétition à l’origine du mouvement des gilets jaunes.

Le 29 mai 2018, une auto-entrepreneuse, Priscillia Ludosky,  lance une pétition en ligne intitulée «Pour une baisse des prix du carburant à la pompe !» afin que l’État cesse d’augmenter les taxes sur l’essence et le gazole. La pétition dépasse fin novembre le million de signatures sur le site change.org.

10 octobre 2018 : appel au  « Blocage national contre la hausse du carburant » sur Facebook.

Le 10 octobre 2018, deux chauffeurs routiers, Éric Drouet et Bruno Lefevre, décident de lancer sur Facebook un appel au  « Blocage national contre la hausse du carburant » le 17 novembre 2018.

L’appel au « Blocage national contre la hausse du carburant », est relayé sur les réseaux sociaux.

18 octobre 2018 : Une vidéo dénonce la traque aux conducteurs

Le 18 octobre 2018,  Jacline Mouraud publie une vidéo « OÙ VA LA FRANCE ?» sur Facebook où elle interpelle le président de la république Emmanuel MACRON pour exprimer son ras-le-bol contre la « traque aux conducteurs ». Elle y dénonce

  • Le nouveau contrôle technique.
  • La hausse du prix du carburant.
  • La chasse aux véhicules diesel.
  • L’augmentation du nombre de radars.
  • Les péages à l’entrée des grandes villes.

La vidéo comptabilise plus de 6 millions de vues.

17 novembre 2018 : Acte I : organisation d’un blocage national

17 novembre 2018 : Acte I du mouvement des Gilets Jaunes. Des manifestations organisées sur les réseaux sociaux par les Gilets Jaunes, en dehors des syndicats et des partis politiques, ont lieu dans toute la France, contre notamment la hausse du prix du carburant.

Le samedi 17 novembre 2018, la première journée de blocage de nombreuses routes, centres commerciaux et dépôts pétroliers et d’opérations péage gratuit sur les autoroutes – appelé également acte I des gilets jaunes – rassemble 287 710 manifestants en France, portant un gilet jaune, d’après les chiffres du ministère de l’Intérieur. Plusieurs élus politiques de gauche et de droite dénoncent la sous-évaluation du nombre de manifestants.

Plus de 3000 manifestations sont recensées en France.

Les manifestants restent mobilisés.

20 novembre 2018 : couvre-feu à la Réunion.

A la Réunion, la mobilisation des Gilets Jaunes est très importante pendant plusieurs jours, sur fond de crise sociale depuis plusieurs années.

  • 1 réunionnais sur 4 est au chômage.
  • 40% de la population vie en dessous du seuil de pauvreté.
  • Le niveau de vie médian est inférieur de 30% à celui de la métropole.
  • Le prix des produits de base est à la hausse à cause des taxes liées à l’importation.

Du 20 au 24 novembre 2018, le couvre-feu est instauré dans quatorze villes de l’île de la Réunion.

Le 28 novembre 2018, Annick Girardin, la ministre des Outre-Mer, se rend sur l’île de la Réunion et annonce des mesures pour lutter contre la pauvreté et répondre à l’urgence sociale qui vont réduire les tensions sur l’île.

4 décembre 2018 : recul du gouvernement sur les taxes sur les carburants.

Le 4 décembre 2018, le premier ministre Édouard Philippe, après avoir reçu les chefs des partis politiques la veille et que les représentants des Gilets Jaunes aient refusé de le rencontrer, après avoir reçu des menaces de mort, revient sur la position du Gouvernement et annonce

  • Un moratoire de six mois  sur la hausse des taxes sur le carburant.
  • La suspension provisoire de l’alourdissement des conditions de contrôle technique sur les automobiles.
  • Il n’y aura pas de hausse du tarif de l’électricité jusqu’à mai 2019.

Ces mesures n’apaisent pas les Gilets Jaunes qui appellent à un acte IV pour le samedi 8 décembre 2018.

10 décembre 2018 : Allocution du président Emmanuel MACRON pour mettre fin au conflit.

Le 10 décembre 2018, au cours d’une allocution télévisée, le président de la République Emmanuel MACRON annonce des mesures pour tenter de répondre à la colère sociale des Gilets Jaunes.

  • Hausse du SMIC de 100 euros par mois.
  • Heures supplémentaires versées sans impôts ni charges en 2019.
  • Versement d’une prime de fin d’année par les « employeurs qui le peuvent».
  • Annulation de la hausse de la CSG (Contribution Sociale Généralisée) pour les retraités touchant moins de 2000 euros par mois.
  • Annonce d’un débat national.

Toutefois, il maintient la suppression de l’ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune) qui est une des demandes les plus importantes des Gilets Jaunes.

La loi n° 2018-1213 du 24 décembre 2018  » portant mesures d’urgence économiques et sociales » porte sur les mesures annoncées par le président de la République Emmanuel MACRON lors de l’allocution télévisée du 10 décembre 2018.

Les mesures annoncées ne vont pas convaincre un grand nombre de Gilets Jaunes qui continuent de manifester.

3 janvier 2019 : Interpellation d’Éric DROUET.

Le 3 janvier 2019, Éric DROUET, une des figures emblématiques du Mouvement des Gilets Jaunes, est arrêté et gardé à vue pour « organisation d’une manifestation sans déclaration préalable » devant la Concorde, à deux jours de l’acte VIII des manifestations des Gilets Jaunes en France.

Le 5 janvier 2018, la mobilisation des Gilets Jaunes, qui avait faibli pendant la période des fêtes de fin d’année, est à nouveau en hausse, suite à l’interpellation d’Éric DROUET, lors de l’acte VIII des manifestations du samedi des Gilets Jaunes.

Le 7 janvier 2018, le premier ministre Édouard Philippe annonce un projet de loi contre les casseurs afin de pouvoir leur interdire de manifester.

15 janvier 2019 : Lancement du Grand Débat National.

Le 13 janvier 2019, le président de la République Emmanuel MACRON publie une Lettre aux Français, dans laquelle il détaille le contexte, les modalités du Grand Débat National et les questions proposées.

Le 15 janvier 2019, Emmanuel MACRON lance le Grand Débat National à Grand Bourgtheroulde dans le département de l’Eure en Normandie en échangeant pendant plus de 6 heures avec 600 maires.

La date de fin du Grand Débat National est le 15 mars 2019.

Pendant et après le Grand Débat National, les manifestations des Gilets Jaunes continuent dans toute la France.

30 janvier 2019 : Consultation en ligne  » le Vrai Débat ».

Le 30 janvier 2019, des référents Gilets Jaunes lancent en parallèle une consultation en ligne  » le vrai débat ».

  • La suppression de toute rémunération et des privilèges des anciens élus,
  • le Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC),
  • l’obligation d’avoir un casier judiciaire vierge pour se présenter aux élections,
  • la prise en compte du vote blanc.

arrivent en tête des revendications.

5 février 2019 : Crise avec l’Italie.

Le 5 février 2019, Luigi Di Maio, vice-président du Conseil Italien et chef de file du mouvement 5 étoiles (M5S), rencontre des représentants des Gilets Jaunes à Montargis.

Le 7 février 2019, le ministère français des Affaires étrangères rappelle provisoirement son ambassadeur à Rome pour des « consultations », ce qui ne s’était jamais produit depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

8 avril 2019 : Conclusions du Grand Débat National.

Le 8 avril 2019, le premier ministre Édouard Philippe présente les conclusions du Grand Débat  National lors de son discours au Grand Palais, à Paris.

  • « une immense exaspération fiscale » : « Nous devons baisser plus vite les impôts »,
  • « une exigence de fraternité, de proximité, de lien quotidien » :
    • « rétablir l’équilibre entre les métropoles et les communes qui se trouvent à l’extérieur »,
    • « réinvestir dans les transports du quotidien »,
    • « Le service aux usagers doit primer »,
  • « une exigence démocratique« : « Les Français veulent une démocratie plus représentative, plus transparente, et une exemplarité encore renforcée. »,
  • « une exigence climatique » : « Nos concitoyens sont prêts à changer de comportements dans de nombreux domaines, en revanche ils ne veulent pas de taxes ».

25 avril 2019 : Conférence de presse d’Emmanuel MACRON suite au Grand Débat National.

Le 25 avril 2019, le président de la République Emmanuel MACRON annonce les mesures prises suite au Grand Débat National pour répondre à la crise des Gilets Jaunes lors d’un conférence de presse à l’Élysée : retraite par points à 62 ans et ré-indexée sur l’inflation, plein-emploi en 2025, dose de proportionnelle aux élections législatives, suppression de l’ENA ( École nationale d’administration), maisons de service public dans tous les cantons pour lutter contre la désertion des zones périphériques.

Les principales annonces du e président de la République Emmanuel MACRON sont les suivantes :

Fiscalité.

  • Baisse de l’impôt sur le revenu pour ceux qui travaillent à hauteur de 5 milliards d’euros en 2020.
  • Évaluation par la Cour des comptes des sommes qui échappent à l’impôt pour lutter contre l’évasion fiscale.
  • Réforme de l’ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune » évaluée en 2020.
  • Suppression de niches fiscales mais pas celles des particuliers.
  • Mise en place d’un système de prélèvement par la CAF ( Caisse d’Allocations Familiales) des pensions alimentaires qui ne sont pas versées aux parents seuls.

Retraite.

  • Age légal de la retraite maintenu à 62 ans, tout en incitant financièrement les français en travaillant plus longtemps.
  • Réindexation des retraites de moins de 2000 euros sur l’inflation à partir du 1er janvier 2020.
  • Fin de la sous-indexation des retraites à partir de 2021.
  • Système de retraite par points présenté au cours de l’été.
  • Retraite minimale à 1000 euros par mois.
  • Statut pour aidants familiaux afin de leur construire des droits pour la retraite à partir de 2020. « Nous devons les reconnaître, les nommer, mais aussi dans nos politiques publiques leur bâtir une place pendant la réforme des retraites et leur construire des droits ».

Emploi.

  • Réforme de l’assurance chômage pour bâtir les droits et devoirs des entreprises et des demandeurs d’emploi.
  •  » Pacte productif » avec pour objectif le plein-emploi à l’horizon 2025.
  • Pas de jour férié supprimé.

Services publics.

  • Renforcement des services publics : Maison France Service , regroupant plusieurs services publics, dans chaque canton.
  •  » Nouvel acte de décentralisation, adapté à chaque territoire qui doit porter sur le logement, le transport, la transition écologique ».
  • Il n’y aurait  » plus de fermeture d’école ou d’hôpital sans accord du maire de la commune d’ici la fin du quinquennat ».
  • Objectif de ne pas dépasser 24 élèves par classe dans les écoles jusqu’au CE1.
  • Fermeture de l’ENA (École Nationale d’Administration) pour  » bâtir quelque chose qui fonctionne mieux ».
  • Fin des « grands corps de l’État » et de la « protection à vie » des hauts fonctionnaires.

Démocratie.

  • 20% de proportionnelle aux élections législatives.
  • Baisse du nombre de parlementaires de 25 à 30%.
  • Pas d’instauration du vote obligatoire.
  • Pas de reconnaissance du vote blanc.
  • Pas de RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne).
  • Le seuil du Référendum d’initiative partagée sera abaissé à 1 million de signatures.

Europe.

  • Débat annuel au Parlement sur la politique migratoire européenne. « Je souhaite que nous puissions instaurer, chaque année au Parlement, un débat sur la politique migratoire. »
  • Refonte de l’espace Schengen souhaitée (espace de libre circulation des personnes entre les États de l’Union européenne (UE) signataires de l’accord de Schengen), « quitte à ce que ce soit un Schengen avec moins d’États ».

Écologie.

  • Création d’un conseil de défense écologique, présidé par le président de la République pour  » prendre les choix stratégiques et mettre au cœur de toutes nos politiques cette urgence climatique ».
  • Création d’un conseil de participation citoyenne avec pour mission de « redessiner toutes les mesures concrètes d’aide aux citoyens sur la transition climatique dans le domaine des transports, de la rénovation des logements ».
  • Défendre au niveau européen un prix minimum du carbone ou une taxe carbone aux frontières.

14 juillet 2019 : Les gilets jaunes aux Champs-Élysées.

Le 14 juillet 2019, des heurts se produisent lors du défilé militaire aux Champs-Élysées.

175 manifestants sont interpellés par les forces de l’ordre dont plusieurs figures des gilets jaunes comme Maxime Nicolle, Jérôme Rodrigues et Éric Drouet.

16 et 17 novembre 2019 : Premier anniversaire du mouvement des Gilets Jaunes.

En chute l’été, la mobilisation des Gilets Jaunes reprend au début de l’automne dans plusieurs villes, loin des sommets atteints pendant l’hiver 2018 – 2019.

Le samedi 16 novembre 2019, la veille du premier anniversaire de l’acte I des manifestations des Gilets Jaunes, 28 000 personnes manifestent en France d’après les chiffres du ministère de l’Intérieur.

La dernière manifestation équivalente des Gilets Jaunes en France remonte au samedi 9 mars 2019, lors de l’acte XVII des manifestations des Gilets Jaunes.

Le dimanche 17 novembre 2019, jour du premier anniversaire de l’acte I des manifestations des Gilets Jaunes en France, posent une plaque en mémoire à Chantal Mazet, décédée le 17 novembre 2018,  le premier jour du mouvement des Gilets Jaunes à un rond-point bloqué par les Gilets Jaunes à Pont-de-Beauvoisin, en Savoie, renversée par un automobiliste.

5 décembre 2019 : Manifestations contre la réforme de la retraite.

Le 5 décembre 2019, suite au Mouvement social contre la réforme des retraites en France, 806 000 personnes, d’après les chiffres du Ministère de l’Intérieur, manifestent contre la réforme de la retraite.

Des Gilets Jaunes se joignent au mouvement de protestation regroupant une intersyndicale et des organisations lycéennes et étudiantes.

Le 7 décembre 2019, lors de l’acte LVI, les Gilets jaunes se joignent aux manifestations contre la réforme des retraites.

17 mars 2020 : Mise en confinement de la population française.

Les manifestations des Gilets Jaunes s’arrêtent de fait dans les rues suite à la mise en confinement de la population française suite à la pandémie de Covid-19, le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère de type 2 (SARS-CoV-2) venu de Chine; maladie infectieuse originaire de Chine.

Des groupes de Gilets Jaunes préparent le retour du mouvement après le déconfinement.

Annexe 1 : Pétition des Gilets Jaunes « Pour une Baisse des Prix du Carburant à la Pompe ! »

Lancée le 29 mai par Priscillia Ludosky, sur le site change.org, la pétition « Pour une Baisse des Prix du Carburant à la Pompe ! » lancée par Priscillia Ludosky et qui a reçu plus d’un million de signatures est le symbole de la naissance du Mouvement des Gilets Jaunes.

Voici le texte de la pétition symbole du Mouvement des Gilets Jaunes.

Depuis janvier 2018, particulièrement, nous constatons une forte hausse du prix du carburant.

Soit une hausse de 7,6 centimes/litre pour le gasoil,  et de 3,8 centimes/litre pour l’essence. En 2021, essence et diesel seront au même prix.

