Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789

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Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 - Sommaire.
Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 – Sommaire.

Sommaire

  • Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.
    • Contexte historique.
    • Qui a écrit la Déclaration de 1789 ?
    • Texte complet de la Déclaration de 1789.
  • Les grandes principes de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.
  • Les droits reconnus par la Déclaration de 1789.
    • Les Droits de l’Homme.
    • Les Droits du Citoyen.
  • Influence de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.
  • A découvrir aussi.

Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.

Contexte historique.

La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, appelée également Déclaration de 1789 ou DDHC, a été adoptée pendant la Révolution française.

Le 5 mai 1789, la France connait une grave crise. Le roi de France Louis XVI convoque à Versailles les États généraux.

Le 17 juin 1789, les députés du Tiers État se proclament Assemblée nationale.

Le 20 juin 1789, réunis dans la salle du jeu de paume à Versailles, les députés prêtent serment de ne se séparer que lorsque la constitution du royaume sera établie.

Le 14 juillet 1789, le peuple de Paris prend la Bastille. La prison de la Bastille étant un symbole du pouvoir absolu du roi et de la privation de liberté.

Le 04 août 1789, l’Assemblée nationale abolit les privilèges et les droits féodaux, entrainant la fin de l’Ancien Régime. Tous les citoyens ont les mêmes droits.

L’Ancien Régime n’existe plus juridiquement. L’Assemblée nationale décide de rédiger une constitution.

La France sera organisé sur de nouveaux principes.

La déclaration de 1789 sera une charte sur les libertés.

Le 26 août 1789, l’Assemblée nationale constituante vote la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen.

La Déclaration de 1789 affirme les droits et libertés de tout être humain et consacrent la disparition des inégalités de l’Ancien régime.

Elle pose les principes d’un nouvel ordre juridique, politique et social.

Si vous voulez apprendre l’essentiel sur la période de la Révolution française et mémoriser les grandes dates, lisez notre article Comment retenir les dates clés de la révolution française (1789-1799).

Qui a écrit la Déclaration de 1789 ?

La Déclaration de 1789 a été écrite collectivement par l’Assemblée constituante.

Elle va donner naissance à une monarchie constitutionnelle.

La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 est un texte de compromis, après de nombreuses discussions.

De nombreux projets ont alimentés les débats avant d’aboutir au texte final de la Déclaration de 1789.

Ses principaux contributeurs furent :

  • Le marquis de La Fayette (1757-1834).
  • Le comte de Mirabeau (1749-1791).
  • Jean-Joseph Mounier (1758-1806).
  • L’abbé Sieyès (1748-1836).

Texte complet de la Déclaration de 1789.

Vous trouverez ci-dessous le texte complet de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.

La Déclaration de 1789 comprend un préambule et 17 articles.

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Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789.
Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.

Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les Membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

En conséquence, l’Assemblée Nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être suprême, les droits suivants de l’Homme et du Citoyen.

Art. 1er. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.

Art. 3. Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

Art. 4. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

Art. 5.  La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas.

Art. 6. La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Art. 7. Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi doit obéir à l’instant : il se rend coupable par la résistance.

Art. 8. La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une Loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

Art. 9. Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

Art. 10. Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.

Art. 11. La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

Art. 12. La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

Art. 13. Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.

Art. 14. Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

Art. 15. La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration.

Art. 16. Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution.

Art. 17. La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

Les grandes principes de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.

La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, inspirée des philosophes des Lumières et de la Déclaration d’indépendance américaine de 1776 proclame que « tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ».

Adoptée le 26 août 1789, la Déclaration  de 1789 a été rédigée par l’Assemblée nationale constituante pendant la Révolution française.

L’Assemblée nationale constituante est issue des trois assemblées – noblesse, clergé et tiers état – convoquées par le roi dans le cadre des États généraux.

La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, inspirée des principes de la philosophie des Lumières, définit les droits naturels de l’homme :

  • liberté,
  • égalité,
  • propriété

et les droits politiques du citoyen.

La Déclaration de 1789 fait apparaitre de nouvelles notions juridiques et politiques. sur lesquelles s’appuiera le modèle républicain français :

  • Égalité des droits entre les citoyens.
  • Reconnaissance des libertés de chacun (liberté d’aller et venir, liberté de pensée, liberté d’expression, etc.).
  • Souveraineté de la Nation.
  • Séparation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire).
  • Etc.

Les droits reconnus par la Déclaration de 1789.

Les droits de l’homme.

Parmi les « droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme », la Déclaration de 1789 reconnaît les droits suivants :

  • Article 1er : Égalité des hommes en droits.
  • Article 2 : Liberté, propriété, sûreté et résistance à l’oppression.
  • Articles 7 à 9 : Protection des hommes contre l’arbitraire et à garantie du respect de leurs droits par des juridictions impartiales qui :
    • Appliquent les principes et les peines définis par la loi.
    • Respectent le principe de la présomption d’innocence.
  • Article 10 : Liberté d’opinion.
  • Article 11 : Liberté d’expression et de communication.
  • Article 12 : Droit à la sûreté appelé actuellement sécurité.
  • Article 17 : Droit à la propriété.

Les droits du citoyen.

Les droits du citoyen reconnus par la Déclaration de 1789 portent sur l’organisation politique de la société.

L’organisation politique de la société se fonde sur le principe de la Souveraineté nationale.

  • Article 3 : Les pouvoirs émanent de la Nation, une et indivisible.
  • Article 6 : Égalité devant la loi et devant la justice.
  • Article 6 : Égalité d’accès aux emplois publics.
  • Article 13 : Égalité devant les charges publique.
  • Article 14 : Droit au consentement à l’impôt.
  • Article 15 : Droit de demander compte à tout agent public de son administration.
  • Article 16 : Le principe de la séparation des pouvoirs est garanti (art. 16).

Influence de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.

Le texte de la Déclaration des Droits de l’Homme rédigé dans un délai très court a servi de référence à de nombreux mouvements de libération dans le monde tout au long des XIXe et XXe siècles. Il a notamment inspiré les auteurs de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1946.

La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 a inspiré de nombreux mouvements de libération au  XIXe et XXe siècle, et servi de référence à un grand nombre de textes équivalent en Europe et en Amérique latine.

La déclaration de 1789 a notamment inspiré la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le à Paris.

La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 est un des piliers de notre système juridique, politique et social.

Elle figure dans le préambule de la Constitution de 1958.

« Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu’aux droits et devoirs définis dans la Charte de l’environnement de 2004.

En vertu de ces principes et de celui de la libre détermination des peuples, la République offre aux territoires d’Outre-Mer qui manifestent la volonté d’y adhérer des institutions nouvelles fondées sur l’idéal commun de liberté, d’égalité et de fraternité et conçues en vue de leur évolution démocratique. »

A découvrir aussi.

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Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.

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Drapeau français – tout savoir sur le drapeau de la France

Signification des couleurs bleu, blanc, rouge du drapeau français, description, dates de l’histoire du drapeau tricolore, citations sur le drapeau de la France, emblème national de la République française.

Lisez cet article d’ Apprendre 5 minutes pour apprendre et retenir l’essentiel sur le drapeau national français, un des principaux symboles de la Cinquième République et de la France et qui inspira de nombreux pays.

 

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Drapeau français - sommaire.
Drapeau français – sommaire.

Sommaire

  • Le drapeau français.
  • Signification des couleurs bleu, blanc, rouge.
  • Histoire du drapeau français.
  • Citations sur le drapeau français.
  • A découvrir aussi.

Le drapeau français.

Né sous la Révolution française, le drapeau tricolore est le drapeau de la France sans interruption depuis 1830.

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Drapeau français.
Drapeau français.

Le drapeau français est également appelé « drapeau tricolore » ou « drapeau bleu, blanc,rouge ».