Selon l’Union française des industries pétrolières (UFIP), le gazole devrait encore augmenter de 34 centimes pendant le mandat d’Emmanuel Macron. En 2021, il devrait être plus cher que le sans-plomb.

Nombreux sont les motifs apportés pour justifier cette hausse:

Changer les habitudes des automobilistes et les inciter à acheter des voitures à essence ou électriques

– Contexte géopolitique : conflits entre les pays exportateurs de pétrole = variations du cours du pétrole : +174% en deux ans, 27 dollars en janvier 2016, 74 dollars actuellement ! https://prixdubaril.com/

– Hausse des marges pratiquées par les stations services : selon les conclusions du rapport de la CLCV ( l’Association nationale de défense des consommateurs et usagers) qui annonce une hausse de 11 à 13,9 cts pour l’essence et de 11,2 à 12,6 pour le gasoil.

——> Information contestée par président national des propriétaires-exploitants de stations-service au Conseil national des professions de l’automobile (CNPA) qui explique que les stations service « ont des contrats bien ficelés avec les pétroliers et gagnent de toute façon entre 1,5 et 4 centimes de commission au litre vendu ».

– Hausse des taxes du gouvernement (TICPE, taxe sur les produits pétroliers, et la taxe carbone ). La fiscalité dans son ensemble représente environ deux tiers du prix des carburants (soit environ 60 % du prix à la pompe).

——> ce motif est aussi en cause, pour la CLCV. L’association appelle donc « les pouvoirs publics à interrompre leur politique d’augmentation des taxes sur le carburant ». « La hausse de la fiscalité écologique est avant tout une mesure de rendement fiscal » qui « heurte le portefeuille des particuliers », juge l’association.

Répartition taxes/marges dans le prix du carburant

– Demande croissante en pétrole de la part des pays émergents (Chine, Inde, Moyen Orient).

—-> Les prévisions de l’Opep (L’Organisation des pays exportateurs de pétrole) confirment cette tendance avec une demande qui pourrait dépasser les 100 millions de barils par jour, contre environ 95 millions aujourd’hui

Montée en charge des certificats d’économies d’énergie (CEE) : Le dispositif des CEE, créé en 2006 repose sur une obligation de réalisation d’économies d’énergie imposée par les pouvoirs publics aux vendeurs d’énergie. Ceux-ci doivent ainsi promouvoir activement l’efficacité énergétique auprès des consommateurs d’énergie : ménages, collectivités territoriales ou professionnels.

—-> tarifs CEE répercutés sur le prix du carburant.

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/dispositif-des-certificats-deconomies-denergie

https://www.lesechos.fr/27/04/2017/LesEchos/22434-076-ECH_un-dispositif-dont-le-cout-enfle-rapidement.htm#

AUTANT DE MOTIFS DONT NOUS CITOYENS NE SOMMES PAS RESPONSABLES !

Concrètement, qui profite de cette baisse de consommation de véhicule diesel ?

« Ni l’électrique, ni l’hybride ne profitent de la baisse du diesel. Ce type de véhicule est encore trop cher et ne représente qu’entre 1,5% et 4% du marché. Faute d’alternative, c’est la motorisation essence traditionnelle qui reprend des couleurs avec 53% des ventes de véhicules neufs au premier trimestre. Aujourd’hui, le diesel est délaissé, en effet, en 2017, pour la première fois depuis seize ans, les particuliers ont acheté davantage de véhicules neufs essence que gazole. Ce qui pose un vrai problème en termes de pollution puisque si le diesel rejette plus d’oxydes d’azote, il émet moins de CO2 que l’essence.  »

CONCLUSION

Il est tout à fait honorable que nous cherchions des solutions pour circuler en polluant le moins possible notre environnement. Mais la hausse des taxes imposée par le gouvernement n’est pas la solution !

Nous sommes déjà dépendants des cours du pétrole, il n’est pas question qu’en plus nous subissions une augmentation des taxes !

Quelques pistes ?

  • Commencer par supprimer progressivement la vente de véhicules diesel (comme c’est déjà le cas pour certains constructeurs automobiles) et à terme les véhicules à essence pour laisser place aux véhicules hybrides/électriques.
  • Proposer des offres de reprises et réguler les prix trop élevés de ces véhicules électriques pour faciliter leur acquisition par nous citoyens.
  •  Donner pour objectif aux entreprises de mettre en place un système permettant aux employés de travailler depuis leur domicile afin de limiter la circulation des travailleurs.
  • Donner pour objectif aux entreprises de proposer une alternative aux employés ayant demandé une mutation pour raison de déménagement ou obligation familiale : travailler depuis leur domicile, ce qui équivaut à une acceptation partielle de leur demande de mutation.(afin de limiter la circulation de ces personnes vers la capitale)
  • Allouer des subventions et autres aides aux entreprises afin qu’elle s’installe en banlieue et en province ceci afin de désengorger les grandes villes et limiter les longs déplacements en voitures.
  • Financer / Co-financer ou continuer de financer des projets visant à créer des éco/bio-carburant.

———–> http://www.parismatch.com/Vivre/Automobile/Audi-invente-un-carburant-a-base-d-eau-et-d-air-754574

————-> http://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient/economies-sa-voiture-carbure-a-l-eau-de-pluie-12-02-2015-10524681.php

————-> https://www.challenges.fr/automobile/actu-auto/comment-l-us-navy-transforme-de-l-eau-de-mer-en-carburant_17955

————-> http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/moteurs-quand-l-eau-permet-de-115784

————-> Passé sur TF1 – Moteur à eau pantone

  •  Etc etc.…
  • Toute proposition est à explorer sans avoir à en faire payer le prix aux citoyens!

Je pense pouvoir parler au nom de toutes les personnes qui n’en peuvent plus de payer pour les erreurs des dirigeants et qui ne souhaitent pas toujours tout payer et à n’importe quel prix !

Je vous invite à signer cette pétition pour permettre le franchissement d’une étape allant vers le dialogue.

Sources: YouTube, Les Echos, France-Infos, Le Télégramme, Challenges, Agoravox, Echologique-solidaire, Prix du Baril, CeeEnergie, Le Figaro, Connaissance-des-Energies.

Annexe 2 : Les 42 revendications des Gilets Jaunes.

Le 29 novembre 2018, une délégation de Gilets jaunes publient une liste de 42 revendications.

Députés de France, nous vous faisons part des Directives du peuple pour que vous les transposiez en LOI.

Zéro SDF : URGENT.

Impôt sur le revenu davantage progressif (plus de tranches).

SMIC à 1300 euros net.

Favoriser les petits commerces des villages et centres-villes. (Cesser la construction des grosses zones commerciales autour des grandes villes qui tuent le petit commerce) + de parkings gratuits dans les centres-villes.

Grand Plan d’Isolation des logements. (faire de l’écologie en faisant faire des économie aux ménages).

Que les GROS (Macdo, google, Amazon, Carrefour…) payent GROS et que les petits (artisans, TPE PME) payent petit.

Même système de sécurité social pour tous (y compris artisans et autoentrepreneurs). Fin du RSI.

Le système de retraite doit demeurer solidaire et donc socialisé. (Pas de retraite à point).

Fin de la hausse des taxes sur le carburant.

Pas de retraite en dessous de 1 200 euros.

Tout représentant élu aura le droit au salaire médian. Ses frais de transports seront surveillés et remboursés s’ils sont justifiés. Droit au ticket restaurant et au chèque vacances.

Les salaires de tous les Français ainsi que les retraites et les allocations doivent être indexés à l’inflation.

Protéger l’industrie française : interdire les délocalisations. Protéger notre industrie c’est protéger notre savoir-faire et nos emplois.

Fin du travail détaché. Il est anormal qu’une personne qui travaille sur le territoire français ne bénéficie pas du même salaire et des même droits. Toute personne étant autorisée à travailler sur le territoire français doit être à égalité avec un citoyen français et son employeur doit cotiser à la même hauteur qu’un employeur français.

Pour la sécurité de l’emploi : limiter davantage le nombre de CDD pour les grosses entreprises. Nous voulons plus de CDI.

Fin du CICE. Utilisation de cet argent pour le lancement d’une Industrie Française de la voiture à hydrogène (qui est véritablement écologique, contrairement à la voiture électrique.)

Fin de la politique d’austérité. On cesse de rembourser les intérêts de la dette qui sont déclarés illégitimes et on commence à rembourser la dette sans prendre l’argent des pauvres et des moins pauvres mais en allant chercher les 80 milliards de fraude fiscale.

Que les causes des migrations forcées soient traitées.

Que les demandeurs d’asiles soient bien traités. Nous leur devons le logement, la sécurité, l’alimentation ainsi que l’éducation pour les mineurs. Travaillez avec l’ONU pour que des camps d’accueil soient ouverts dans de nombreux pays du monde, dans l’attente du résultat de la demande d’asile.

Que les déboutés du droit d’asile soient reconduits dans leur pays d’origine.

Qu’une réelle politique d’intégration soit mise en oeuvre. Vivre en France implique de devenir français (cours de langue française, cours d’Histoire de la France et cours d’éducation civique avec une certification à la fin du parcours).

Salaire maximum fixé à 15 000 euros.

Que des emplois soient crées pour les chômeurs.

Augmentation des allocations handicapés.

Limitation des loyers. + de logement à loyers modérés (notamment pour les étudiants et les travailleurs précaires).

Interdiction de vendre les biens appartenant à la France (barrage aéroport…)

Moyens conséquents accordées à la justice, à la police, à la gendarmerie et à l’armée. Que les heures supplémentaires des forces de l’ordre soient payées ou récupérées.

L’intégralité de l’argent gagné par les péages des autoroutes devra servir à l’entretien des autoroutes et routes de France ainsi qu’à la sécurité routière.

Le prix du gaz et l’électricité ayant augmenté depuis qu’il y a eu privatisation, nous voulons qu’ils redeviennent publiques et que les prix baissent de manière conséquente.

Fin immédiate de la fermeture des petites lignes, des bureaux de poste, des écoles et des maternités.

Apportons du bien-être à nos personnes âgées. Interdiction de faire de l’argent sur les personnes âgées. L’or gris, c’est fini. L’ère du bien-être gris commence.

Maximum 25 élèves par classe de la maternelle à la Terminale.

Des moyens conséquents apportés à la psychiatrie.

Le Référendum populaire doit entrer dans la Constitution. Création d’un site lisible et efficace, encadré par un organisme indépendant de contrôle où les gens pourront faire une proposition de loi. Si cette proposition de loi obtient 700 000 signatures alors cette proposition de loi devra être discutée, complétée, amendée par l’Assemblée Nationale qui aura l’obligation, (un an jour pour jour après l’obtention des 700 000 signatures) de la soumettre au vote de l’intégralité des Français.

Retour à un mandat de 7 ans pour le Président de la République. ( L’élection des députés deux ans après l’élection du Président de la République permettait d’envoyer un signal positif ou négatif au président de la République concernant sa politique. Cela participait donc à faire entendre la voix du peuple.)

Retraite à 60 ans et pour toutes les personnes ayant travaillées dans un métier usant le corps (maçon ou désosseur par exemple) droit à la retraite à 55 ans.

Un enfant de 6 ans ne se gardant pas seul, continuation du système des aides PAJEMPLOI jusqu’à ce que l’enfant ait 10 ans.

Favoriser le transport de marchandises par la voie ferrée.

Pas de prélèvement à la source.

Fin des indemnités présidentielles à vie.

Interdiction de faire payer aux commerçants une taxe lorsque leurs clients utilisent la carte bleue.

Taxe sur le fuel maritime et le kérosène.

Cette liste est non-exhaustive mais par la suite, la volonté du peuple sera entendue et appliquée au moyen de la création du système de Référendum Populaire qui devra rapidement être mis en place.

Députés, faites entendre notre voix à l’Assemblée.
Obéissez à la volonté du peuple
Faites appliquer ces Directives.
 Les Gilets Jaunes.

Annexe 3 : Lettre aux Français d’Emmanuel MACRON.

Le , Le président de la République Emmanuel Macron publie La Lettre aux Français, un texte dans lequel il détaille le contexte, les modalités du Grand Débat National et les questions proposées autour de quatre thèmes

  • Transition écologique.
  • Fiscalité.
  • Organisation de l’État.
  • Démocratie et citoyenneté.

Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes,

Dans une période d’interrogations et d’incertitudes comme celle que nous traversons, nous devons nous rappeler qui nous sommes.

La France n’est pas un pays comme les autres.

Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte.

Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités. Chez nous, l’éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune. Les difficultés de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontées, grâce à l’effort partagé par tous.

C’est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires.

C’est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d’opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie.

Et chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans l’élaboration des lois, dans les grandes décisions à prendre.

Chacun partage le destin des autres et chacun est appelé à décider du destin de tous : c’est tout cela, la Nation française.

Comment ne pas éprouver la fierté d’être Français ?

Je sais, bien sûr, que certains d’entre nous sont aujourd’hui insatisfaits ou en colère. Parce que les impôts sont pour eux trop élevés, les services publics trop éloignés, parce que les salaires sont trop faibles pour que certains puissent vivre dignement du fruit de leur travail, parce que notre pays n’offre pas les mêmes chances de réussir selon le lieu ou la famille d’où l’on vient. Tous voudraient un pays plus prospère et une société plus juste.

Cette ambition, je la partage. La société que nous voulons est une société dans laquelle pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d’effort et de travail.

En France, mais aussi en Europe et dans le monde, non seulement une grande inquiétude, mais aussi un grand trouble ont gagné les esprits. Il nous faut y répondre par des idées claires.

Mais il y a pour cela une condition : n’accepter aucune forme de violence. Je n’accepte pas la pression et l’insulte, par exemple sur les élus du peuple, je n’accepte pas la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires. Si tout le monde agresse tout le monde, la société se défait !

Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir.

C’est pourquoi j’ai proposé et je lance aujourd’hui un grand débat national qui se déroulera jusqu’au 15 mars prochain.

Depuis quelques semaines, des maires ont ouvert leurs mairies pour que vous puissiez y exprimer vos attentes. J’ai eu de premiers retours que j’ai pu prendre en compte. Nous allons désormais entrer dans une phase plus ample et vous pourrez participer à des débats près de chez vous ou vous exprimer sur internet pour faire valoir vos propositions et vos idées. Dans l’Hexagone, outre-mer et auprès des Français résidant à l’étranger. Dans les villages, les bourgs, les quartiers, à l’initiative des maires, des élus, des responsables associatifs, ou de simples citoyens… Dans les assemblées parlementaires comme régionales ou départementales.

Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l’intermédiaire légitime de l’expression des citoyens.

Pour moi, il n’y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler, d’échanger, de débattre.

Et peut-être découvrirons-nous que nous pouvons tomber d’accord, majoritairement, au-delà de nos préférences, plus souvent qu’on ne le croit.

Je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. Je pense toujours qu’il faut rendre à la France sa prospérité pour qu’elle puisse être généreuse, car l’un va avec l’autre. Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l’emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu’il faut donc leur donner les moyens de se développer. Je pense toujours que nous devons rebâtir une souveraineté industrielle, numérique et agricole et pour cela investir dans les savoirs et la recherche. Je pense toujours qu’il faut rebâtir une école de la confiance, un système social rénové pour mieux protéger les Français et réduire les inégalités à la racine. Je pense toujours que l’épuisement des ressources naturelles et le dérèglement climatique nous obligent à repenser notre modèle de développement. Nous devons inventer un projet productif, social, éducatif, environnemental et européen nouveau, plus juste et plus efficace. Sur ces grandes orientations, ma détermination n’a pas changé.

Mais je pense aussi que de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d’envisager l’avenir, de nouvelles idées.

À ce débat, je souhaite que le plus grand nombre de Français, le plus grand nombre d’entre nous, puisse participer.

Ce débat devra répondre à des questions essentielles qui ont émergé ces dernières semaines. C’est pourquoi, avec le Gouvernement, nous avons retenu quatre grands thèmes qui couvrent beaucoup des grands enjeux de la Nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’État et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté. Sur chacun de ces thèmes, des propositions, des questions sont d’ores et déjà exprimées. Je souhaite en formuler quelques-unes qui n’épuisent pas le débat mais me semblent au cœur de nos interrogations.

Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l’action publique.

L’impôt est au cœur de notre solidarité nationale. C’est lui qui finance nos services publics. Il vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui œuvrent à votre service. Il permet de verser aux plus fragiles des prestations sociales mais aussi de financer certains grands projets d’avenir, notre recherche, notre culture, ou d’entretenir nos infrastructures. C’est aussi l’impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps.

Mais l’impôt, lorsqu’il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s’investir dans les entreprises, créant ainsi de l’emploi et de la croissance. Et il prive les travailleurs du fruit de leurs efforts. Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage. Elles viennent d’être votées et commencent à peine à livrer leurs effets. Le Parlement les évaluera de manière transparente et avec le recul indispensable. Nous devons en revanche nous interroger pour aller plus loin.

Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?

Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique.

Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?

Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? À l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?

Notre modèle social est aussi mis en cause. Certains le jugent insuffisant, d’autres trop cher en raison des cotisations qu’ils paient. L’efficacité de la formation comme des services de l’emploi est souvent critiquée. Le Gouvernement a commencé à y répondre, après de larges concertations, à travers une stratégie pour améliorer notre santé, pour lutter contre la pauvreté et contre le chômage.

Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?

Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’État et des collectivités publiques. 

Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux : école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale.

Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens ? À quels niveaux et pour quels services ?

Comment voudriez-vous que l’État soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ?

Comment l’État et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?

La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir. 

Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air. Aujourd’hui personne ne conteste l’impérieuse nécessité d’agir vite. Plus nous tardons à nous remettre en cause, plus ces transformations seront douloureuses.

Faire la transition écologique permet de réduire les dépenses en carburant, en chauffage, en gestion des déchets et en transports. Mais pour réussir cette transition, il faut investir massivement et accompagner nos concitoyens les plus modestes.

Une solidarité nationale est nécessaire pour que tous les Français puissent y parvenir.

Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?

Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?

Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?

La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous.

Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos agriculteurs et nos industriels ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?

Enfin, il est évident que la période que notre pays traverse montre qu’il nous faut redonner plus de force à la démocratie et la citoyenneté. 

Être citoyen, c’est contribuer à décider de l’avenir du pays par l’élection de représentants à l’échelon local, national ou européen. Ce système de représentation est le socle de notre République, mais il doit être amélioré car beaucoup ne se sentent pas représentés à l’issue des élections.

Faut-il reconnaître le vote blanc ? Faut-il rendre le vote obligatoire ?

Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ?

Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus ?

Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Économique, Social et Environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?

En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d’écouter plus souvent la voix de ses citoyens.

Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?

Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?

Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative ?

La citoyenneté, c’est aussi le fait de vivre ensemble.

Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol : c’est le droit d’asile, qui ne saurait être remis en cause. Notre communauté nationale s’est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d’un avenir meilleur : c’est comme cela qu’elle s’est aussi construite. Or, cette tradition est aujourd’hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l’immigration et aux défaillances de notre système d’intégration.

Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ? En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

La question de la laïcité est toujours en France sujet d’importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu’elle permet à chacun de vivre selon ses choix.

Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’État et les religions de notre pays ? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

Dans les semaines qui viennent, je vous invite à débattre pour répondre à ces questions déterminantes pour l’avenir de notre Nation. Je souhaite aussi que vous puissiez, au-delà de ces sujets que je vous propose, évoquer n’importe quel sujet concret dont vous auriez l’impression qu’il pourrait améliorer votre existence au quotidien.

Ce débat est une initiative inédite dont j’ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions. Ce n’est ni une élection, ni un référendum. C’est votre expression personnelle, correspondant à votre histoire, à vos opinions, à vos priorités, qui est ici attendue, sans distinction d’âge ni de condition sociale. C’est, je crois, un grand pas en avant pour notre République que de consulter ainsi ses citoyens. Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence.

C’est ainsi que j’entends transformer avec vous les colères en solutions.

Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l’action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. Je vous en rendrai compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat.

Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes, je souhaite que le plus grand nombre d’entre vous puisse participer à ce grand débat afin de faire œuvre utile pour l’avenir de notre pays.

En confiance,

Emmanuel MACRON

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Les Causes de la Seconde Guerre Mondiale (1939 - 1945).

Causes de la Seconde Guerre Mondiale (1939 – 1945)

Causes de la Seconde Guerre Mondiale (1939 – 1945).

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Le 1er septembre 1939, l’Allemagne envahit la Pologne, déclenchant la Seconde Guerre Mondiale.

Le 1er septembre 1939, l’invasion de la Pologne par l’Allemagne nazie d’Adolf Hitler est considérée comme la cause principale et l’événement déclencheur de la Seconde Guerre Mondiale.

Les clauses du Traité de Versailles, crise économique, expansionnisme de l’Allemagne nazie d’Hitler et des pays de l’Axe, etc. sont à l’origine du conflit planétaire et ont entrainé l’Europe et le Monde dans la deuxième Guerre mondiale.

Vous cherchez un résumé pour comprendre les causes de la Seconde Guerre Mondiale et connaître les événements qui ont conduit au déclenchement de la Guerre de 39-45 ?

Les principales causes de la Seconde Guerre mondiale sont le diktat imposé par le Traité de Versailles de 1919, la crise économique de 1929, l’expansionnisme de l’Allemagne et des pays de l’Axe, la faiblesse de la Société des Nations (SDN), incapable d’éviter une nouvelle guerre mondiale.

La Première Guerre Mondiale devait être la dernière et pourtant, 20 ans après le traité de paix de Versailles, la Deuxième Guerre Mondiale éclate en 1939.

Hitler va profiter de l’humiliation ressentie par l’Allemagne devant le diktat de Versailles et de la crise économique qui ruina le pays pour prendre le pouvoir et conquérir l’Europe.

Vous êtes en CM2, au collège ou passionné par l’histoire et vous voulez apprendre les causes de la Guerre de 39-45 qui dépassa en horreur la Guerre de 14-18 ?

Vous voulez connaître les événements qui ont conduit à la deuxième guerre mondiale ?

Vous voulez savoir pourquoi la Seconde Guerre Mondiale éclate en 1939 ?

Lisez ce cours d’histoire gratuit en ligne du blog éducatif Apprendre 5 minutes pour apprendre et retenir rapidement et facilement les causes de la Seconde Guerre Mondiale et les événements à l’origine de la Guerre de 39-45 en Europe et dans le monde.

Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Les Causes de la Seconde Guerre Mondiale (1939 - 1945).
Les Causes de la Seconde Guerre Mondiale (1939 – 1945).

Sommaire

  • Qu’est-ce que la Seconde Guerre Mondiale ?
  • Quelles sont les causes de la Seconde Guerre Mondiale ?
    • Le redécoupage de l’Europe après la Première Guerre Mondiale.
    • La crise économique de 1929.
    • La peur du désordre.
    • La montée du totalitarisme.
    • La volonté expansionniste et hégémonique de l’axe Rome-Berlin-Tokyo.
    • La faiblesse de la Société des Nations (SDN).
  • Le déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale.
    • 13 janvier 1935, référendum sur le statut de la Sarre : la Sarre redevient allemande.
    • 3 octobre 1935, Seconde Guerre Italo-éthiopienne : conquête de l’Éthiopie par l’Italie.
    • 7 mars 1936, remilitarisation de la Rhénanie : l’Allemagne réoccupe la Rhénanie.
    • 17 juillet 1936, guerre d’Espagne : le prélude de la Seconde Guerre Mondiale.
    • 7 juillet 1937, Seconde Guerre Sino-japonaise : conquête de la Chine de l’Est par le Japon.
    • 12 mars 1938, Anschluss : Annexion de l’Autriche par l’Allemagne.
    • 30 septembre 1938, les accords de Munich : Annexion de la partie allemande de la Tchécoslovaquie par l’Allemagne.
    • 31 mars 1939, Alliance entre la France, le Royaume-Uni et la Pologne.
    • 7 avril 1939, Invasion de l’Albanie : Annexion de l’Albanie par l’Italie.
    • 23 août 1939, Pacte Germano-soviétique : Partage de l’Europe Orientale entre l’Allemagne et l’URSS.
    • 1er septembre 1939, Invasion de la Pologne par l’Allemagne : début de la Seconde Guerre Mondiale.
  • A découvrir aussi.

Qu’est-ce que la Seconde Guerre Mondiale ?

La Seconde Guerre Mondiale – appelée aussi Guerre de 39-45 ou Deuxième Guerre mondiale – est la guerre totale et mondiale la plus meurtrière de l’Histoire du Monde avec plus de 60 millions de morts et qui opposa du 1er septembre 1939 au 2 septembre 1945 les Alliés, dont la France et l’Axe, dont l’Allemagne et qui fut gagnée par les Alliés.

Commencée en 1939 en Europe, après l’invasion de la Pologne par l’Allemagne, le conflit s’étend en 1941 à l’URSS et aux États-Unis et touche tous les continents.

La Seconde Guerre Mondiale prend fin en 1945 avec la capitulation de l’Allemagne et du Japon, après que les États-Unis aient largué des bombes atomiques sur les villes de Hiroshima et de Nagasaki.

Quelles sont les causes de la Seconde Guerre Mondiale ?

En 1919, après la Première Guerre Mondiale, l’Europe est ruinée. Pendant les 4 années de la Guerre de 14-18, pendant que les hommes combattent au front dans les tranchées, les femmes et les enfants font fonctionner les usines et travaillent aux champs. La guerre est totale.

A la fin de cette guerre totale, les peuples aspirent à la paix. Ils souhaitent que cette guerre soit la dernière : la  » der des ders ».

Mais les dirigeants des pays Alliés, vainqueurs de la 1ère Guerre Mondiale, imposent des conditions telles, lors du Traité de paix de Versailles du 28 juin 1919, qu’elles vont entrainer les pays déçus vers une nouvelle guerre mondiale.

Le redécoupage de l’Europe après la Première Guerre Mondiale.

Le 3 mars 1918, la Russie bolchevique et les Empires Centraux signent le Traité de Brest-Litovsk après que les Empires Centraux – Allemagne, Autriche-Hongrie et Empire Ottoman – aient avancé à l’intérieur de la Russie. La Russie perd une partie de son territoire.

Le 28 juin 1919, lors du Traité de paix de Versailles, les Alliés, vainqueurs de la Première Guerre Mondiale, vont redécouper la carte de l’Europe en démantelant les Empires Centraux, vaincus lors de la Guerre de 14-18.

Deux pays, en particulier – l’Allemagne et l’Italie – vont très mal ressentir la signature du Traité de Versailles de 1919.

L’Allemagne.

  • Perd 15% de son territoire et son empire colonial. En particulier, la France récupère l’Alsace et la Lorraine qu’elle avait perdu en 1871.
  • Voit sa puissance militaire limitée.
  • Doit payer des indemnités considérables à la France et à la Belgique.
  • Perd la propriété de ses brevets.

L’opinion publique allemande considèrera le Traité de Versailles comme un diktat, c’est-à-dire comme un traité humiliant imposé par la force et sans condition par les Alliés.

Les allemands considèrent que la classe politique est à l’origine de la défaite de 1918. Cette rancœur poussera l’armée allemande à rejoindre Hitler lors de son accession au pouvoir.

L’Italie.

Bien que faisant parti des pays Alliés, vainqueurs de la Première Guerre Mondiale, l’Italie considère sa  » victoire mutilée ».

Les Alliés n’ont pas respecté les promesses du Pacte de Londres envers l’Italie.

L’Italie ne reçoit pas certains territoires prévus par le Pacte de Londres comme l’Istrie et la Dalmatie.

La crise économique de 1929.

En 1929, la crise économique – appelée Grande Dépression ou Crise Économique des années 1930  – éclate et durera jusqu’à la Deuxième Guerre Mondiale.

La Guerre de 14-18 a ruiné les pays de l’Europe. Il fallut de nombreuses années pour que les pays européens redressent leur économie.

Les États-Unis, au contraire, se sont enrichis en vendant des armes, de la nourriture et en prêtant de l’argent aux pays Alliés de la 1ère Guerre Mondiale.

Mais la spéculation boursière est trop forte. Les milieux financiers s’en rendent compte et paniquent.

Le 24 octobre 1929, le krach boursier – appelé  » Jeudi noir » – entraine l’effondrement des actions à la Bourse de New York.

La longueur et l’ampleur de la crise économique vont entrainer la ruine, la faillite et la fermeture de nombreuses banques et entreprises. Des millions de personnes se retrouvent au chômage et dans la misère.

Le Japon et l’Allemagne sont durement touchés.

La peur du désordre.

Dans de nombreux pays d’Europe, les ouvriers qui souffrent de la misère après la Première Guerre Mondiale, veulent suivre l’exemple de la Russie bolchevique et se révoltent.

Le 9 novembre 1918, l’empereur allemand Guillaume II abdique suite à la Révolution ouvrière de Novembre. La République allemande – appelée République de Weimar – est proclamée.

Le 21 mars 1919, la République des conseils de Hongrie, d’inspiration communiste, est proclamée, suite à la Révolution Hongroise de 1919.

L’Autriche, l’Italie et d’autres pays européens connaissent également des troubles importants.

Face à ces troubles, des pays comme l’Italie et l’Allemagne, veulent rétablir l’ordre.

En Italie, Mussolini fonde le parti nationaliste fasciste – nationaliste, autoritaire, anti-socialiste et antisyndical – dont les militants font régner la terreur contre les ouvriers et les paysans.

L’Allemagne se tourne vers le parti Nazi – parti national-socialiste – qui lui promet de sortir de la crise et de rétablir l’ordre.

La montée du totalitarisme.

La période de l’entre-deux guerres va être marquée par la montée des idéologies nationalistes et totalitaires de droite (fascisme, nazisme) et de gauche (communisme).

Suite à la Première Guerre Mondiale, la chute des Empires Centraux (Allemagne, Autriche-Hongrie, Empire ottoman), le renversement du tsar de Russie Nicolas II par les bolcheviks (communistes) et la crise économique vont favoriser l’arrivée au pouvoir des régimes totalitaires en Allemagne, en Italie et au Japon.