L’article 2 de la Constitution de la Cinquième République indique que « L’emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. »

Le drapeau de la France est un drapeau de proportion 2:3. Pour une hauteur de deux unités, la longueur est de trois unités.

Le drapeau français est composé de trois bandes verticales bleue, blanche et rouge de largeurs et de longueurs égales.

Une exception toutefois : lors des retransmissions télévisées, la bande blanche du drapeau peut être plus petite, pour des raisons esthétiques, afin que le visage du président de la République française ne soit pas complètement entouré de blanc. Ce fut le cas, en particulier, pour les présidents François Mitterrand et Jacques Chirac.

Signification des couleurs bleu, blanc, rouge.

Le drapeau bleu, blanc, rouge est un des symboles de la République et de la France.

Les trois couleurs bleu, blanc, rouge, apparues lors de la Révolution française, sont les symboles de l’unité nationale.

Les couleurs rouge et bleue représentaient les couleurs de la Ville de Paris; la couleur blanche symbolisait le royaume de France.

La réunion des trois couleurs bleu, blanc et rouge signifie « l’alliance auguste et éternelle entre le monarque et le peuple. ».

Les trois couleurs bleu, blanc, rouge symbolisent l’unité nationale.

Placer la couleur blanche, symbolisant la royauté et par extension le roi, entre les couleurs bleues et rouges des armoiries de Paris, c’est également montrer que c’est le peuple, et non le roi seul, qui exercera le pouvoir.

Le drapeau français a servi de modèle à de nombreux pays admirateurs des symboles de la France que sont la liberté, l’égalité et la fraternité.

Histoire du drapeau français.

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Les dates clés de l'histoire du drapeau français.
Les dates clés de l’histoire du drapeau français.

17 juillet 1789 : Louis XVI reçoit la cocarde tricolore à l’hôtel de ville de Paris.

Les trois couleurs bleu, blanc, rouge ont été portées ensemble, pour la première fois, sous la forme d’une cocarde. La cocarde bleu, blanc, rouge était la marque distinctive de la Garde nationale parisienne dont La Fayette devint le commandant général, le 15 juillet 1789.

Le 17 juillet 1789, au début de la révolution française, quelques jours après la prise de la Bastille, le roi de France Louis XVI se rend à l’hôtel de ville de Paris.

Le maire de Paris, Jean Sylvain Bailly, demande au roi de France Louis XVI d’arborer la cocarde tricolore. Le blanc symbolisait la monarchie; le bleu et le rouge, la ville de Paris.

« Sire, ni votre peuple, ni votre Majesté n’oublieront jamais ce grand jour; c’est le plus beau de la monarchie; c’est l’époque d’une alliance auguste et éternelle entre le monarque et le peuple« .

20 mars 1790 : Écharpe tricolore.

Le 20 mars 1790, l’Assemblée nationale décide par décret que « lorsque les officiers municipaux seront en fonction, ils porteront pour marque distinctive une écharpe aux trois couleurs de la nation : bleu, rouge et blanc ».

15 février 1794 : Pavillon national bleu, blanc, rouge.

Le 20 octobre 1790, le comte Henri de Virieu, représentant de la noblesse du Dauphiné aux États généraux, propose à l’Assemblée nationale, de charger le pavillon maritime d’un carton bleu, blanc, rouge afin « qu’à la couleur qui fut celle du panache d’Henri IV se joignît celle de la liberté reconquise ».

Le 24 octobre 1790, l’Assemblée constituante décide que les vaisseaux de guerre et les navires de commerce porteront un pavillon avec les trois couleurs disposées en trois bandes verticales. Cela pour se différencier du pavillon néerlandais qui a les mêmes couleurs, mais disposées à l’horizontale.

Le 15 février 1794, le décret du 27 pluviôse an II de la Convention Nationale décide de la disposition actuelle du pavillon tricolore.

« Le pavillon national sera formé des trois couleurs nationales, disposées en trois bandes égales, posées verticalement, de manière que le bleu soit attaché à la gaule du pavillon, le blanc au milieu, et le rouge flottant dans les airs. »

L’Assemblée constituante charge le peintre Jacques-Louis David de « fournir les dessins du nouveau pavillon à la nation ».

20 mai 1794 : Naissance du drapeau français.

Le décret du 27 pluviôse an II de la Convention Nationale (15 février 1794) fixe également le jour où le pavillon tricolore deviendra effectif.

« Le pavillon national sera arboré sur tous les vaisseaux de la république le premier jour de prairial; le ministre de la marine donnera en conséquence tous les ordres nécessaires. »

Le 20 mai 1794 – 1er prairial an II – le changement de pavillon devient effectif sur les vaisseaux. C’est la naissance du drapeau français.

Le pavillon de marine sera ensuite adopté comme drapeau national.

13 avril 1814 : Rétablissement du drapeau blanc.

Le 13 avril 1814, sous la Restauration, le Gouvernement provisoire émet un décret rétablissant le drapeau blanc.

« La cocarde blanche est la cocarde française; elle sera prise par toute l’armée. »

« Le pavillon blanc et la cocarde blanche seront arborés sur les bâtiments de guerre et sur les navires du commerce. »

Le drapeau tricolore est remplacé par le drapeau blanc pendant la Restauration, de 1814 à 1830, sauf pendant le retour de Napoléon Ier, lors de la période des Cent-Jours -; le Décret du 9 mars 1815 rétablissant le pavillon tricolore.

01 août 1830 : Rétablissement de la cocarde tricolore.

Le 29 juillet 1830, lors des Trois Glorieuses – 27, 28 et 29 juillet 1830 -, Louis-Philippe, accepte, des mains de La Fayette, le drapeau bleu, blanc, rouge.

Le 1er août 1830, au lendemain des Trois Glorieuses, Louis-Philippe d’Orléans, le futur roi des français Louis-Philippe Ier, rétablit, par ordonnance, la cocarde tricolore, afin de faciliter la réconciliation nationale.

« La nation française reprend ses couleurs. Il ne sera plus porté d’autre cocarde que la cocarde tricolore. »

Le drapeau tricolore restera l’emblème national de la France jusqu’à nos jours.

25 février 1848 : Lamartine défend le drapeau tricolore.

Le 25 février 1848, lors de la proclamation de la Deuxième République, après avoir renversé le roi des Français Louis-Philippe Ier, les insurgés de la Révolution de 1848 veulent un drapeau de France rouge.

Cependant, le poète Alphonse de Lamartine arrive à trouver les mots dans son Discours à l’Hôtel de Ville pour sauver le drapeau tricolore :

« Je repousserai jusqu’à la mort ce drapeau de sang, et vous devez le répudier plus que moi, car le drapeau rouge que vous rapportez n’a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde, avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. »

5 juillet 1871 : Manifeste du drapeau blanc.

Le 2 septembre 1870, l’empereur des Français Napoléon III signe la capitulation de l’armée impériale française au château de Bellevue, à quelques kilomètres de Sedan, après la défaite de Sedan contre l’armée prussienne, pendant la guerre franco-allemande de 1870.

Le 8 février 1871, les monarchistes remportent les élections législatives de 1871.

L’Assemblée envisage la restauration de la royauté lorsque la France sera libérée de l’occupation allemande.

Prétendant légitimiste aux trônes de France et de Navarre, Henri d’Artois, comte de Chambord et futur Henri V s’il devient roi de France, publie dans l’Union, le Manifeste du 5 juillet 1871.

Le comte de Chambord refuse d’adopter le drapeau tricolore et exige le retour du drapeau blanc.