L’Italie de Mussolini.

Le Traité de paix de Versailles du 28 juin 1919 n’a pas apporté à l’Italie tous les territoires promis.

Profitant

  • du mécontentement des italiens suite à leur  » victoire mutilée »,
  • de la crise économique et sociale,
  • de la peur d’une révolution bolchevique italienne,
  • de l’instabilité gouvernementale,

Benito Mussolini crée le Parti National Fasciste en 1921 – en italien, le Partito Nazionale Fascista : PNF – et le présente comme l’unique force politique de l’Italie.

Le 31 octobre 1922, Mussolini devient Président du Conseil des ministres du Royaume d’Italie et obtient les pleins pouvoirs en matière économique et administrative afin de rétablir l’ordre.

La dictature fasciste et expansionniste se met en place.

  • Régime totalitaire : l’État prime. L’individu ne compte pas. Les opposants sont exilés ou assassinés.
  • Anticommuniste.
  • Impérialisme : Mussolini veut restaurer l’Empire romain.
  • Culte du chef. Mussolini se proclame le  » Duce », c’est-à-dire le chef, le guide.
  • Encadrement de la population : police politique omniprésente, embrigadement, propagande.

L’idéologie fasciste se résume en une phrase de Benito Mussolini.

Tout par l’État, rien hors de l’État, rien contre l’État !

Citation de Benito Mussolini – 1927.

Le 3 octobre 1935, l’Italie envahit l’Éthiopie.

Le 1er novembre 1936, l’Italie signe des accords de coopération avec l’Allemagne. C’est la naissance de l’Axe Rome-Berlin.

Le 7 avril 1939, l’Italie envahit l’Albanie.

Le 22 mai 1939, l’Italie et l’Allemagne signent le Pacte d’Acier à Berlin. Le Pacte d’Acier est une alliance militaire automatique et offensive.

L’Allemagne d’Hitler.

L’Allemagne a perdu la Première Guerre Mondiale.

Les Alliés imposent à l’Allemagne un paix humiliante lors du Traité de Versailles de 1919.

Devant payer une somme énorme pour rembourser les dommages causés lors de la Première Guerre Mondiale, l’Allemagne est entrainée dans la crise économique et dans une inflation galopante en 1922 – 1923.

À cause de

  • la crise économique de 1929 et des 6 millions de chômeurs qu’elle entraina,
  • des échecs de la République de Weimar qui a succédé à la monarchie,
  • du nationalisme engendré par le Traité de Versailles,

les allemands recherchent l’ordre pour réduire le chômage et restaurer la grandeur de l’Allemagne.

Adolf Hitler, qui veut reconquérir les territoires perdus et construire une grande Allemagne, profite de cette situation et accède au pouvoir avec son parti, le NSDAP – en allemand, Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei :  NSDAP – appelé également  » parti nazi ».

Hitler constitue une formation paramilitaire – appelée SA (SturmAbteilung : Sections d’Assaut) ou « Chemises brunes » – pour lutter contre les adversaires du parti nazi.

Hitler s’entoure également d’une garde personnelle – appelée SS (Schutzstaffel : Section de Sécurité ou escadron de protection) – dont les effectifs vont croître et les missions évoluer. La Schutzstaffel deviendra l’un des instruments nazis les plus meurtriers.

Les adversaires politiques du parti nazi ne parviennent pas à s’unir.

Le 13 mars 1932, Adolf Hitler obtient 30% au premier tour de l’élection présidentielle allemande mais est battu au second tour par le président sortant Paul Von Hindenburg.

Toutefois, aux élections législatives du 31 juillet 1932, le NSDAP arrive en tête avec plus de 37% des voix.

Hitler fait l’unité d’un vaste électorat.

  • Crainte du chômage par les classes moyennes. La situation économique et sociale s’est dégradée.
  • Vote protestataire des campagnes, éprouvées par la crise et exploités par les Junkers – les junkers sont des nobles, propriétaires terriens.
  • Soutien des femmes, des protestants, des étudiants.
  • Alliance avec la droite nationaliste.
  • Opposition des communistes contre les socialistes. Les communistes refusent de s’allier aux socialistes contre le NSDAP d’Hitler.
  • Hitler se présente comme un démocrate et un modéré.
  • Discours plus traditionaliste.

Le 30 janvier 1933, Adolf Hitler est nommé légalement Chancelier du Reich – chef du gouvernement du Reich allemand – par le président du Reich Paul Von Hindenburg; un gouvernement conservateur dans lequel se trouvent deux nazis :

  • Wilhem Frick est nommé ministre de l’intérieur.
  • Hermann Göring – ministre de l’intérieur pour la Prusse – est nommé ministre sans portefeuille.

Hitler a le soutien

  • Une partie du patronat,
  • Le parti national du peuple allemand (DNVP); parti conservateur de droite.
  • Franz von Papen, l’ancien chancelier du Zentrum – le Zentrum est un parti catholique – et nommé vice-chancelier dans le gouvernement d’Adolf Hitler. Franz von Papen espérait faire d’Hitler une marionnette et le faire renvoyer du gouvernement pour reprendre le pouvoir.

Le 27 février 1933, l’incendie criminel du Reichtag, siège du parlement allemand à Berlin, sert de prétexte à Hitler pour suspendre les libertés individuelles et pour éliminer les opposants politiques, en particulier les députés communistes.

C’est un signe de Dieu, Herr Vice-Chancelier ! Si ce feu, comme je le crois, est l’œuvre des communistes, nous devons écraser cette peste meurtrière d’une main de fer !

Citation d’Adolf Hitler au vice-chancelier Franz von Papen – 28 février 1933.

C’est la fin de la démocratie en Allemagne.

Le 5 mars 1933, le NSDAP remporte les élections législatives allemandes avec 43,9% des voix. Hitler atteint son but. Adolf Hitler arrive au pouvoir légalement.

Le 20 mars 1933, Hitler proclame l’avènement du IIIe Reich.

Le 23 mars, Hitler obtient les pleins pouvoirs après le vote des députés allemands du Reichstag.

Le 2 août 1934, à la mort du président du Reich Paul Von Hindenburg, Hitler devient président et chancelier (Hitler devient « Führer und Reichskanzler ») du IIIe Reich.
Le plébiscite du 19 août 1934 donne définitivement à Hitler les pleins pouvoirs, après l’adhésion du peuple allemand.

L’idéologie nazie est caractérisée par

  • Rejet de la démocratie parlementaire et du communisme soviétique.
  • Racisme fanatique : supériorité de la race allemande (les Aryens). Au bas de la hiérarchie de l’humanité se trouvent les slaves et les juifs.

L’idéologie nazie est

  • antidémocratique,
  • anticommuniste,
  • raciste,
  • antisémite,
  • culte du chef.

L‘idéologie nazie peut se résumer au slogan de l’affiche de 1938 « Ein Volk ein Reich ein Führer » (« Un seul peuple, un seul État, un seul chef »). Le peuple uni est conduit par un chef unique.

Le peuple allemand doit être uni autour de son chef, Adolf Hitler, pour dominer les autres peuples et conquérir le Lebensraum (« l’espace vital »).

L’URSS de Staline.

En Russie, les défaites et la crise économique lors de la Première Guerre Mondiale ont entraîné le renversement du tsar. Les bolcheviks, qui formeront le Parti Communiste de l’Union Soviétique (PCUS), prennent le pouvoir, avec , à leur tête, Lénine.

Arrivé au pouvoir, le 3 avril 1922 en tant que secrétaire général du parti communiste, Joseph Staline, partisan d’un État fort et autoritaire, met en place un régime totalitaire communiste.

Les caractéristiques du stalinisme sont

  • Le centralisme.
  • La dictature du parti unique. Le parti communiste de l’Union soviétique (PCUS) est le seul parti politique autorisé en URSS. Les opposants sont exclus et punis.
  • Le collectivisme. L’État détient les moyens de production.
  • L’économie planifiée, dirigée par l’État.
  • L’emploi de la force et de la terreur pour gouverner. Dans les années 1930, le parti communiste élimine les opposants politiques en les exécutants ou en les déportant dans des camps de concentrations : les camps de travail du Goulag. Cette période s’appelle la Grande Terreur ou Grandes Purges.
  • Le culte de la personnalité. Staline se fait surnommé le Vojd – le guide – ou le Père des peuples.
  • Le nationalisme grand-russe.

Le 23 août 1939, Staline ne croit pas à la volonté des occidentaux de combattre Hitler en Europe de l’Est et souhaite récupérer des territoires perdus suite à la Première Guerre Mondiale. Il signe le Pacte germano-soviétique, appelé également Traité de non-agression entre l’Allemagne et l’Union Soviétique.

Un protocole du Pacte germano-soviétique prévoit

  • Le partage de l’Europe Centrale en zones d’influence.
  • Le renforcement des relations économiques entre les deux pays, permettant à l’Allemagne de se procurer les matières premières dont elle a besoin.

Le Japon d’Hirohito.

Le Japon est la première puissance économique et militaire d’Extrême Orient.

L’empereur Hirohito, appelé également empereur Shōwa – Shōwa signifie « paix éclairée » – a succédé à son père le 25 décembre 1926.

L’Empire du Japon a peu de matières premières et a du mal à nourrir sa population.

Les matières premières comme le fer, le pétrole et le charbon doivent être importées par le Japon.

Après la Première Guerre Mondiale et la crise économique de 1929, les pays occidentaux, menacés par le chômage, ferment leurs frontières aux produits japonais meilleurs marchés.

Le chômage sévit et les krachs financiers se succèdent. Le Japon est entrainé dans la crise économique.

Le 19 septembre 1931, l’armée japonaise du Guandong envahit la Mandchourie en Chine.

La province chinoise de la Mandchourie fournirait des produits alimentaires, des matières premières (fer et charbon), des débouchés et des terres à exploiter pour les paysans japonais affamés.

Le 7 janvier 1932, les États-Unis déclarent qu’ils ne reconnaitront aucun gouvernement établi par le Japon en Mandchourie.

La crise économique, amène les militaires au gouvernement en 1932, après que ceux-ci se soient emparés de la Mandchourie, en Chine.

Le 26 mai 1932, le vicomte Saitō Makoto, amiral de la marine impériale japonaise est nommé premier ministre du Japon.

Les militaires accèdent au pouvoir en 1932 à cause

  • De la crise économique.
  • Du protectionnisme des occidentaux.
  • De la croissance démographique.

L’expansionnisme semble aux japonais le seul moyen de garantir leur autonomie.

Le 2 octobre 1932, le rapport Lytton rédigé par la Société des Nations (SDN) refuse de reconnaître le Mandchoukouo comme une nation indépendante.

Le 27 mars 1933, l’Empire du Japon quitte la Société des Nations.

Le militarisme japonais est caractérisé par

  • l’ultranationaliste.
  • l’affirmation de la supériorité de la race japonaise.
  • la croyance en l’origine divine de l’empereur.

Après avoir assassiné leurs opposants, les militaires remplacent au pouvoir les partis politiques modérés, compromis par la corruption et les scandales.

Ils veulent faire de l’Asie et du Pacifique un vaste empire pouvant fournir

  • matières premières,
  • main d’œuvre,
  • débouchés pour leur industrie.

Les conquêtes militaires sont pour le Japon le meilleur moyen d’assurer les matières premières nécessaires et de nouveaux débouchés.

La volonté expansionniste et hégémonique de l’axe Rome-Berlin-Tokyo.

Les principaux pays de l’Axe, l’Allemagne, l’Italie et le Japon ont des ambitions expansionnistes et hégémoniques.

  • L’Italie veut dominer la Méditerranée.
  • L’Allemagne veut dominer l’Europe de l’Est.
  • Le Japon veut dominer l’Asie et le Pacifique.

Ils vont s’entendre pour se partager et dominer le monde.

Le 27 septembre 1940, ils signeront à Berlin  le Pacte Tripartite, un pacte militaire. Il prévoit l’aide des autres signataires du pacte en cas d’attaque de l’un des signataires par un autre pays.

Ils poursuivent 2 buts.

  • Étendre et fonder des empires grâce aux conquêtes militaires.
  • Détruire ou neutraliser le communisme soviétique.

Italie : le rêve d’un nouvel Empire romain.

En Italie, Benito Mussolini veut recréer un Empire romain en Méditerranée et dans le Nord-Est de l’Afrique.

Il veut restaurer l’importance de l’Italie en Europe et dans le monde.

Voulant agrandir l’empire colonial italien et y installer les italiens pauvres, il envahit l’Éthiopie en 1935 et l’annexe l’année suivante.

La SDN – Société des Nations – condamne l’invasion de l’Éthiopie par l’Italie mais l’Allemagne d’Adolf Hitler soutient l’Italie.

Le 25 juillet 1936, l’Allemagne reconnait la conquête de l’Éthiopie par l’Italie.

Le 1er novembre 1936, l’Italie signe des accords de coopération avec l’Allemagne. C’est la naissance de l’Axe Rome-Berlin.

L’Italie fasciste de Mussolini devient l’alliée de l’Allemagne nazie d’Hitler.

Allemagne : l’espace vital.

La théorie de Lebensraum ou « espace vital« , créée par le géographe allemand Friedrich Ratzel à la fin du XIXe siècle et développée par le théoricien allemand de la la géopolitique Karl Haushofer, est associé au besoin d’un territoire suffisant pour assurer la survie (culturelle, etc.) d’un peuple, puis sa croissance grâce à son influence territoriale.

Cette théorie va être reprise par le régime nazi pour justifier sa politique expansionniste.

Hitler veut agrandir l’Allemagne à l’intérieur de l’Europe en étendant les frontières vers l’Est.

Si nous parlons aujourd’hui de nouvelles terres en Europe, nous ne saurions penser d’abord qu’à la Russie et aux pays limitrophes qui en dépendent.

Citation d’Adolf Hitler.

Japon : Hakkō ichiu, « huit cordons de la Couronne, un toit ».

Le slogan politique  » Hakkō ichiu », « huit cordons de la Couronne, un toit », c’est-à-dire « tout le monde sous un même toit » résume la doctrine ultranationaliste et la croyance en la suprématie de la race japonaise sur ses voisins asiatiques.

  • Le Japon est placé au centre du monde.
  • L’empereur est considéré comme le descendant de la déesse Amaterasu Omikami, la déesse du soleil.
  • L’étranger est considéré comme un kichiku (une bête), comme un être inférieur.
  • Le peuple japonais est considéré comme génétiquement supérieur.
  • Les japonais ont le droit de dominer l’Asie.

Le Japon a peu de matières premières. Les militaires japonais au pouvoir veulent faire de l’Asie et du Pacifique un vaste empire pour assurer les matières premières nécessaires et de nouveaux débouchés au Japon.

Mais après avoir occupé le Mandchoukouo en 1931, l’armée impériale japonaise va se heurter à l’armée rouge, l’armée de l’Union soviétique.

Le 25 novembre 1936, le Japon signe le Pacte Anti-Komintern avec l’Allemagne anticommuniste, afin de se prémunir d’une attaque de l’armée soviétique.