« je ne laisserai pas arracher de mes mains l’étendard d’Henri IV, de François Ier et de Jeanne d’Arc… Je l’ai reçu comme un dépôt sacré du vieux roi mon aïeul, mourant en exil ; il a toujours été pour moi inséparable du souvenir de la patrie absente ; il a flotté sur mon berceau, je veux qu’il ombrage ma tombe. »

Le 23 octobre 1873, le comte de Chambord publie, dans l’Union, la Lettre à Chesnelong, dans laquelle il confirme son attachement au drapeau blanc et son refus d’adopter le drapeau tricolore.

Ce refus empêchera la Restauration.

18 mars 2003 : Délit d’outrage au drapeau tricolore ou à l’hymne national.

Le 06 octobre 2001, lors du match de football entre la France et l’Algérie,  une partie des spectateurs perturbe l’exécution de la Marseillaise par leurs sifflets, en présence du premier ministre Lionel Jospin.

Ces incidents marquent l’opinion.

Le 11 mai 2002, en finale de la coupe de France de football, des supporteurs corses sifflent la Marseillaise. Le président de la République Jacques Chirac quitte momentanément la tribune.

Le 18 mars 2003, la loi pour la sécurité intérieure, appelée également loi Sarkozy II, crée un délit d’outrage au drapeau national ou à l’hymne national.

Après l’article 433-5 du code pénal, il est inséré un article 433-5-1 ainsi rédigé :
« Art. 433-5-1. – Le fait, au cours d’une manifestation organisée ou réglementée par les autorités publiques, d’outrager publiquement l’hymne national ou le drapeau tricolore est puni de 7 500 euros d’amende.
« Lorsqu’il est commis en réunion, cet outrage est puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. »

Article 113 de la Loi nº 2003-239 du 18 mars 2003 pour la sécurité intérieure.

Citations sur le drapeau français.

Jean Sylvain Bailly.

Le 17 juillet 1789, Jean Sylvain Bailly, le premier maire de Paris, résume dans son discours au roi de France Louis XVI la signification des couleurs bleu, blanc, rouge, après lui avoir remis la cocarde tricolore :

« Sire, ni votre peuple, ni votre Majesté n’oublieront jamais ce grand jour; c’est le plus beau de la monarchie; c’est l’époque d’une alliance auguste et éternelle entre le monarque et le peuple« .

Citation de Jean Sylvain Bailly, du 17 juillet 1789.

Décret du 27 pluviôse an II de la Convention Nationale.

« Le pavillon national sera formé des trois couleurs nationales, disposées en trois bandes égales, posées verticalement, de manière que le bleu soit attaché à la gaule du pavillon, le blanc au milieu, et le rouge flottant dans les airs. »

Extrait du décret du 27 pluviôse an II (15 février 1794).

Napoléon Bonaparte.

« l faut regarder le drapeau comme le domicile ; partout où est le drapeau, là est la France.« 

Citation de Napoléon Bonaparte, premier consul, au conseil d’état.

Ordonnance de Louis-Philippe.

« La nation française reprend ses couleurs. Il ne sera plus porté d’autre cocarde que la cocarde tricolore. »

Ordonnance de Louis-Philippe du 1er août 1830.

Alphonse de Lamartine.

Le 25 février 1848, lors de la proclamation de la Deuxième République, après avoir renversé le roi des Français Louis-Philippe Ier, les insurgés veulent un drapeau de France rouge.

Cependant, le poète Alphonse de Lamartine arrive à trouver les mots dans son Discours à l’Hôtel de Ville pour sauver le drapeau tricolore :

« Je repousserai jusqu’à la mort ce drapeau de sang, et vous devez le répudier plus que moi, car le drapeau rouge que vous rapportez n’a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde, avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. »

Citation d’Alphonse de Lamartine du 25 février 1848.

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Comment retenir les dates clés de la révolution française (1789-1799)

Vous voulez apprendre et retenir les dates clés de la Révolution Française de 1789 à 1799 ? Vous cherchez un résumé de cette période charnière de l’histoire de France ? Vous voulez en connaitre les causes, les conséquences ?

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Sommaire

Origines et causes de la Révolution Française.

Le 10 mai 1774, Louis XVI devient roi après le décès de son grand-père Louis XV. Il règne sur un pays puissant, avide de progrès. Éduqué dans l’esprit des Lumières, il désire améliorer le sort du peuple français. Alors pourquoi la Révolution Française ?

Les causes sont de 3 natures :

Crise politique

Un courant de contestation nait au XVIII ème siècle, appelé le « siècle des Lumières » et gagne de plus en plus de français.

Même si le roi a le pouvoir décisionnel, la bourgeoisie et la noblesse contestent la monarchie absolue qu’elles voudraient transformer en monarchie parlementaire. Le parlement de Paris souhaiterait limiter le pouvoir du roi en contrôlant les lois.

Le peuple ne veut plus de la société d’ordre qui concentre le pouvoir sur une minorité de personnes trop riches, alors que la majorité (le Tiers État) est pauvre.

Crise économique

Depuis le début du XVIII ème siècle, la France souffre d’un déficit chronique. Les impôts mal perçus et mal répartis ne parviennent pas à couvrir les dépenses.

L’aide apporté à la guerre d’indépendance de l’Amérique est un véritable gouffre financier qui aggrave la dette de l’État.

Le peuple a faim. Les pluies et les inondations de 1787, la sécheresse et les grêles de 1788 ont réduit fortement les récoltes. Les prix du pain, de la viande, du vin et de l’alimentation en général augmentent fortement.

L’industrie est morose, en particulier l’industrie textile qui manque de coton à cause de la guerre en Amérique.

Les prix augmentent, le peuple paye toujours plus d’impôts et s’enfonce dans la misère.

Crise sociale

Depuis le Moyen Age, la société française est organisé en trois ordres inégalitaires contestés par les non privilégiés, en particulier par la bourgeoisie :

  1. Le clergé : riche et influant, il assiste les pauvres et les malades, enseigne dans les collèges et assure l’état civil en répertoriant dans les registres paroissiaux les gens ayant reçu le baptême. Il ne paie pas d’impôt et prélève la dîme sur les revenus agricoles.
    • Le haut clergé,riche, veut conserver ses privilèges.
    • Le bas clergé, pauvre, veut améliorer ses conditions de vie.
  2. La noblesse : assurant la sécurité et rendant la justice, ses privilèges sont nombreux. Elle paie peu d’impôts, peut porter l’épée, bénéficie de tribunaux spéciaux, certaines fonctions ou grades lui sont réservés. Elle veut conserver ses privilèges et partager le pouvoir avec le roi en instaurant une monarchie parlementaire.
  3. Le tiers état : il regroupe la grande majorité de la population – le peuple – qui travaille et paie la quasi totalité des impôts.
    • La bourgeoisie riche et cultivée veut plus de pouvoir sur le plan politique et social et au libéralisme économique.
    • Les paysans veulent l’égalité devant les impôts et la fin des droits seigneuriaux.
    • Les artisans veulent du pain bon marché et plus d’argent.

Le peuple demande l’égalité de justice et de l’impôt tandis que le clergé et la noblesse veulent conserver leur privilèges.

Louis XVI tente de faire des réformes mais elles n’aboutissent pas car il se trouve confronté à l’hostilité des privilégiés qui refusent de payer de nouveaux impôts.

C’est l’impasse.

Sommaire.

Bref résumé de la Révolution Française.

La Révolution de 1789 voit le peuple se soulever contre le roi Louis XVI, les privilèges et son extrême pauvreté.

Elle met fin à la monarchie absolue, la remplace par la monarchie constitutionnelle, puis par la Première République.

Elle abolit les droits féodaux,  proclame la souveraineté du peuple, la liberté et l’égalité au travers de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Après l’espoir des premiers instants, elle connait une période de terreur et de guerre.

En pleine gloire après une série de victoires, Napoléon Bonaparte réussit un coup d’État en 1799 et met fin à la Révolution Française.

Sommaire.

Les conséquences de la Révolution Française

La Révolution Française de 1789 est une une période charnière de l’Histoire de France. Elle pose les fondements de la France moderne et prépare des changements considérables. Rien ne sera plus comme avant.

Conséquences politiques

La révolution de 1789 entraine la fin de l’Ancien régime, c’est-à-dire de la monarchie absolue et de la société d’ordre.

  • Elle met fin à la souveraineté absolue du roi et la remplace par celle de la Nation.
  • Les citoyens français désignent leurs représentants grâce au droit de vote.
  • Elle engage la Nation dans le système politique parlementaire.
  • Des constitutions écrites précisent les libertés et les droits politiques.
  • Les pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires sont séparés.
  • Ses principes et institutions gagnent l’Europe par l’exemple ou par la force.

Conséquences économiques

La Révolution française de 1789 marque l’ascendance de la bourgeoisie qui sait en tirer profit, favorisant le libéralisme économique et interdisant le droit de grève.

  •  Les privilèges abolis, tous les français payent désormais l’impôt.
  • Les entraves à la liberté du commerce et de l’industrie sont supprimées, fondant le libéralisme économique en France.
  • Les droits féodaux disparaissent, permettant aux bourgeois et aux paysans d’acquérir des terres.
  • La propriété privée devient un droit inviolable et sacré.

 Conséquences sociales.

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 a une importance considérable. « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ».

  • Les citoyens français ne sont plus les sujets d’un roi détenant un pouvoir absolu sur chacun d’eux.
  • Les privilèges sont abolis.
  • Les français sont soumis à la même administration, la même justice et la même administration.
  • La bourgeoisie française accède au pouvoir politique et fonde une société basée sur le droit et la propriété.
  • La liberté de penser et de religion sont affirmées pendant la Révolution Française. La liberté d’opinion est un principe fondamental de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Sommaire.

Les dates clés de la Révolution Française.

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révolution française - les dates clés
Les dates clés de la révolution française 1789 – 1799

Convocation des états généraux – 5 mai 1789

La France est riche mais l’État est pauvre et le soutien que la France apporta à la guerre d’Indépendance Américaine de 1776 a aggravé la situation financière du royaume.

En 1788, les caisses de l’État sont vides.

La société est organisée en trois ordres, appelés états:

  • Le clergé. Il compte 130 000 personnes et apporte son assistance aux pauvres et aux malades dans les hôpitaux.
  • La noblesse. Elle comprends 300 000 personnes, assure la sécurité et rends la justice.
  • Le tiers état. Il regroupe le reste de la population, apporte sa force de travail et paie seul les impôts.

Les services rendus par la noblesse et le clergé leur permettent de ne pas payer l’impôt.

Les projets de réforme visant à faire payer tout le monde ayant échoués, le roi Louis XVI se résout à convoquer les États généraux le 5 mai 1789, seule instance pouvant consentir de nouveaux impôts et demande aux français de s’exprimer au travers de cahiers de doléances.

Si chaque ordre propose ses propres recommandations, tous rejettent l’absolutisme et souhaitent voir la monarchie contrôlée par une constitution garantissant des droits aux individus.

Assemblée nationale – 17 juin 1789

Très déçus par le roi qui n’évoque pas les réformes attendues mais seulement l’état des finances, les députés du tiers état se déclarent Assemblée nationale lors de la proclamation du 17 juin 1789.

Le 20 juin 1789, réunis dans la salle du jeu de paume à Versailles, les députés prêtent serment de ne se séparer que lorsque la constitution du royaume sera établie. C’est le premier acte de la révolution.

Le 09 juillet 1789, les députés du Tiers État et quelques-uns du Clergé  transforment l’Assemblée nationale en Assemblée Constituante afin de donner à la France une constitution. La monarchie absolue n’existe plus.

Prise de la Bastille – 14 juillet 1789

Le roi et les privilégiés refusent de se soumettre.  Il renvoie ses ministres jugés trop libéraux. La peur d’une répression militaire grandit parmi le peuple et les députés. La France s’agite, les troubles se répandent dans tout le pays et conduisent à la prise de la Bastille le 14 juillet 1789.

Les premiers nobles, appelés « Exilés » quittent le pays. Un vent de panique saisit une grande partie du pays.La rumeur se répand que des brigands à la solde des aristocrates vont parcourir les campagnes et s’accaparer des récoltes. Le peuple s’arme et se retourne contre les châteaux, brulent les registres où sont inscrits les droits seigneuriaux ou les châteaux et massacrent leurs occupants.

C’est dans ce climat que l’Assemblée met fin au système féodal dans la nuit du 04 août 1789. C’est l’abolition des privilèges, entrainant la fin de l’Ancien Régime.

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen – 26 août 1789

L’ancienne société n’existant plus, il s’agit d’organiser celle qui suit. Le 26 août 1789, l’Assemblée Constituante vote la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Le texte, inspiré des philosophes des Lumières et de la Déclaration d’indépendance américaine de 1776 proclame que « tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ».

Louis XVI fait de la résistance et refuse de signer la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ainsi que les réformes sur le partage du pouvoir entre le roi et les députés.

Des rumeurs courent à Paris, affamé par la disette du pain, que d’énormes stocks de blé se trouvent à Versailles.

Retour du roi Louis XVI à Paris – 5 octobre 1789

Le 5 octobre 1789, une foule armée de plusieurs milliers de personnes, majoritairement des femmes, se met en marche pour Versailles et envahit l’Assemblée Constituante pour réclamer du pain et du travail. Sous la pression, le roi accepte les décrets et les demandes de pain et impose le retour du roi au palais des Tuileries à Paris.

Le 6 octobre, accompagné par la foule qui l’escorte, le roi est contraint de partir pour Paris et s’installe au palais des Tuileries, où le peuple pourra le surveiller de près.

L’Assemblée le rejoindra le 19 octobre dans la salle des Manèges, près du palais des Tuileries, se trouvant ainsi à la merci du peuple parisien.

Réforme du pays – 1790

En 1790, l’Assemblée constituante réorganise le fonctionnement du pays : préparation d’une constitution, création des 83 départements administratifs le 15 janvier, création d’une nouvelle unité de mesure (le mètre) le 8 mai. La Constitution civile du clergé du 12 juillet fait des prêtres des fonctionnaires. Leurs biens sont vendus pour renflouer les caisses de l’État.

Le 14 juillet 1790, un an après la prise de la Bastille,  une grande fête de la Fédération célèbre l’union nationale au Champ-de-Mars. Le roi et l’Assemblée prêtent serment à la Constitution.

Le 22 octobre l’Assemblée Constituante adopte le drapeau tricolore, qu’elle impose à la Marine. Il remplace le drapeau à fleurs de lys.

En 1791 la contestation augmente.

Le 14 juin 1791, L’assemblée Constituante vote la loi Le Chapelier qui interdit la grève et les syndicats.

Fuite du roi Louis XVI à Varennes – 20 juin 1791

Le roi cherche clandestinement le soutien des monarchies européennes contre la révolution.

Dans la nuit du 20 juin 1791, le roi et sa famille quittent le palais des Tuileries et s’enfuient. Avant de partir, Louis XVI laisse une lettre adressée à l’Assemblée dans laquelle il dénonce le nouveau régime et son intention de rétablir la monarchie absolue. Le lendemain, il est reconnu à Varennes, arrêté et reconduit à Paris. Après sa fuite à Varennes, Louis XVI perd la confiance du peuple, l’hostilité à son égard augmente et certains commencent à demander la révocation du roi et l’instauration d’une république.