L’Allemagne et le Japon se prêteront secours en cas d’attaque de l’URSS contre l’un d’eux.

Un an plus tard, le 6 novembre 1937, l’Italie de Mussolini signera à son tour le Pacte Anti-Komintern.

27 septembre 1940 : signature du Pacte Tripartite.

Le 27 septembre 1940, l’Italie, l’Allemagne et le Japon signent le Pacte Tripartite à Berlin.

Il renforce l’alliance des 3 pays signataires.

Le Pacte Tripartite est un pacte de défense. Il s’agit d’un accord de défense, contre tout pays qui n’est pas encore engagée dans la guerre.

Le Pacte Tripartite reconnait les zones d’influence de chaque signataire :

  • L’Allemagne domine l’Europe continentale.
  • L’Italie domine la Méditerranée.
  • Le Japon domine l’Asie orientale et le Pacifique.

Le Pacte Tripartite sera mis en œuvre, par exemple, par l’Allemagne et l’Italie, après la déclaration de guerre des États-Unis au Japon.

Le 11 décembre 1941, l’Allemagne et l’Italie déclareront la guerre aux États-Unis, conformément au Pacte Tripartite.

Entre novembre 1940 et juin 1941, le Pacte Tripartite sera signé par d’autres pays.

  • 20 novembre 1940 : la Hongrie.
  • 23 novembre 1940 : la Roumanie.
  • 24 novembre 1940 : la Slovaquie.
  • 1er mars 1941 : la Bulgarie.
  • 25 mars 1941 : la Yougoslavie.
  • 15 juin 1941 : la Croatie.

La faiblesse de la Société des Nations (SDN).

La Société des Nations – appelée également SDN – est l’organisation internationale créée le 10 janvier 1920, après la fin de la Première Guerre Mondiale, afin de préserver la paix en Europe et dont le siège se trouve à Genève, en Suisse.

La Société des Nations a pour but principal de parvenir à un désarmement général pour éviter les guerres et assurer la sécurité collective.

Même si la SDN remporte plusieurs succès dans le règlement de plusieurs conflits, la Société des Nations ne parvient pas à arrêter le réarmement de l’Allemagne, de l’Italie et du Japon.

La Société des Nations cumule trop de faiblesses pour assurer la sécurité collective.

  • Pas de force armée spécifique.
  • Dépend des Grandes puissances pour faire appliquer ses décisions.
  • Doit résoudre les conflits par la négociation.
  • Les résolutions de la SDN sont autorisées par un vote unanime du Conseil. Les décisions sont lentes et difficiles à prendre.
  • Les États-Unis, première puissance mondiale, pourtant à l’initiative de la création de la SDN, ne font pas partie de la Société des Nations, le sénat américain ayant refusé de ratifier le Traité de Versailles.
  • Les populations et les gouvernements de la France et de la Grande-Bretagne sont pacifistes. Ce sont les deux membres les plus importants de la SDN.
  • Les pays de l’Axe Rome-Berlin-Tokyo quittent la Société des Nations dans les années 1930.

Le 27 mars 1933, le Japon quitte la SDN après avoir envahi la Mandchourie en 1931.

Le 14 octobre 1933, Hitler retire l’Allemagne de la SDN après avoir pris le pouvoir.

Le 11 décembre 1937, l’Italie fasciste de Mussolini quitte la SDN après avoir envahi l’Éthiopie et se rapproche de l’Allemagne nazie d’Hitler.

Une citation de Benito Mussolini résume les faiblesses de la Société des Nations.

la Société des Nations est très efficace quand les moineaux crient, mais plus du tout quand les aigles attaquent.

Citation de Benito Mussolini.

Le déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale.

La Société des Nations (SDN), impuissante et incapable de s’entendre pour prendre des sanctions,  assiste sans réagir aux crises qui se multiplient en Europe et dans le monde (guerre d’Espagne, seconde guerre sino-japonaise) jusqu’au déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale suite à l’invasion de la Pologne par l’Allemagne le 1er septembre 1939.

Adolf Hitler veut regrouper dans un même État, le IIIe Reich, toutes les régions d’Europe parlant allemand. C’est ce qu’Hitler appelle le Lebensraum, l’espace vital.

Adolf Hitler, de son arrivée au pouvoir en 1933, jusqu’au déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale en 1939, et son régime nazi vont être appréciés des milieux populaires car ils réussiront à faire reculer le chômage avec un programme de grands travaux civils et de réarmement et par ses succès de politique extérieure.

Il va réussir à effacer les dispositifs humiliants du Traité de Versailles.

13 janvier 1935, référendum sur le statut de la Sarre.

Le Traité de Versailles de 1919, après la Première Guerre Mondiale,

  • accorde la propriété des mines de charbon de la Sarre – région allemande frontalière avec la France – à la France à titre de réparation en nature des dommages subis lors de la Grande Guerre.
  • place le territoire du bassin de la Sarre sous administration de la Société des Nations pendant 15 ans, période au bout de laquelle devra être organisé un référendum décidant du rattachement du territoire du bassin de la Sarre à la France ou à l’Allemagne.

La majorité des habitants, d’origine germanophone souhaite être rattachée à l’Allemagne.

La propagande nazi fait du référendum sur le statut de la Sarre une alternative entre le rattachement à l’Allemagne ou le maintien du chômage de masse.

Le 13 janvier 1935, le référendum sur le statut de la Sarre plébiscite la réunification de la Sarre avec l’Allemagne avec une majorité de plus de 90% en faveur du rattachement à l’Allemagne.

Le plébiscite est

  • Un triomphe pour Adolf Hitler.
  • Renforce ses positions.
  • Une première étape vers la conquête de l’espace vital, le Lebensraum.

Le 17 janvier 1935, le conseil de la Société des Nations approuve le rattachement à l’Allemagne.

Le 1er mars 1935, le IIIe Reich reprend le contrôle de la Sarre. La Sarre est réunifiée avec l’Allemagne.

Le Reich rachète également les mines lors du rattachement de la Sarre.

3 octobre 1935, Seconde Guerre Italo-éthiopienne : conquête de l’Éthiopie par l’Italie.

Définition de la Seconde Guerre Italo-éthiopienne.

La Seconde Guerre Italo-éthiopienne, appelée également campagne d’Abyssinie, est le conflit armé qui opposa en Éthiopie l’Italie fasciste de Benito Mussolini à l’Empire d’Éthiopie de Haïlé Sélassié Ier du 2 octobre 1935 au 5 mai 1936, qui se conclut par la victoire de l’Italie et la fondation de l’Afrique orientale italienne et qui fit plus de 100 000 morts.

Déclenchement de la Seconde Guerre Italo-éthiopienne.

L’Éthiopie est située entre l’Érythrée et la Somalie italienne qui sont deux colonies italiennes.

Le Président du Conseil des ministres d’Italie Benito Mussolini veut recréer un Empire romain en Méditerranée et dans le Nord-Est de l’Afrique.

Mussolini prépare les conditions d’une invasion de l’Éthiopie. Il accumule du matériel de guerre et des troupes en Érythrée et en Somalie.

Adolf Hitler a rétabli le service militaire en Allemagne le 16 mars 1935, en violation du Traité de Versailles, et menace d’envahir l’Autriche, voisine de l’Italie.

Entre le 11 et le 14 avril 1935, se tient la Conférence de Stresa, une ville au bord du Lac Majeur en Italie.

La Conférence de Stresa, appelée également Front de Stresa, est un accord entre la France, le Royaume-Uni et la France pour

  • Assurer l’indépendance de l’Autriche.
  • Obliger Hitler à respecter le Traité de Versailles.
  • Isoler l’Allemagne nazie.

Mussolini désire négocier sa participation à la défense du Traité de Versailles contre ses ambitions coloniales en Éthiopie mais n’obtient pas une position claire de la France et du Royaume-Uni, autres puissances coloniales proches de l’Éthiopie.

Mais face aux ambitions d’Hitler en Europe, la France et le Royaume-Uni veulent éviter une alliance entre l’Allemagne et l’Italie. Les deux pays sont prêts à sacrifier l’Éthiopie.

Le 2 octobre 1935, Benito Mussolini annonce son intention d’envahir l’Éthiopie, à Rome, depuis le balcon du Palais Venezia.

Nous avons été patients avec l’Éthiopie pendant quarante ans; à présent notre patience est épuisée.

Citation de Benito Mussolini.

Le 2 octobre 1935, l’Éthiopie annonce que les soldats italiens ont violé la frontière dans la région proche de la colonie française de Djibouti.

Le 3 octobre 1935, Mussolini envahit l’Éthiopie sans aucune déclaration de guerre, prenant comme prétexte plusieurs incidents de frontière.

Conséquence de la Seconde Guerre Italo-éthiopienne.

Les conséquences de la Seconde Guerre Italo-éthiopienne sur le plan international sont importantes.

  • La Société des Nations (SDN) vote contre l’Italie des sanctions économiques mais peu efficaces pour avoir attaqué l’Éthiopie, un pays membre de la SDN depuis 1923 et avoir utilisé des armes chimiques et des lance-flammes.
  • Les sanctions de la SDN, émanant de puissances coloniales (France, Royaume-Uni), sont considérées comme injuste par l’Italie.
  • Mussolini se sent trahi par les autres membres du front de Stresa, la France et le Royaume-Uni.
  • Renversement des alliances en Europe : Adolf Hitler ayant soutenu et reconnu la conquête de l’Éthiopie par l’Italie, Mussolini va quitter la Société des Nations et se rapprocher de l’Allemagne nazie d’Hitler.

7 mars 1936, remilitarisation de la Rhénanie.

Définition de la remilitarisation de la Rhénanie.

La remilitarisation de la Rhénanie est l’occupation de la Rhénanie par l’armée allemande le 7 mars 1936 de la zone de la Rhénanie démilitarisée créée suite au Traité de Versailles de 1919.

La Rhénanie démilitarisée.

Le Traité de Versailles de 1919 interdit à l’Allemagne de conserver des places fortes sur une zone de 50 kilomètres à l’Est du Rhin et tout mouvement de troupes.

Le 1er décembre 1925, le Traité de Locarno renforce ces dispositions et prévoit qu’une violation des articles du Traité de Versailles sur la Rhénanie de la part de l’Allemagne entrainerait une action contre l’Allemagne.

Le but principal de la Rhénanie démilitarisée est de répondre au besoin de sécurité de la France.

L’occupation de la Rhénanie démilitarisée.

Pour Adolf Hitler, la Rhénanie revêt une grande importance sur le plan économique et stratégique.

Le 27 février 1936, la ratification du Traité franco-soviétique d’assistance mutuelle par les députés français et l’approche des élections législative du 29 mars servent de prétexte à Adolf Hitler pour réoccuper la Rhénanie.

Profitant que

  • l’attention des puissances occidentales soit occupée par la Seconde Guerre italo-éthiopienne,
  • les élections législatives françaises ont lieu prochainement,
  • le gouvernement intérimaire français n’est pas prêt pour riposter militairement,
  • Mussolini assure à l’Allemagne que l’Italie n’interviendra pas,

Hitler occupe la Rhénanie en violation du Traité de Locarno.

Le 7 mars 1936, la Wehrmacht , l’armée allemande traverse le Rhin sans que la France et le Royaume-Uni s’interposent.

Les négociations à la Société des Nations entre puissances européennes n’entrainent aucune sanction.

Conséquences de la remilitarisation de la Rhénanie.

L’occupation de la Rhénanie est un succès pour Hitler.

  • Renforcement de la frontière à l’Ouest de l’Allemagne.
  • Renforcement du prestige d’Adolf Hitler en Allemagne.
  • Triomphe aux élections législatives allemandes du 29 mars 1936 par le parti nazi NSDAP.
  • Renforcement de l’armement allemand grâce au complexe militaro-industriel de la Rhur.
  • Ralliement de l’état-major allemand qui pensait que tout conflit futur à l’Ouest n’était possible que si l’armée allemande occupait la rive gauche du Rhin.
  • Rapprochement avec l’Italie.
  • Suite au manque de réaction de la France et du Royaume-Uni, les pays de l’Europe de l’Est et de l’Europe danubienne ne leur font plus confiance et essaient de négocier avec l’Allemagne nazie.

L’occupation de la Rhénanie est le premier des coups de force d’Hitler qui mèneront à la Seconde Guerre Mondiale.

L’occupation de la Rhénanie sera suivie de l’occupation de l’Autriche et de la Tchécoslovaquie.

17 juillet 1936, guerre d’Espagne : le prélude de la Seconde Guerre Mondiale.

Définition de la Guerre d’Espagne.

La Guerre d’Espagne est la guerre civile espagnole qui opposa en Espagne les forces nationalistes, orientés à droite, aux forces républicaines, orientés à gauche du 17 juillet 1936 au 1er avril 1939, qui se conclut par la victoire des nationalistes, conduits par le général Franco et la chute du régime démocratique espagnol et qui fit environ 400 000 morts.

Déclenchement de la Guerre civile espagnole.

Le roi d’Espagne Alphonse XIII, qui a établi un régime semi-dictatorial,  est renversé en 1931 par une révolution libérale.

Le 14 avril 1931 suite aux élections municipales et la Seconde République espagnole est proclamée.

Le roi d’Espagne Alphonse XIII part en exil en France.

Le 26 novembre 1931, Le Cortès, le parlement espagnol, le déclare déchu.

Don Alfonso de Borbón sera privé de toutes ses dignités, droits et titres, qu’il ne pourra utiliser ni en Espagne ni hors d’Espagne, et dont le peuple espagnol, par la voix de ses représentants élus pour voter les nouvelles normes de l’État espagnol, le déclare déchu, sans possibilité de les revendiquer à l’avenir, pour lui comme pour ses successeurs.

Citation – loi du 26 novembre 1931.

Le nouveau gouvernement, formé par les partis républicains et socialistes, engage des réformes sociales et démocratiques mais la crise économique mondiale frappe l’Espagne et les tentatives de coups d’État militaire se multiplient.

Le 16 février 1936, les élections générales espagnoles donnent la victoire au Front populaire qui étaient une coalition de gauche plus radicale.

Les tensions s’accroissent et la violence se déchaine entre les fascistes du parti la Phalange, les anarchistes de Fédération Anarchiste Ibérique (FAI) et les jeunesses socialistes.

Des officiers monarchistes ou conservateurs commencent à préparer un coup d’État.

Le 13 juillet 1936, le leader de la droite monarchiste Calvo Sotelo, opposé au Front populaire, est assassiné par des militants républicains.

L’assassinat de Calvo Sotelo du 13 juillet 1936 déclenche le coup d’État.

Le 17 juillet 1936, l’insurrection contre la Seconde République commence avec le soulèvement de garnisons espagnoles au Maroc conduit par le général Franco.

L’insurrection militaire s’étend au reste de l’Espagne, soutenue par le camp nationaliste.

Elle rencontre une forte opposition du camp républicain; les forces loyales au gouvernement de la Seconde République espagnole.

L’Espagne se trouve coupée en deux, la zone tenue par le camp nationaliste de Francisco Franco – les nationalistes sont également appelés les  » Franquistes » – et la zone tenue par le camp républicain.