Les émigrés royalistes français multiplient les démarches auprès des cours européennes et le 27 août, l’empereur d’Autriche Léopold II et le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II signent la déclaration de Pillnitz, se déclarant prêt à intervenir pour rétablir les droits du roi de France.

Première constitution française – 3 septembre 1791

Le 03 septembre 1791, l’Assemblée constituante vote la Première Constitution française. Elle instaure la monarchie constitutionnelle et transfère la souveraineté du roi à la Nation. Le roi prête serment de fidélité devant la Nation le 14 septembre. Louis XVI n’est plus le roi de France mais devient le roi des Français.

La constitution entre en application le 1 octobre : l’Assemblée législative se réunit en séance inaugurale dans la salle du Manège avec 745 nouveaux députés, élus pour 2 ans, l’Assemblée constituante ayant interdit à ses membres de se présenter aux élections.

Début des guerres avec l’Europe – 20 avril 1792

Les monarchies européennes observent avec inquiétude la Révolution Française et hésitent à intervenir. Adversaires et partisans de la Révolution voient dans la guerre un moyen d’imposer leurs buts de politiques intérieures. De nombreux nobles « exilés » forment une armée aux frontières de la France au niveau des Pays Bas autrichiens.

L’Assemblée législative et le roi Louis XVI déclarent la guerre à l’Autriche le 20 avril 1792. La Prusse se joint à l’Autriche. C’est le début des guerres de la révolution française.

Les armées françaises, désorganisées par l’émigration de leurs officiers, perdent les premières batailles contre les armées autrichiennes et prussiennes.

Le 11 juillet, l’Assemblée proclame « la partie en danger » et fait appel aux volontaires qui affluent par milliers à Paris pour sauver la France.

Le 25 juillet, la déclaration du duc de Brunswick, commandant des  armées autrichiennes et prusses, menaçant de détruire Paris si on touche à la famille royale, met le feu aux poudres.

Arrestation du roi Louis XVI – 10 août 1792

Le 10 août 1792, convaincu de la complicité du roi avec l’étranger, le peuple envahit le palais des Tuileries, massacre ses défenseurs et arrête le roi et sa famille. La prise des Tuileries marque la fin de la monarchie constitutionnelle.

Le 20 septembre 1792, l’armée française stoppe l’avancée de l’armée austro-prussienne vers Paris lors de la bataille de Valmy. Cette première victoire de la révolution française donne un coût d’arrêt à l’invasion de la France, redonne confiance au peuple et renforce la Révolution.

Convention girondine – 21 septembre 1792

Le 21 septembre 1792, la Convention nationale succède à l’Assemblée législative et décrète l’abolition de la royauté.

La Convention est la première assemblée élue au suffrage universel mais les 749 députés ont été élus par moins de 10% de la population, à cause d’une forte abstention due à la peur, l’indifférence ou l’ignorance.

La Convention nationale est constituée de 3 groupes de députés aux sensibilités politiques différentes.

  • La Gironde, groupe de révolutionnaires modérés, est attachée aux libertés individuelles et économiques. Les Girondins veulent maintenir les institutions décentralisées telles quelles.
  • La Montagne, groupe constitué de partisans d’une République démocratique, est plus révolutionnaire, centralisatrice et proche du peuple et de Paris. Les Montagnards veulent instaurer la dictature pour sauver les acquis de la Révolution française.
  • La Plaine, appelé également le Marais, est un groupe constitué d’hommes prudents, aux opinions changeantes, attachés aux idées libérales et républicaines. La Plaine souhaite l’union de tous les républicains.

Jusqu’au 2 juin 1793, les députés Girondins dominent la Convention.

Proclamation de la première république – 22 septembre 1792

Le 22 septembre 1792, commence la Première République. Cette date marque le début de l’an I de la République dans le nouveau calendrier républicain, appelé également calendrier révolutionnaire français.

La République comprendra trois formes de gouvernement :

  • La Convention nationale : du 21 septembre 1792 au 26 octobre 1795.
  • Le Directoire : du 26 octobre 1795 au 9 novembre 1799.
  • Le Consulat : du 10 novembre 1799 au 18 mai 1804.

Exécution du roi Louis XVI – 21 janvier 1793

La royauté abolie, se pose la question du roi. Que faut-il en faire? Si les Girondins veulent épargner le roi, devenu citoyen ordinaire et surnommé Louis Capet, les Montagnards veulent son jugement et sa mort.

Le 20 novembre 1792, la découverte au Palais des Tuileries d’une armoire de fer contenant des documents compromettants rend le procès du roi  inévitable.

Le 16 janvier 1793, la majorité des députés de la Convention nationale votent oralement et condamnent à mort Louis XVI.

Le 21 janvier 1793, c’est l’exécution de Louis XVI sur la place de la Révolution – qui deviendra place de la Concorde. Il meurt guillotiné.

Par cet acte, la France révolutionnaire défie l’Europe et fait l’unanimité contre elle. La mort du roi relance la guerre avec l’Europe.

Convention montagnarde – 2 juin 1793

Le 23 février 1793, pour faire face au danger, la Convention décide la levée en masse de 300 000 hommes, entrainant une forte révolte, puis en guerre civile : la guerre de Vendée.

La convention envoie des commissaires disposant de tous les pouvoirs. Elle crée un tribunal révolutionnaire pour juger les actes contre-révolutionnaires et un comité de salut public pour superviser le gouvernement et prendre des mesures d’urgence.

Les Girondins s’opposent aux mesures d’exception. Le 02 juin 1793, 80 000 parisiens armés et en colère assiègent l’assemblée, entrainant l’arrestation des députés girondins. Les Montagnards prennent le pouvoir, avec Robespierre surnommé « l’Incorruptible » comme leader du Comité de Salut Public, le gouvernement révolutionnaire.

Des villes et des régions entières se révoltent contre Paris car la province, soutenue par les Girondins, voulait accroître son autonomie par rapport au pouvoir parisien.

L’agitation populaire à Paris s’amplifie, attisée par les sans-culottes qui réclament l’égalité et la peine de mort contre les « accapareurs » – qui stockaient les marchandises pour spéculer et les vendre encore plus chers – et la fixation d’un prix maximum. Ils menacent la Convention de se débarrasser des députés qui refuseraient de voter ces mesures.

C’est le début de la radicalisation de la « Terreur » qui s’achèvera le 28 juillet 1794 avec la chute de Robespierre.

Pendant cette période, 500 000 personnes seront emprisonnées et 100 000 exécutées ou massacrées.

Votée le 12 août 1793 par la Convention nationale, la Loi des suspects voit le décret du 17 septembre 1793 élargir son champ d’application. Il commence le 22 septembre 1792, le premier jour de la révolution française et compte 12 mois de 30 jours et cinq à six jours complémentaires en fin d’année pour s’aligner avec l’année tropique.

Elle permet d’arrêter immédiatement toute personne supposée nuire à la Révolution. Le Comité de salut public s’appuie en province sur les comités de surveillance, chargés de l’application des lois révolutionnaires et des mesures de sûreté générale et de salut public, ce qui leur permet toutes les mesures arbitraires.

Le 06 octobre 1793, le calendrier républicain entre en vigueur. Il marque la volonté des révolutionnaires de rompre avec la tradition chrétienne et la monarchie. Il commence le 22 septembre 1792 et compte 12 de 30 jours, divisés en 3 décades (10 jours), plus 5 à 6 jours – 6 jours les années bissextiles – en fin d’année, appelés sans-culottides, puis jours complémentaires, pour correspondre à peu près à une année solaire.

Afin d’en finir avec la royauté, Robespierre demande dès le mois de mars 1793 à ce que la reine Marie-Antoinette soit traduite devant le Tribunal révolutionnaire. Le 03 octobre 1793, la Convention nationale décrète le prompt jugement de Marie-Antoinette par le Tribunal révolutionnaire.

Le 16 octobre 1793, le Tribunal révolutionnaire condamne Marie-Antoinette à être guillotinée. Son exécution a lieu le même jour.

Le 04 février 1794, la Convention abolit l’esclavage dans les colonies françaises. Si les théories humanistes des philosophes des Lumières sont largement diffusées, cette mesure est plus dictée par les circonstances : ramener le calme à Saint-Domingue où les esclaves sont en train de s’emparer du territoire. Confrontée à la guerre et n’ayant pas les moyens d’intervenir dans les Colonies, la Convention nationale proclame l’abolition de l’esclavage.

La question du maintien de la Terreur divise les Montagnards. La crise économique persistante pousse les « Enragés » à demander des mesures plus sévères pour la bourgeoisie. Les « Exagérés », appelés également « Hébertistes » réclament la guerre à outrance, à la fois civile et extérieure et veulent radicaliser la Convention. Les « Indulgents », lassés par la Terreur, parmi lesquels Camille Desmoulins et Danton, demandent la fin des exécutions; les victoires aux frontières montrant que les objectifs de la Terreur avaient été atteints.

Le Comité de Salut Public, qui ne supporte plus les attaques contre sa politique, fait arrêter Danton et les « Indulgents ».

Le 05 avril 1794 a lieu l’exécution de Danton et des « Indulgents », suite à leur condamnation à la guillotine par le Tribunal révolutionnaire.

Le Comité de Salut Public, avec à sa tête Robespierre, paraît tout puissant.

Le 10 juin 1794, la loi de Prairial accentue la Terreur. Le Tribunal révolutionnaire n’a plus le choix qu’entre l’acquittement et la mort. La loi supprime toute défense à l’accusé. C’est le début de la « Grande Terreur ».

Chute de Robespierre – 27 juillet 1794

Le 26 juin 1794, la victoire Fleurus contre les autrichiens éloigne la menace d’invasion et pousse la majorité des députés de la Convention à conspirer contre Robespierre qui ne veut pas changer de politique et que l’on soupçonne d’aspirer à la dictature.

Le 27 juillet 1794, Robespierre est arrêté et guillotiné sans jugement le lendemain sur la place de la Révolution.

Convention thermidorienne – 28 juillet 1794

La chute de Robespierre entrainent les députés « Thermidoriens » de la Convention dans une réaction contre les institutions. Ils font libérer les suspects, mettent fin à la Terreur et préparent une nouvelle Constitution pour mettre en place un nouveau régime, plus stable, le Directoire.

Après plusieurs victoires militaires, la République Française signe la paix avec la Prusse, la Hollande et l’Espagne :

  •  Le 5 avril 1795, la France et la Prusse signent un traité de paix à Bâle.
  • La 16 mai 1795, La France et les Provinces Unies (Hollande) signent le traité de paix de La Haye.
  • Le 22 juillet 1795, La France signe et l’Espagne signent le traité de paix à Bâle.

Le 7 avril 1795, la loi sur l’instruction publique fixe la nomenclature des mesures (mètre, litre, gramme, etc). Le franc devient l’unité monétaire officielle de la France.

Le 14 juillet 1795, La Marseillaise devient l’hymne national par décret de la Convention nationale.

Directoire – 26 octobre 1795

Le 22 août 1795, la Convention vote la Constitution de l’an III qui fonde le Directoire. Les élections ont lieu au suffrage censitaire. Les électeurs élisent les membres de deux assemblées législatives :

  • Le Conseil des Cinq-Cents propose les lois.
  • Le Conseil des Anciens les adopte ou les rejette.

Le pouvoir exécutif est confié à un Directoire de cinq membres appelés Directeurs.

Le 26 octobre 1795, la Convention se sépare. C’est le début du Directoire.

Le temps de la Terreur est terminé.

Paris est à la fête et la bourgeoisie montre sa richesse et sa joie de vivre.

Mais la réaction est parfois violente à l’encontre des révolutionnaires les plus engagés.

Le 12 novembre 1795, le Club des Jacobins est fermé.

En Province, dans le sud-est, les royalistes terrorisent les révolutionnaires et les massacrent, lors de la « Terreur blanche ».

Campagne d’Italie – 11 avril 1796

L’Autriche, l’Angleterre et le royaume de Piémont-Sardaigne poursuivent la guerre contre la France révolutionnaire. L’Autriche attaquent les troupes françaises sur le Rhin.

Les armées de Rhin-et-Moselle et de Sambre-et-Meuse sont lancées contre les Autrichiens et doivent pénétrer en Allemagne et atteindre Vienne.

L’armée d’Italie, dirigée par la général Napoléon Bonaparte depuis le 2 mars 1796, doit contenir un maximum de troupes autrichiennes sur le front du sud.

Le 11 avril 1796 marque le début de la campagne d’Italie. En un an, Napoléon Bonaparte remporte de nombreuses victoires et s’approche de Vienne.

Le 17 octobre 1797, le traité de paix de Campo-Formio est signé entre la France et l’Autriche. Il met fin à la guerre entre l’Autriche et la France et donne de nouveaux territoires à la République française. Napoléon Bonaparte acquiert une stature politique.

Coup d’état du directoire – 4 septembre 1797

Pendant ce temps, suite aux élections, les royalistes deviennent majoritaires au Conseil des Cinq-Cents et au Conseil des Anciens. Ils font nommer un Directeur et suppriment les lois contre les émigrés et les prêtres réfractaires.

Le Directoire se retrouve divisé en 2 camps, le premier favorable à la majorité royaliste et le second, républicain.

Le 04 septembre 1797, trois Directeurs républicains du Directoire, soutenus par l’armée, organisent et font un coup d’État contre l’opposition croissante des royalistes. Ils écartent les deux autres Directeurs, déportent les chefs royalistes.

Le coup d’État renforce le pouvoir exécutif mais celui-ci perd sa légitimité démocratique.

Campagne d’Égypte – 1 juillet 1798

Le 19 mai 1798, Napoléon Bonaparte quitte Toulon pour l’Égypte avec une armée de soldats et des scientifiques. Il s’agit, pour le Directoire, de :

  • Mettre un terme au pouvoir des Anglais en Méditerranée.
  • Couper la route maritime des Indes à l’Angleterre, indispensable pour son commerce.
  • Éloigner Napoléon Bonaparte, populaire et inquiétant pour le Directoire.

Le 01 juillet 1798, Napoléon arrive devant Alexandrie. C’est le début de la campagne d’Égypte.

Le 21 juillet 1798, il remporte la bataille des Pyramides contre les Mamelouks, ce qui ouvre la route du Caire à Napoléon.

Le 01 août 1798, lors de la bataille navale d’Aboukir,  l’amiral anglais Nelson détruit presque toute la flotte française.

Cette défaite encouragea les pays européens à rejoindre la deuxième coalition contre la France.

Le 05 septembre 1798, le Conseil des Cinq-Cents rend le service militaire obligatoire.

Cependant, fin politique, Napoléon Bonaparte parvient à asseoir son pouvoir sur la population et se comporte en souverain.

Le 15 juillet 1799, à Rosette, le lieutenant Pierre-François-Xavier Bouchard découvre la pierre de Rosette, stèle en pierre comportant un même texte  gravé en 3 écritures différentes. ce qui permettra à Jean-François Champollion, en 1821, de déchiffrer les hiéroglyphes égyptiens.

Coup d’état de Napoléon Bonaparte – 9 novembre 1799

Napoléon Bonaparte apprend que la situation a changée en France. L’armée a subit plusieurs revers, la République a perdu les pays conquis. Le pays est en danger. La population ne fait plus confiance au Directoire.