La répression s’abat sur les deux camps.

Intervention internationale.

Le 20 juillet 1936, le président du Conseil des ministres français Léon Blum, reçoit une demande d’assistance des républicains espagnols.

Léon Blum, favorable aux républicains y répond d’abord favorablement mais doit faire marche arrière en raison des oppositions

Le premier ministre du Royaume-Uni Stanley Baldwin, conservateur,

  • Craint l’extension du communisme au reste de l’Europe.
  • Veut éviter une guerre avec les pays totalitaires.
  • Pense éviter les ambitions expansionnistes d’Hitler en étant conciliant.
  • Fait pression sur la France : en cas d’intervention française en Espagne, le Royaume-Uni n’aidera pas la France face à l’Allemagne.

La France, le Royaume-Uni et la plupart des pays européens signent un pacte de Non-intervention. Les pays signataires seront chargés d’empêcher la livraison d’armes à l’Espagne.

Toutefois, des Brigades internationales, composées de volontaires de plusieurs nations s’engagent aux côtés de l’armée républicaine contre les forces armées du général Franco.

Adolf Hitler veut profiter du Pacte de non-intervention pour isoler la France, en prévision d’une guerre future.

L’Allemagne d’Hitler et l’Italie de Mussolini envoie une aide militaire aux nationalistes espagnols.

Hitler apporte son soutien à la Phalange espagnole, nationaliste et fasciste. Pour le Führer et son régime nazi, la guerre civile espagnole est une bataille contre le bolchévisme; la France étant depuis le 4 juin 1936 gouvernée par le Front populaire, une coalition de gauche.

Hitler profite de la Guerre d’Espagne pour

  • Tester de nouvelles armes.
  • Négocier le contrôle des sociétés minières espagnoles en échange de son aide, les nationalistes espagnols ayant peu de moyens financiers.
  • Mettre au point des stratégies de guerre totale. Les aviateurs allemands bombardent les populations civiles, comme, par exemple, le bombardement de Guernica, le 26 avril 1937, au Pays basque.

Mussolini veut

  • Rompre l’isolement de l’Italie sur le plan diplomatique suite à l’invasion de l’Éthiopie en 1935.
  • Renforcer son rayonnement et son influence sur la Méditerranée. Le général Franco lui promet de se rapprocher diplomatiquement de l’Italie en cas de victoire des nationalistes.
  • Diffuser sa propagande au niveau international.
  • Vendre des armes aux nationalistes.
  • Poursuivre son rêve d’un nouvel empire romain dominant la Méditerranée en annexant les îles Baléares espagnoles.

L’URSS de Staline apporte une aide aux républicains espagnols sous forme d’équipements militaires et de combattants, afin de lutter contre le fascisme mais il s’agit d’une aide que l’URSS se fait payer par les républicains (une part importante de l’or de la Banque d’Espagne).

L’aide de l’Union soviétique est plus limitée que celle apportée par l’Allemagne et l’Italie car Staline s’inquiète de la menace allemande à ses frontières et cherche une alliance militaire avec la France et le Royaume-Uni.

Conséquence de la guerre civile espagnole.

La guerre d’Espagne va se terminer la victoire des nationalistes contre les républicains le 1er avril 1939 et l’établissement de la dictature du général Francisco Franco.

Extrêmement violente, la guerre civile espagnole fut le théâtre de nombreuses exactions.

De nombreux réfugiés, contraint à l’exode ont fuit l’Espagne pour se réfugier en France.

L’Espagne en guerre fut le théâtre

  • des premiers bombardements militaires de civils par l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste.
  • de massacres d’opposants politiques
    • militaires fidèles au gouvernement, sympathisants des syndicats et organisations de gauche par les nationalistes.
    • hommes d’Église ou de la classe moyenne par des anarchistes ou des communistes.
    • responsables anti staliniens par le Commissariat du peuple aux Affaires intérieures soviétique (NKVD),
    • anarchistes par le Parti communiste espagnol.
  • d’une mini guerre européenne, prélude à la Seconde Guerre Mondiale.
    • L’Allemagne nazie et l’Italie fasciste combattent pour Franco.
    • L’URSS vend des armes au camp républicain.
    • La France et le Royaume-Uni choisissent de ne par intervenir mais laissent les Brigades internationales combattre auprès des républicains.
  • d’une guerre idéologique.
    • La gauche lutte contre l’expansion du fascisme.
    • La droite combat le bolchévisme.

7 juillet 1937, Seconde Guerre Sino-japonaise : conquête de la Chine de l’Est par le Japon.

Définition de la Seconde Guerre Sino-japonaise.

La Seconde Guerre sino-japonaise est le conflit armé qui opposa, en Chine, l’Empire du Japon à la République de Chine du 7 juillet 1937 au 9 septembre 1945, qui se conclut par la victoire de la Chine, une semaine après la capitulation du Japon à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et qui fit plus de 20 millions de morts, essentiellement des civils chinois.

Déclenchement de la Seconde Guerre Sino-japonaise.

Après l’invasion de la Mandchourie en 1931, l’Empire du Japon poursuit sa politique expansionniste en Chine.

Pendant ce temps, en Chine, les nationalistes chinois du parti Kuomintang – conduits par le premier ministre de la république de Chine Tchang Kaï-chek – et les communistes chinois, sous l’autorité de Mao Zedong, s’affrontent pour le pouvoir.

Les japonais veulent profiter du conflit entre le gouvernement chinois et les communistes pour conquérir la Chine.

Le 7 juillet 1937, des soldats japonais manœuvrent en Chine près du pont Marco Polo, près de Pékin.

Les Japonais accusent les Chinois d’avoir enlevé un de leurs soldats et demandent à fouiller les maisons, ce que refuse les chinois.

Les japonais se servent de l’incident du pont Marco Polo du 7 juillet 1937 comme prétexte pour envoyer des renforts et s’emparer de Pékin.

L’incident du pont Marco Polo du 7 juillet 1937 déclenche la Seconde Guerre Sino-japonaise.

Le 29 juillet 1937, Pékin devient partie intégrante de l’Empire du Japon.

Les nationalistes du Kuomintang et les communistes réalisent une trêve dans la guerre civile et vont s’allier pour lutter contre l’Empire nippon. Cette alliance est connue sous le nom de Deuxième Front Uni Chinois.

Intervention internationale.

La plupart des pays pensent que la Chine perdra la guerre contre l’Empire du Japon car elle manquait de munitions; la plupart des usines d’armements se trouvant dans des zones contrôlées par le Japon.

Les puissances étrangères ne souhaitent pas apporter une aide trop importante à la Chine afin de ne pas compromettre leurs relations avec le Japon.

Le 21 août 1937, le gouvernement chinois et le gouvernement de l’URSS signent un pacte de non-agression.

Russie :

Staline, conscient de la faiblesse militaire chinoise, apporte une aide militaire à la Chine pour éviter

  • Effondrement rapide de la Chine qui permettrait au Japon de se poursuivre son expansion vers la Sibérie.
  • Guerre sur deux fronts : avec le Japon sur sa frontière orientale et avec l’Allemagne sur sa frontière occidentale.

Allemagne :

Arrivée au pouvoir en 1933, l’Allemagne nazie d’Hitler a besoin de matières premières pour renforcer son potentiel militaire.

En août 1934, l’Allemagne et la Chine signent le « Traité pour les échanges de matières premières chinoises contre les produits agricoles de l’industrie allemande et autres ».

L’Allemagne reçoit des matières premières stratégiques pour son industrie militaire, la rendant moins dépendante de la communauté internationale.

La Chine peut exporter des matières premières et reçoit, en échange, des produits industriels allemand indispensables à son développement.

Nationaliste et anti-communiste, Tchang Kaï-chek est le premier ministre de la république de Chine.

Afin d’appuyer la politique anti-communiste de Tchang Kaï-check, l’Allemagne fournira jusqu’en 1938 à la république des Chine des armes et des conseillers militaires pour moderniser l’équipement militaire et entrainer l’armée.

Après avoir perdu en 1939 la bataille de Khalkhin Gol en Mongolie contre l’Union soviétique, l’Empire du Japon décide de mettre en place une politique d’expansion vers le sud et s’intéresse aux colonies du Royaume-Uni, de la France et des Pays-Bas.

Afin de poursuivre son but, l’Empire du Japon va chercher à se rapprocher de l’Allemagne et de l’Italie, en guerre contre le Royaume-Uni et la France.

Le 27 septembre 1940, l’Italie, l’Allemagne et le Japon signent le Pacte Tripartite à Berlin, qui reconnait la prédominance de l’Empire du Japon sur l’Asie orientale et le Pacifique.

La coopération entre l’Allemagne et la Chine va cesser. L’Allemagne nazie reconnaitra le Gouvernement national réorganisé de la république de Chine – appelé également « régime de Nankin », en Chine du Sud –  qui collaborait avec le Japon.

Royaume-Uni :

Le Royaume-Uni apporte une aide économique à la république de Chine.

En échange de son soutien financier à la république de Chine, le Royaume-Uni vont détenir les réserves chinoises en argent.

États-Unis :

Dès le déclenchement de la Seconde Guerre Sino-japonaise, les États-Unis du président américain Franklin Delano Roosevelt envoyèrent des aides à la république de Chine de Tchang Kaï-check.

Après l’incident du Panay, le 12 décembre 1937 – l’aviation de l’armée japonaise détruisit la canonnière USS Panay, un navire de guerre américain, qui participait à l’évacuation des ressortissants étrangers de la ville de Nankin en Chine -, les relations entre les États-Unis et l’Empire du Japon vont encore se dégrader, ainsi que son image dans l’opinion publique internationale.

Claire Lee Chennault, conseiller américain à l’aviation de Tchang Kaï-check va créer l’escadrille de pilotes américains les Tigres volants qui combattra aux côtés de la république de Chine contre la Japon lors de la Seconde Guerre Sino-japonaise.

Conséquence de la Seconde Guerre Sino-japonaise.

Le 9 décembre 1941, la Chine est admise parmi les Alliés, après l’attaque de Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, par les forces aéronavales de l’Empire du Japon.

La république de Chine recevra une aide étrangère plus importante.

A la fin de la guerre, la Chine recevra l’ex-Mandchoukouo, Taïwan et les îles Pescadores.

12 mars 1938, Anschluss : Annexion de l’Autriche par l’Allemagne.

Le pangermanisme est le système politique qui veut regrouper tous les peuples germaniques dans un État unique.

Adolf Hitler ambitionne de réaliser la Grande Allemagne.

Au nom du pangermanisme, Adolf Hitler veut rattacher l’Autriche au IIIe Reich.

Au début de l’année 1938, la propagande des nazis autrichiens milite en faveur du rattachement de l’Autriche à l’Allemagne.

Le 12 mars 1938, l’armée allemande, la Wehrmacht , envahit l’Autriche pour réaliser l’annexion de l’Autriche, l’Anschluss, sans rencontrer d’opposition.

Le 10 avril 1938, les allemands et les autrichiens votent à plus de 99% le plébiscite en faveur du rattachement de l’Autriche au Reich.

Les réactions de la communauté internationale et de la SDN restent modérées.

30 septembre 1938, les accords de Munich : Annexion de la partie allemande de la Tchécoslovaquie par l’Allemagne.

La république de Tchécoslovaquie regroupe plusieurs provinces de l’ancien Empire Austro-hongrois, dont la région des Sudètes, comprenant une forte minorité allemande.

Les Allemands des Sudètes revendiquent l’autonomie.

Après l’annexion de l’Autriche, Adolf Hitler annonce à la France et au Royaume-Uni qu’il veut annexer la région des Sudètes et, qu’ensuite, l’Allemagne se contentera de ses annexions en Europe.

Une réunion a lieu à Munich les 29 et 30 septembre 1938 pour régler la crise des Sudètes.

Le 30 septembre 1938, les accords de Munich, signés par l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l’Italie, abandonnent la région des Sudètes, en Tchécoslovaquie, à l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni espérant éviter la guerre.

La Pologne et la Hongrie vont en profiter pour s’emparer de territoires de la Tchécoslovaquie.

En mars 1939, l’Allemagne va passer outre les accords de Munich.

Le 14 mars 1939, la Slovaquie déclare son indépendance, suite à l’action d’agents allemands et de séparatistes slovaques. Le Slovaquie devient un État satellite du IIIe Reich.

Les armées du Reich occupent le reste de la Bohême et de la Moravie et établissent le Protectorat de Bohême-Moravie.

La France et le Royaume-Uni commencent à mobiliser leurs troupes mais sans action concrète.

31 mars 1939, Alliance entre la France, le Royaume-Uni et la Pologne.

Le manque de réaction de la communauté internationale inquiète les petits pays européens et l’URSS.

La France et le Royaume-Uni comprennent que, pour empêcher la guerre, elles doivent faire preuve de fermeté.

Elles promettent leur aide aux pays menacés par le IIIe Reich, en particulier la Pologne.

Le 31 mars 1939, le premier ministre du Royaume-Uni, Arthur Neville Chamberlain informe la Chambre des Communes des alliances franco-polonaise et anglo-polonaise. La France et le Royaume-Uni s’engagent à aider la Pologne contre toute action pouvant menacer son indépendance.

7 avril 1939, Invasion de l’Albanie : Annexion de l’Albanie par l’Italie.

L’Albanie a une importance stratégique pour l’Italie de Mussolini.

  • Contrôle de l’entrée de la mer Adriatique.
  • Pays riche en minéraux.
  • Richesses agricoles.
  • Objectif d’autarcie de l’Italie.
  • Renforcer la position de l’Italie au sein de l’Axe.
  • Servir de base d’attaque vers la Grèce.

Le 7 avril 1939, l’armée italienne envahit l’Albanie.

Le parti fasciste s’installe en Italie.

Le 17 avril 1939, la couronne de l’Albanie est offerte au roi d’Italie Victor-Emmanuel III.

Le royaume d’Albanie, uni à l’Italie, servira de prétexte aux prétentions italiennes sur les provinces albanaises de la Yougoslavie.

A la suite de l’invasion de l’Albanie par l’Italie, le Royaume-Uni donne des garanties militaires à la Grèce et à la Roumanie mais aucun pays ne condamne absolument l’invasion de l’Albanie par l’Italie.

23 août 1939, Pacte Germano-soviétique : Partage de l’Europe Orientale entre l’Allemagne et l’URSS.

Joseph Staline, ne pouvant compter sur la communauté occidentale pour contrer les ambitions d’Adolf Hitler sur les territoires russes, entame des négociations avec l’Allemagne.

Le 23 août 1939, L’Allemagne et l’URSS signent le Pacte Germano-soviétique, à Moscou, en présence de Staline.

Le Pacte Germano-soviétique est un traité de non-agression entre l’Allemagne et l’Union soviétique.

Si les gouvernements totalitaires de l’Union soviétique de Staline et l’Allemagne nazie d’Hitler présentent des similitudes, leurs idéologies et intérêts politiques sont opposés.