Le 23 août 1799, soucieux de sa gloire qu’il ne veut altérer, il confie l’armée au général Kléber. Il décide de rentrer en France en octobre où le Directoire est dans l’impasse.

Le 01 octobre 1799, Napoléon Bonaparte entre dans le port d’Ajaccio, débarque à Fréjus le 09 octobre et arrive à Paris le 16 octobre.

A Paris, se prépare un coup d’état.

  • Après 10 ans de révolution, les français aspirent à la paix et à la stabilité.
  • La bourgeoisie veut profiter de ses acquis et de ses richesses.
  • Sieyès, un des Directeurs veut renforcer le pouvoir exécutif en révisant la Constitution.

Il a besoin d’un général qui lui assurerait le soutien de l’armée.

Napoléon Bonaparte, de retour d’Égypte est l’homme de la situation.

Le 09 novembre 1799, Napoléon Bonaparte prend le pouvoir lors d’un coup d’État et met fin à la Révolution française.

Le Consulat, régime politique autoritaire composé de 3 consuls, Napoléon Bonaparte, Sieyès et Ducos, remplace le Directoire.

Sommaire.

Comment mémoriser les grandes dates de la Révolution Française

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apprendre à retenir les dates clés de la révolution française de 1789
Mémoriser les grandes dates de la révolution française de 1789 en utilisant les tables de rappel du grand système comme technique de mémorisation.

Retenir les dates clés de cette époque révolutionnaire est un moyen efficace de situer les principaux événements de cette période troublée et violente qui marqua la fin de l’Ancien Régime et  posa les bases d’un État moderne.

Nous avons vu dans l’article comment mémoriser facilement les dates de l’histoire plusieurs techniques de mémorisation efficaces pour retenir les dates sur le long terme.

Nous allons en montrer une application pratique avec les dates clés de la Révolution Française de 1789.

Toutes les événements se situant au XVIII ème siècle, nous n’avons pas à retenir le siècle.

Technique de mémorisation.

Nous allons apprendre les dates de la révolution de 1789 à l’aide de la table de rappel du grand système que nous avons appris dans l’article comment mémoriser facilement les chiffres ou les nombres.

Pour retenir plus facilement les événements à mémoriser, nous allons classer les dates par année, mois et jour.

Nous classerons les mois de 1 à 12 et les jours de 01 à 31.

Nous allons rattacher l’année, le mois, le jour, l’évènement à un objet ou un personnage et former une image mentale et créer une histoire.

Le cerveau adore les histoires. Il fonctionne par association. Associer, c’est créer des liens entre des objets, des personnages, des émotions, etc. Plus les liens seront forts et plus il sera facile de se souvenir.

C’est cette histoire que nous venons de créer que nous allons apprendre. Nous allons retenir ainsi facilement et à long terme la date et l’événement.

Comme il n’y a pas d’ambiguïté dans les dates à retenir, nous n’utiliserons que la table de rappel du grand système pour associer l’année, le mois et le jour à des images.

1789

La table de rappel du grand système associe le nombre 89 à la vapeur.Nous allons donc associer l’année 1789 à la vapeur.

05 Mai 1789 – Ouverture des États généraux au château de Versailles.

Le mois de mai est le cinquième mois de l’année. Le lion est le code associé au chiffre 5.

Nous allons associer le jour – 05 – au salon.

Pour l’évènement, nous associerons les états généraux à un général et à sa tenue étoilée.

Il nous reste à créer une petite histoire en prenant les images dans l’ordre, c’est à dire :

05 mai 1789 : vapeur, lion, salon, général.

Par exemple, nous apercevons de la vapeur, de laquelle sort un lion, qui se rend dans un salon pour discuter avec un général.

Imaginez l’histoire qui vous passe par la tête. Plus elle vous marquera et plus elle sera facile à se souvenir.

17 Juin 1789 – Proclamation de l’Assemblée nationale.

Le mois de juin est le sixième mois de l’année. Le chat est le code associé au chiffre 6.

Nous allons associer le jour – 17 – à un ticket.

Pour l’événement, nous associons la proclamation à un porte voix.

En prenant les images dans l’ordre, nous obtenons la série de mots suivante :

17 juin 1789 : vapeur, chat, ticket, porte voix.

Surgissant de la vapeur, nous apercevons un chat qui brandit un ticket et qui parle avec un porte voix.

Il s’agit maintenant de procéder de même pour créer des séries de mots et des histoires à mémoriser avec les autres dates de la Révolution française de 1789.

A titre d’exemple, voici les série de mots pour d’autres dates clés de la révolution de 1789.

20 Juin 1789 – Serment du Jeu de Paume.

Pour l’événement, nous allons représenter le serment du jeu de paume par une pomme.

20 juin 1789 : vapeur, chat, noce, pomme.

09 Juillet 1789 – Assemblée nationale constituante.

Nous allons représenter l’assemblée nationale constituante par un député (silhouette d’un homme avec une écharpe tricolore) avec un livre sous le bras.

09 juillet 1789 : vapeur, quille, sapin, député.

14 Juillet 1789 – Prise de la Bastille.

Nous allons représenter la prise de la bastille avec un château fort.

14 juillet 1789 : vapeur, quille, taureau, château.

04 Août 1789 – Abolition des privilèges.

Pour l’événement, nous allons représenter l’abolition des privilèges par une couronne avec une croix en forme de x (supprimer).

04 août 1789 : vapeur, feu, cerf, couronne.

26 Août 1789 – Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Pour la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, nous utiliserons la balance de Thémis, symbole de la justice.

26 août 1789 : vapeur, feu, niche, balance.

05 Octobre 1789 – Retour du roi au palais des Tuileries.

Pour symboliser le retour du roi au palais des tuileries, nous prendrons une foule de femmes armée de fourches et de piques, celle qui accompagna le roi et sa famille jusqu’au palais des tuileries.

05 octobre 1789 : vapeur, tasse, salon, foule.

1790

La table de rappel du grand système associe le nombre 90 à un poisson.Nous allons donc associer l’année 1790 à un poisson.

15 Janvier 1790 – Création des départements français.

Nous allons représenter la création des départements français par la carte des départements français.

15 janvier 1790 : poisson, toit, étoile, carte de France.

14 Juillet 1790 – Fête de la Fédération.

Pour symboliser la fête de la fédération, nous prendrons un feu d’artifice comme symbole.

14 juillet 1790 : poisson, quille, taureau, feu d’artifice.

22 Octobre 1790 – Adoption du drapeau tricolore.

14 octobre 1790 : poisson, tasse, taureau, drapeau français.

1791

La table de rappel du grand système associe le nombre 91 à un bâton.Nous allons associer l’année 1791 à un bâton.

20 Juin 1791 – Fuite du roi à Varennes.

Pour représenter la fuite du roi à Varennes, nous allons utiliser le symbole de la sortie de secours (un homme qui cours).

20 juin 1791 : bâton, chat, noce, sortie de secours.

03 Septembre 1791 – Vote de la Première Constitution française.

Pour l’événement, nous allons représenter le vote de la première constitution française par un chiffre 1 que l’on met dans une urne.

03 septembre 1791 : bâton, pied, sumo, urne.

1792

La table de rappel du grand système associe le nombre 92 à un bonnet.Nous allons associer l’année 1792 à un bonnet.

20 Avril 1792 – Début de la guerre.

Pour symboliser le début de la guerre, nous utiliserons la baïonnette comme image.

20 avril 1792 : bonnet, roi, noce, baïonnette.

10 Août 1792 – Prise des Tuileries. Arrestation du roi.

Pour symboliser l’arrestation du roi lors de la prise des tuileries, nous utiliserons des menottes comme représentation mentale.

10 août 1792 : bonnet, feu, tasse, menottes.