Pour Staline, le Pacte Germano-soviétique représente

  • Un répit pour se préparer à l’affrontement avec l’Allemagne et le Japon, allié de l’Allemagne, qui lui parait inévitable.
  • L’occasion de récupérer des territoires perdus en 1918, dont une partie de la Pologne.

Pour Hitler, le Pacte Germano-soviétique permet

  • Éviter une guerre sur les deux fronts.
  • Une liberté d’action à l’Ouest et dans une partie de la Pologne.
  • Importer des matières premières de l’Union soviétique nécessaire à la guerre (métaux, phosphates, pétrole).

Des protocoles secrets prévoyaient le partage de l’Europe orientale.

  • L’Allemagne récupérait le centre et l’ouest de la Pologne.
  • L’URSS récupérait les pays Baltes – Lituanie, Lettonie et Estonie, une partie de la Pologne et la Roumanie.

Les dirigeants de la France et du Royaume-Uni comprennent que la guerre est inéluctable.

1er septembre 1939, Invasion de la Pologne par l’Allemagne : début de la Seconde Guerre Mondiale.

Pourquoi l’Allemagne envahit la Pologne.

Avec la signature du Pacte Germano-soviétique, le chancelier du IIIe Reich allemand Adolf Hitler ne craint plus une guerre sur les deux fronts et veut poursuivre sa conquête du Lebensraum –  » l’espace vital ».

Adolf Hitler exige que la Pologne restitue à l’Allemagne le corridor de Dantzig. Dantzig était une ancienne ville allemande.

Le 31 août 1939, l’Allemagne envoie un ultimatum à la Pologne pour qu’elle lui restitue Dantzig et son corridor.

La France et le Royaume-Uni poussent la Pologne, avec qui elles sont alliées, à refuser.

La Pologne n’envoie pas de représentant à Berlin pour accepter l’ultimatum.

Cette même journée du 31 août 1939, l’opération Himmler, appelée également incident de Gleiwitz – une opération commando nazie simulant une attaque polonaise d’un émetteur radio à Gleiwitz, en Allemagne – sert de prétexte pour déclencher la campagne de Pologne.

Déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

Le 1er septembre 1939 , l’armée allemande du chancelier du IIIe Reich Adolf Hitler envahit la Pologne, avec l’appui de la Slovaquie et de l’Union soviétique, sans déclaration de guerre préalable, en utilisant comme prétexte que l’armée polonaise a commis des provocations le long de la frontière germano-polonaise, ce qui déclenche, par le jeu des alliances, la déclaration de guerre de la France et du Royaume-Uni à l’Allemagne : c’est le début de la Seconde Guerre mondiale.

A découvrir aussi.

Seconde Guerre Mondiale (1939 – 1945).

Première Guerre Mondiale (1914 – 1918).

Techniques de Mémorisation.

Histoire.

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Les Grandes Dates de la Cinquième République.

Cinquième République (de 1958 à nos jours) : Résumé, Dates, Causes, Institutions

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Depuis la date du 4 octobre 1958, la Cinquième République – Ve République – est le régime politique républicain de la France.

Vous cherchez un court résumé de la Cinquième République, de sa création en 1958 à nos jours ? Vous voulez en connaitre les causes, les dates clésses institutions ?

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Sommaire

  • Origines et causes.
    • La guerre d’Algérie et la décolonisation.
    • L’instabilité gouvernementale.
    • Le retour au pouvoir du Général de Gaulle.
  • Bref résumé de la Cinquième République.
    • Les institutions de la Cinquième République.
    • Les événements marquants de la Cinquième République.
  • Les dates clés de la cinquième république.
  • Comment mémoriser les dates clés de la cinquième république.
  • A découvrir aussi.

Origines et causes.

Née en 1958, la Cinquième République est le régime politique républicain actuellement en vigueur en France.

Elle succède à la Quatrième République, marquée par l’instabilité gouvernementale et les problèmes de colonisation.

En pleine guerre d’Algérie, après la tentative de coup d’État du 13 mai 1958 à Alger d’une partie de l’armée qui voulait imposer  le maintien de l’Algérie Française au sein de la république, le président de la république René Coty fait appel au Général de Gaulle et le nomme président du Conseil le 01 juin 1958 pour préparer une nouvelle constitution.

La guerre d’Algérie et la décolonisation.

Après la deuxième guerre mondiale, plusieurs colonies veulent leur indépendance.

En 1954, la France perd la guerre d’Indochine après 8 ans de conflit.

C’est le début de la décolonisation.

En 1956, le Maroc et la Tunisie deviennent indépendantes.

En Algérie, les liens avec la France sont plus forts, avec une communauté française importante. La guerre éclate en 1954 et entraine la Quatrième République dans la crise institutionnelle.

L’instabilité gouvernementale.

La Quatrième République est un régime parlementaire. Le président de la république a peu de pouvoir.

Le scrutin proportionnel aux élections législatives multiplie les partis politiques et fragilise toute majorité dans l’assemblée. Les partis tentent de s’allier pour gouverner.

Un grand nombre de gouvernements vont se succéder.

La faiblesse du pouvoir exécutif va l’empêcher de résoudre les crises liées à la décolonisation et entrainer une crise de régime lors de la guerre d’Algérie.

Le retour au pouvoir du Général de Gaulle.

La France a besoin d’une autorité morale pour restaurer le pouvoir de l’État.

Nommé président du Conseil, le Général de Gaulle, qui apparait comme le seul capable de rétablir l’ordre,  revient au pouvoir pour former un nouveau gouvernement.

Il constitue un gouvernement d’union nationale, obtient le pouvoir de gouverner par ordonnance – il n’a pas besoin de l’autorisation de l’assemblée – pour régler le conflit algérien et de préparer une nouvelle constitution.

Bref résumé de la cinquième République.

Les institutions de la Cinquième République.

La Cinquième République est le régime politique actuel.

Nommé Président du Conseil le 1er juin 1958, suite à la tentative de coup d’État du 13 mai 1958, le général de Gaulle prépare une nouvelle constitution.

Elle a pour objectif de mettre un terme à l’instabilité gouvernementale et au risque de coup d’État militaire.

Adoptée par référendum le 28 septembre 1958, la Constitution française est promulguée le 4 octobre 1958 et la Cinquième République proclamée.

La Cinquième République est un régime semi-présidentiel.

Il renforce le pouvoir du président de la république, élu au suffrage universel direct instaurée par référendum le 28 octobre 1962 et par l’alignement à cinq ans de la durée du mandat présidentiel sur celui de l’Assemblée nationale depuis l’élection du 5 mai 2002.

Le Président de la République nomme le premier ministre (chef du gouvernement), peut dissoudre l’Assemblée Nationale et dispose d’un domaine réservé sur la politique étrangère.

Le Parlement est constitué de l’Assemblée Nationale et du Sénat. Il débat, amende et vote les lois, dont certaines peuvent être à son initiative.

L’Assemblée Nationale peut renverser le gouvernement en votant une motion de censure. Toutefois le président de la république peut refuser la démission du gouvernement et dissoudre l’Assemblée Nationale.

Les députés de l’Assemblée Nationale sont élus pour cinq ans au suffrage universel direct, lors d’un scrutin majoritaire à deux tours.

Les sénateurs sont élus pour six ans au suffrage indirect par les Grands Électeurs (députés, conseillers généraux, conseillers régionaux, délégués des conseils municipaux). Le Sénat est renouvelé pour moitié tous les trois ans.

Le Conseil constitutionnel assure contrôle de conformité de la loi à la Constitution et veille à la régularité des élections nationales et référendums.

Actuellement en vigueur, la constitution de la cinquième république a permis jusqu’à aujourd’hui de :

  • Surmonter les crises politiques et sociales.
  • L’alternance politique.
  • La cohabitation entre un président de la république et un premier ministre appartenant à des partis politiques opposés.

Après la Troisième République, c’est le régime républicain français ayant connu la plus grande longévité.

Les événements marquants de la Cinquième République.

Les premières années de la Ve République sont marquées par la fin de la Guerre d’Algérie en 1962 et l’indépendance des Colonies Françaises en Afrique, entre 1958 et 1960.

La révolte étudiante et la contestation politique, sociale et culturelle de mai-juin 1968.

L’élection de François Mitterrand à la Présidence de la République le 10 mai 1981, mettant fin à 23 années de pouvoir de la Droite et permettant l’alternance politique au bénéfice de la Gauche.

La construction européenne se poursuit –  depuis le Traité de Rome du 25 mars 1957 qui créait la Communauté économique européenne – avec notamment la création de l’Union Européenne le 1er novembre 1993, suite à la signature du Traité de Maastricht le 7 février 1992.

Après une première vague d’attentats en 1995 et la proclamation du « califat » de l’État islamique, le 29 juin 2014, la France est touché par une série d’attentats islamistes (attentats contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, etc).

Les dates clés de la Cinquième République.

Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Les Grandes Dates de la Cinquième République.
Les Grandes Dates de la Cinquième République.

13 mai 1958 : coup d’État du 13 mai, appelé également Putsch d’Alger. En pleine guerre d’Algérie, la rébellion avait pour but de conserver l’Algérie dans la France. Le Coup d’État du 13 mai 1958 à Alger entrainera le retour du général de Gaulle et la fin de la IVe République.

28 septembre 1958 : Naissance de la Cinquième République. La Constitution de la Ve République est approuvée par référendum avec 82,6% de oui. Elle sera promulguée le 4 octobre 1958 et la Ve République proclamée le lendemain.

21 décembre 1958 : Charles de Gaulle est élu président de la République par un collège de plus de 80 000 grands électeurs. Il prend ses fonctions de président de la République le

1er janvier 1960 : Entrée en vigueur du nouveau franc, appelé également « franc lourd ». Tous les prix sont divisés par 100. 1 Nouveau Franc correspond à 100 anciens francs.

13 février 1960 : Première bombe atomique française.

18 mars 1962 : Signature des accords d’Évian mettant fin à la guerre d’Algérie et reconnaissant l’indépendance de l’Algérie. Ils seront suivi le 1er juillet 1962 par le référendum d’autodétermination de l’Algérie. L’Algérie devient indépendante le 5 juillet 1962.

28 octobre 1962 : Approbation par référendum de l’élection du président de la République au suffrage universel direct.

19 décembre 1965 : Le général de Gaulle est réélu président de la République.

7 mars 1966 : La France quitte l’OTAN, l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord. Le général de Gaulle veut garder son indépendance en matière de politique étrangère et doter la France d’une politique de défense indépendante.

24 juillet 1967 : « Vive le Québec libre ». Le président de la République  Charles de Gaulle, en visite officielle au Québec, déclare à la fin de son discours à Montréal « Vive Montréal ! Vive le Québec! Vive le Québec libre! Vive le Canada français! Vive la France! ». Ce discours déclenche une grave crise politique entre la France et le Canada car il rappelle la citation du général de Gaulle « Vive la France libre dans l’honneur et dans l’indépendance ! » qui terminait l’appel du 22 juin 1940 à la Résistance à l’occupation allemande et au régime de Vichy.

13 mai 1968 : Grande manifestation contre Charles de Gaulle lors des événements de « mai 1968« . Le mouvement étudiant s’amplifie; les syndicats ouvriers déclenchent la plus grande grève générale du XXe siècle et manifestent avec les étudiants. Les manifestants dénoncent la société de consommation et le chômage associé au système capitaliste.

28 avril 1969 : Le président de la République Charles de Gaulle démissionne après l’échec de du référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat.

15 juin 1969 : Georges Pompidou est élu président de la République.

19 octobre 1973 : Premier choc pétrolier, suite à la demande très forte des pays industriels et au déclenchement de la Guerre du Kippour (guerre israélo-arabe) le 6 octobre 1973. Le 19 octobre 1973, l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) augmente de 70% le prix du baril de brut.

19 mai 1974 : Valéry Giscard d’Estaing (UDF) est élu président de la République.

5 juillet 1974 : L’âge légal de la majorité civile passe de 21 à 18 ans. La loi n° 74-631 du 5 juillet 1974 fixe à dix-huit ans l’âge de la majorité. Depuis les événements de mai 68, l’âge légal était considéré comme trop tardif.

19 décembre 1974 : Adoption de la loi Veil qui autorise l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

27 mars 1979 : Début du deuxième choc pétrolier suite à la révolution iranienne et au contexte géopolitique tendu dans la région vont entrainer une baisse de la production mondiale de pétrole et conduire l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) a augmenter les prix du brut.

10 mai 1981 : François Mitterrand (Parti socialiste) est élu président de la République. C’est la première fois qu’un président de gauche accède au pouvoir sous la Cinquième République. Valéry Giscard d’Estaing, ancien président de la République est battu au second tour des élections présidentielles.

18 septembre 1981 : Abolition de la peine de mort par l’Assemblée nationale. Le projet est défendue par le garde des sceaux, ministre de la Justice, Robert Badinter, au nom du Gouvernement.

13 janvier 1982 : Instauration de la semaine de 39 heures de travail et une cinquième semaine de congés payés.

26 mars 1982 : Abaissement de l’âge de la retraite à 60 ans.

19 mars 1986 : Première cohabitation. La droite remporte les élections législatives. Jacques Chirac (RPR) est nommé Premier ministre. C’est la première cohabitation en France sous la cinquième république.

8 mai 1988 : François Mitterrand est réélu président de la République.

6 novembre 1988 : Référendum sur l’autodétermination en Nouvelle-Calédonie. Il fait suite aux tensions des années 80 et à l’assaut sanglant de la grotte d’Ouvéa, le 5 mai 1988 lors de la prise d’otages de gendarmes par des kanaks indépendantistes du FLNKS. Le 5 mai 1998, 10 ans après le drame d’Ouvéa, la signature de l’accord de Nouméa, instaure en Nouvelle-Calédonie un processus de décolonisation sur vingt ans. La date du référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie est fixée au 4 novembre 2018.

1er Janvier 1989 : Création du RMI (revenu minimal d’insertion) par la loi 88-1088.

20 septembre 1992 : Référendum français sur le Traité de Maastricht. Il autorise le président de la République à ratifier le traité sur l’Union Européenne.

28 mars 1993 : Deuxième cohabitation. La droite remporte la majorité aux élections législatives. Édouard Balladur (RPR) au poste de Premier ministre. C’est la deuxième cohabitation en France sous la Ve République.

1er novembre 1993 : Création de l’Union Européenne suite à la signature le 7 février 1992 du Traité de Maastricht.

7 mai 1995 : Jacques Chirac (RPR) est élu président de la République.

21 avril 1997 : Le président Jacques Chirac décide de dissoudre l’Assemblée nationale. La majorité parlementaire bien que très importante est divisée. Le président de la République souhaite une majorité forte et parlant d’une seule voix pour défendre les intérêts de la France. Les élections législatives ont lieu les 25 mai et 1er juin et donnent la majorité à la gauche. La troisième cohabitation en France sous la Ve République s’installe pour cinq ans avec la nomination de Lionel Jospin (PS) au poste de Premier ministre.

13 octobre 1999 : L’Assemblée nationale adopte la loi no 99-944 sur le Pacs (pacte civil de solidarité). La loi sur le Pacs est promulguée le 15 novembre 1999.

6 juin 2000 : Loi sur la parité. La loi n° 2000-493 tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives est votée le 6 juin 2000. Les partis politiques doivent présenter un nombre égal d’hommes et de femmes aux élections régionales, municipales, sénatoriales et européennes.

24 septembre 2000 : Référendum sur le quinquennat présidentiel. La durée du mandat présidentiel passe de sept à cinq ans.

7 octobre 2001 : Début de la Guerre d’Afghanistan. En représailles aux attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis,  perpétrés par l’organisation terroriste islamiste Al-Qaïda, les forces américaines et britanniques commencent l’opération « liberté immuable », contre le régime des Talibans en Afghanistan. Le 21 novembre 2001, La France envoie le porte-avions Charles de Gaulle pour soutenir les opérations de l’OTAN en Afghanistan.

1er janvier 2002 : Entrée en vigueur de l’Euro. L’Euro devient la monnaie unique de la France. Elle est la monnaie commune à de dix-neuf pays membres de l’Union européenne qui forment la zone euro. Un euro vaut 6,559 57 francs.

1er janvier 2002 : Suppression effective du service national – service militaire. Le décret du 27 juin 2001 n° 2001-550 relatif à la libération anticipée des appelés du service militaire est signé met fin à la conscription. Le service national est suspendu le 01 janvier 2002 et remplacé par un « parcours citoyen ».

5 mai 2002 : Jacques Chirac est réélu président de la République.

18 mars 2003 : L’outrage au drapeau national ou à l’hymne national est considéré comme un délit.

29 mai 2005 : Référendum français sur le traité établissant une constitution pour l’Europe. Le « non » l’emporte.

6 mai 2007 : Nicolas Sarkozy (UMP) est élu président de la République.

4 décembre 2008 : plan de relance économique de la France. Lors du discours de Douai, le président de la République Nicolas Sarkozy annonce un plan de relance de l’économie de 26 milliards d’euros pour faire face à la crise économique mondiale, liée à la crise bancaire et financière de l’automne 2008, suite à la crise des subprimes (prêts hypothécaires à risques) de l’été 2007. Le plan de relance donne la priorité à l’investissement.

6 mai 2012 : François Hollande (PS) est élu président de la République.

17 mai 2013 : Mariage pour tous. La loi n° 2013-404 du 17 mai 2013 ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe est promulguée. La France autorise le mariage homosexuel.

7 janvier 2015 : Attentat contre le journal satirique Charlie Hebdo. C’est le début d’une série d’attentats islamistes.

14 mai 2017 : Emmanuel Macron est élu président de la République. Élu à l’âge de 39 ans, Emmanuel Macron devient le plus jeune président de la République française.

17 novembre 2018 : Début des manifestations de masse du Mouvement des Gilets Jaunes contre la hausse des prix du carburants et la baisse du pouvoir d’achat.

24 janvier 2020 : Début de la pandémie de Covid-19 en France, maladie à coronavirus 2019, une maladie infectieuse apparue en Chine fin 2019. Elle entrainera une surmortalité de 33% en mars et avril 2020, des mesures de confinement et une crise économique et sociale.

24 février 2022 : Invasion de l’Ukraine par la Russie.

24 avril 2022 : Emmanuel Macron est réélu président de la République. Il est le premier président de la Ve République à être réélu au suffrage universel hors période de cohabitation.

Comment mémoriser les dates clés de la cinquième république.

La Cinquième République est le régime politique actuellement en vigueur en France.

Retenir les dates clés de la Ve République est un moyen efficace de situer les principaux événements de la période actuelle de l’Histoire de France.

Nous avons vu dans l’article comment mémoriser facilement les dates de l’histoire plusieurs techniques de mémorisation efficaces pour retenir les dates sur le long terme.

Nous allons en montrer une application pratique avec les dates clés de la Cinquième République.

Technique de mémorisation.

Nous allons apprendre les dates de la Cinquième République à l’aide de la table de rappel du grand système que nous avons appris dans l’article comment mémoriser facilement les chiffres ou les nombres.

Pour retenir plus facilement les événements à mémoriser, nous allons classer les dates par année, mois et jour.

Nous classerons les mois de 1 à 12 et les jours de 01 à 31.

Nous allons rattacher l’année, le mois, le jour, l’évènement à un objet ou un personnage et former une image mentale et créer une histoire.

Le cerveau adore les histoires. Il fonctionne par association. Associer, c’est créer des liens entre des objets, des personnages, des émotions, etc. Plus les liens seront forts et plus il sera facile de se souvenir.

C’est cette histoire que nous venons de créer que nous allons apprendre. Nous allons retenir ainsi facilement et à long terme la date et l’événement.

Comme il n’y a pas d’ambiguïté dans les dates à retenir, nous n’utiliserons que la table de rappel du grand système pour associer l’année, le mois et le jour à des images.

Exemple de mémorisation des dates de la Cinquième République.

13 mai 1958 : Putsch d’Alger.

La table de rappel du grand système associe le nombre 19 à une taupe et le nombre 58 à une louve. Nous allons donc associer l’année 1958 à une taupe (19) et à une louve (58).

Le mois de mai est le cinquième mois de l’année. Le lion est le code associé au chiffre 5.

Nous allons associer le jour – 13 – à un diamant.

Pour l’évènement, nous associerons le Putsch d’Alger à un punch; le mot punch ayant une consonance proche du mot Putsch.

Il nous reste à créer une petite histoire en prenant les images dans l’ordre, c’est à dire :

13 mai 1958 : taupe, louve, lion, diamant, punch.

Par exemple, « une taupe saute sur le dos d’une louve puis sur celui d’un lion et essaie de récupérer le diamant qui était tombé dans un verre de punch. »

Si voulez associer l’année 1958 à un seul mot, vous pouvez utiliser comme mnémonique le chanteur Topaloff, en s’appuyant sur la méthode des articulations chiffrées – la table de rappel ou grand système est une extension de la méthode des articulations chiffrées.

  • T correspond au chiffre 1.
  • P correspond au chiffre 9.
  • L correspond au chiffre 5.
  • F correspond au chiffre 8.

Il nous reste à créer une petite histoire en prenant les images dans l’ordre, c’est à dire :

13 mai 1958 : Topaloff, lion, diamant, punch.

Par exemple, « Le chanteur Topaloff chevauche un lion et tient dans sa main un verre de punch dans lequel se trouve un diamant. »

Imaginez l’histoire qui vous passe par la tête. Plus elle vous marquera et plus elle sera facile à se souvenir.

Procédez de même pour les autres dates clés de la Cinquième République.

Table de mémorisation des dates de la Cinquième République.

Pour chaque date à retenir, construisez une histoire facile à retenir pour vous en utilisant la technique que nous venons de voir.

A titre d’exemple, vous pouvez utiliser les associations suivantes :

13 mai 1958 : Putsch d’Alger.

13 mai 1958 : taupe, louve, lion, diamant, punch.

28 septembre 1958 : Naissance de la Cinquième République.

28 septembre 1958 : taupe, louve, pied, nef, bébé.

21 décembre 1958 : Charles de Gaulle est élu président de la République.

21 décembre 1958 : taupe, louve, tonneau, natte, gaulois.

1er janvier 1960 : Entrée en vigueur du nouveau franc.

01 janvier 1960 : taupe, chaise, toit, assiette, franc (Clovis, roi des Francs, pièce de 1 franc, etc.).

13 février 1960 : Première bombe atomique française.

13 février 1960 : taupe, chaise, noix, diamant, champignon nucléaire.

18 mars 1962 : Signature des accords d’Évian.

18 mars 1962 : taupe, chaîne, mât, dauphin, bouteille d’Évian.

28 octobre 1962 : Référendum de l’élection du président de la République au suffrage universel direct.

28 octobre 1962 : taupe, chaîne, tasse, nef, urne électorale et grand collier de la légion d’honneur (un des symboles du président de la République).

19 décembre 1965 : Le général de Gaulle est réélu président de la République.

19 décembre 1965 : taupe, chalet, tonneau, tapis, gaulois et grand collier de la légion d’honneur.

7 mars 1966 : La France quitte l’OTAN.

07 mars 1966 : taupe, juge, mât, sac, rose des vents (symbole de l’OTAN).

24 juillet 1967 : « Vive le Québec libre ».

24 juillet 1967 : taupe, chèque, quille, noir, harfang des neiges (hibou blanc; oiseau emblématique du Québec).

13 mai 1968 : Grande manifestation contre Charles de Gaulle.

13 mai 1968 : taupe, cheveu, lion, diamant, manifestation.

28 avril 1969 : Le président de la République Charles de Gaulle démissionne.

28 avril 1969 : taupe, chapeau, roi, nef, gaulois enlevant le grand collier de la légion d’honneur.

15 juin 1969 : Georges Pompidou est élu président de la République.

15 juin 1969 : taupe, chapeau, chat, étoile, pompe et grand collier de la légion d’honneur.

19 Octobre 1973 : Premier choc pétrolier.

19 octobre 1973 : taupe, camion, tasse, tapis, puits de pétrole.

19 mai 1974 : Valéry Giscard d’Estaing est élu président de la République.

19 mai 1974 : taupe, car, lion, tapis, cigare et grand collier de la légion d’honneur.

5 juillet 1974 : L’âge légal de la majorité civile passe à 18 ans.

05 juillet 1974 : taupe, car, chat, salon, dauphin qui vote.

19 décembre 1974 : Adoption de la loi Veil qui autorise l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

19 décembre 1974 : taupe, car, tonneau, tapis, tatouage IVG.

27 mars 1979 : Deuxième choc pétrolier.

27 mars 1979 : taupe, cape, mât, nuque, 2 puits de pétrole.

10 mai 1981 : François Mitterrand est élu président de la République.

10 mai 1981 : taupe, fête, lion, tasse, miroir (commence par MI; premières lettres du nom Mitterrand).

18 septembre 1981 : Abolition de la peine de mort.

18 septembre 1981 : taupe, fête, pied, dauphin, potence.

13 janvier 1982 : Instauration de la semaine de 39 heures de travail et une cinquième semaine de congés payés.

13 janvier 1982 : taupe, vigne, toit, diamant, tracteur (son proche du nombre trente-neuf) et sphinx (associé au chiffre 5 dans la table de rappel des chiffres-sons).

26 mars 1982 : Abaissement de l’âge de la retraite à 60 ans.

26 mars 1982 : taupe, vigne, mât, niche, personne âgée mangeant un croissant (son proche du nombre soixante).

19 mars 1986 : Première cohabitation.

19 mars 1986 : taupe, vache, mât, tapis, deux personnes dans une maison.

8 mai 1988 : François Mitterrand est réélu président de la République.

08 mai 1988 : taupe, fève, lion, savon, miroir et deux grands colliers de la légion d’honneur.

6 novembre 1988 : Référendum sur l’autodétermination en Nouvelle-Calédonie.

06 novembre 1988 : taupe, fève, tête, singe, urne électorale et une flèche faîtière (un des symboles de la Nouvelle-Calédonie).

1er Janvier 1989 : Création du RMI.

01 janvier 1989 : taupe, vapeur, toit, assiette, Rémy Julienne (cascadeur).

20 septembre 1992 : Référendum français sur le Traité de Maastricht.

20 septembre 1992 : taupe, bonnet, pied, noce, urne électorale et drapeau européen.

28 mars 1993 : Deuxième cohabitation.

28 mars 1993 : taupe, pomme, mât, nef, deux personnes dans une maison.

1er novembre 1993 : Création de l’Union Européenne.

01 novembre 1993 : taupe, pomme, tête, assiette, bébé et drapeau européen.

7 mai 1995 : Jacques Chirac est élu président de la République.

07 mai 1995 : taupe, pelle, lion, sac, Chiron (centaure dans la mythologie grecque).

21 avril 1997 : Dissolution de l’Assemblée nationale.

21 avril 1997 : taupe, bague, roi, natte, palais Bourbon – bâtiment qui abrite l’Assemblée nationale – en train de se dissoudre (dans un verre, par exemple).

13 octobre 1999 : Pacs.

13 octobre 1999 : taupe, papa, tasse, diamant, « mariés » au tribunal.

6 juin 2000 : Loi sur la parité.

06 juin 2000 : noce, ciseau, chat, singe, balance (à l’équilibre avec un homme et une femme).

24 septembre 2000 : Référendum sur le quinquennat présidentiel.

24 septembre 2000 : noce, ciseau, pied, noir, urne électorale et sphinx (associé au quinquennat, au chiffre 5 dans la table de rappel des chiffres-sons).

7 octobre 2001 : Début de la Guerre d’Afghanistan.

07 octobre 2001 : noce, assiette, tasse, sac, mosquée en feu (la mosquée est un des symboles du drapeau afghan).

1er janvier 2002 : Entrée en vigueur de l’Euro.

01 janvier 2002 : noce, cygne, toit, assiette, (pièce de 1) euro.

1er janvier 2002 : Suppression effective du service national.

01 janvier 2002 : noce, cygne, toit, assiette, (soldat qui rend son) paquetage militaire.

5 mai 2002 : Jacques Chirac est réélu président de la République.

05 mai 2002 : noce, cygne, lion, salon, Chiron (centaure) et deux grands colliers de la légion d’honneur.

18 mars 2003 : L’outrage au drapeau national ou à l’hymne national est considéré comme un délit.

18 mars 2003 : noce, sumo, mât, dauphin, drapeau français déchiré.

29 mai 2005 : Référendum français sur le traité établissant une constitution pour l’Europe.

29 mai 2005 : noce, salon, lion, nappe, urne électorale et livre (avec les douze étoiles du drapeau européen sur la couverture).

6 mai 2007 : Nicolas Sarkozy est élu président de la République.

06 mai 2007 : noce, sac, lion, singe, sac en osier.

Si vous voulez associer le nombre 07 à une autre image que le sac, vous pouvez par exemple associer 07 à une bouteille de whisky.

4 décembre 2008 : plan de relance de l’économie.

04 décembre 2008 : noce, savon, tonneau, cerf, fusée et pièce de un euro.

6 mai 2012 : François Hollande (PS) est élu président de la République.

06 mai 2012 : noce, tonneau, lion, singe, tulipe (un des symboles de la Hollande).

17 mai 2013 : Mariage pour tous.

17 mai 2013 : noce, diamant, lion, ticket, (bague de) mariage.

Si vous voulez associer le nombre 20 à une autre image que la noce, vous pouvez par exemple associer 20 à la ville de Nice.

7 janvier 2015 : Attentat contre le journal satirique Charlie Hebdo.

07 janvier 2015 : noce, étoile, toit, sac, tour Eiffel, noire, dans un cercle, noir (symbole de la solidarité autour des parisiens, après les attentats).

14 mai 2017 : Emmanuel Macron est élu président de la République.

14 mai 2017 : noce, ticket, lion, taureau, Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron est le président de la République actuellement en fonction en France.

Si vous avez besoin d’une image pour le symboliser, vous pouvez par exemple utiliser comme image

  • Macron (◌̄) : un macron est un diacritique, c’est-à-dire une barre horizontale placée en général au dessus d’une voyelle.
  • Maquereau : son proche du mot Macron.

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