20 Septembre 1792 – Bataille de Valmy.

Pour l’événement, nous allons représenter la bataille de Valmy par le moulin de Valmy.

20 septembre 1792 : bonnet, pied, noce, moulin.

21 Septembre 1792 – Convention nationale succède à l’Assemblée législative.

Pour représenter la convention nationale nous allons utiliser la lettre C avec les couleurs bleu, blanc, rouge du drapeau français.

21 septembre 1792 : bonnet, pieds, natte, C.

22 Septembre 1792 – Proclamation de la Première République.

Pour l’événement, nous représentons la première république par un arbre – symbolisant le chiffre 1 – avec un ruban tricolore autour du tronc.

22 septembre 1792 : bonnet, pied, naine, arbre.

1793

La table de rappel du grand système associe le nombre 93 à une pomme.Nous allons associer l’année 1793 à une pomme.

21 Janvier 1793 – Exécution de Louis XVI.

Pour représenter l’exécution de Louis XVI nous allons utiliser comme image un roi guillotiné.

21 janvier 1793 : pomme, toit, natte, roi.

02 Juin 1793 – Arrestation des Girondins. Début de la « Terreur ».

Pour l’arrestation des Girondins, nous utiliserons comme image la ville de Bordeaux, qui se trouve en Gironde.

02 juin 1793 : pomme, chat, cygne, Bordeaux.

17 Septembre 1793 – Robespierre instaure la Loi des suspects.

Pour représenter la loi des suspects, nous utiliserons comme image mentale un suspect placé contre un mur possédant une graduation et tenant dans ses mains un écriteau avec un numéro.

17 septembre 1793 : pomme, pied, ticket, suspect.

06 Octobre 1793 – Le calendrier républicain entre en vigueur.

06 octobre 1793 : pomme, tasse, singe, calendrier.

16 Octobre 1793 – Exécution de la reine Marie-Antoinette.

Pour représenter l’exécution de la reine Marie Antoinette nous prendrons comme image un reine guillotinée.

16 octobre 1793 – pomme, tasse, donjon, reine.

1794

La table de rappel du grand système associe le nombre 94 à une poire.Nous allons associer l’année 1794 à une poire.

04 Février 1794 – Abolition de l’esclavage dans les Colonies.

Pour représenter l’abolition de l’esclavage dans les colonies, nous prendrons comme symbole des chaines rompues.

04 février 1794 : poire, noix, cerf, chaine.

05 Avril 1794 – Exécution de Danton.

Pour l’exécution de Danton, nous prendrons comme image une dent cassée.

05 avril 1794 : poire, roi, salon, dent.

27 Juillet 1794 – Chute de Robespierre. Fin de la « Terreur ».

Pour représenter la chute de Robespierre, nous utiliserons une pierre comme image mentale.

27 juillet 1794 : poire, quille, nuque, pierre.

1795

La table de rappel du grand système associe le nombre 95 à une pelle.Nous allons  associer l’année 1795 à une pelle.

14 Juillet 1795 – la Marseillaise devient l’hymne national.

Pour la Marseillaise, nous utiliserons comme image la ville de Marseille.

14 juillet 1795 : pelle, quille, taureau, Marseille.

26 Octobre 1795 – Début du Directoire.

Comme symbole pour représenter le début du directoire, nous prendrons l’image d’un poteau directionnel avec plusieurs flèches pour indiquer les directions.

26 octobre 1795 : pelle, tasse, niche, poteau directionnel.

1796

La table de rappel du grand système associe le nombre 96 à une pêche.Nous allons  associer l’année 1796 à une pêche.

11 Avril 1796 – Début de la campagne d’Italie.

Pour l’événement associé au début de la campagne d’Italie,  nous utiliserons  comme image l’Italie.

11 avril 1796 : pêche,  roi, tête,  Italie.

1797

La table de rappel du grand système associe le nombre 97 à une bague.Nous allons  associer l’année 1797 à une bague.

04 Septembre 1797 – coup d’État du Directoire.

Comme symbole pour représenter le coup d’état du directoire, nous prendrons l’image d’un poteau directionnel posé par terre.

04 septembre 1797 : bague, pied, cerf, poteau directionnel.

1798

La table de rappel du grand système associe le nombre 98 à un bouffon.Nous allons  associer l’année 1798 à un bouffon.

01 Juillet 1798 – Début de la campagne d’Égypte.

Pour représenter le début de la campagne d’Égypte, nous utiliserons comme image mentale une pyramide d’Égypte.

01 juillet 1798 : bouffon, quille, assiette, pyramide.

1799

La table de rappel du grand système associe le nombre 99 à un papa.Nous allons  associer l’année 1799 à un papa.

09 Novembre 1799 – Coup d’État de Napoléon Bonaparte.

Pour représenter le coup d’état de Napoléon Bonaparte nous prendrons l’aigle qui est un des symboles choisi par Napoléon.

09 novembre 1799 : papa, tête, sapin, aigle.

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Comment mémoriser facilement la liste des rois de France

Connaitre la chronologie des rois de France constitue un bon point de départ pour situer les événements de l’Histoire de France.

Mais comment faire pour mémoriser la liste des rois de France et des empereurs de France facilement ?

Les travaux du psychologue américain Georges Armitage MILLER nous apprennent que notre mémoire de travail – notre mémoire à court terme – ne peut retenir qu’entre cinq et neuf éléments nouveaux. Il indique toutefois qu’il existe des moyens pour contourner cette limite de sept plus ou moins deux.

Des travaux plus récents, comme ceux du professeur de psychiatrie Gordon PARKER, indiquent que ce nombre serait en réalité quatre.

Cela ne signifie pas que nous ne pourront retenir que des listes de quelques mots mais qu’il faudra les  découper en blocs plus courts.

Que ce soit quatre ou plus, il existe des moyens mnémotechniques simples et efficaces pour retenir une longue liste, comme la liste des rois et empereurs de France.

 La liste des rois de France

Dans cet article d’ Apprendre 5 minutes, nous allons chercher à retenir dans l’ordre la liste des souverains (rois et empereurs) de France la plus communément utilisée.

Les trois premiers mérovingiens à avoir régné, Pharamond, Clodion et Mérovée ne font pas partie de la liste car ils sont considérés comme plus ou moins légendaires tout en représentant un symbole fort de la dynastie des mérovingiens, premiers souverains reconnus comme rois de France.

D’autres rois ne sont pas mentionnés car pendant les périodes de partage successoraux du royaume de France, seul le souverain de Paris ou de Neustrie était considéré comme roi de France.

Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir.

liste des rois de France et empereurs
Listes des rois et empereurs français

Mérovingiens (457 – 751)

  1. Childéric Ier.
  2. Clovis Ier.
  3. Clodomir.
  4. Thierry Ier.
  5. Théodebert Ier.
  6. Childebert Ier.
  7. Clotaire Ier.
  8. Sigebert Ier.
  9. Chilpéric Ier.
  10. Gontran.
  11. Childebert II.
  12. Théodebert II.
  13. Thierry II.
  14. Clotaire II.
  15. Dagobert Ier.
  16. Sigebert III.
  17. Clovis II.
  18. Clotaire III.
  19. Childéric II.
  20. Thierry III.
  21. Dagobert II.
  22. Dagobert III.

Carolingiens (751 – 987)

  1. Pépin le Bref.
  2. Carloman Ier.
  3. Charlemagne (Charles Ier).
  4. Louis Ier.
  5. Charles II.
  6. Louis II.
  7. Louis III.
  8. Eudes Ier.
  9. Charles III.
  10. Robert Ier.
  11. Louis IV.
  12. Lothaire.
  13. Louis V.

Capétiens (987 – 1328)

  1. Hugues Capet.
  2. Robert II.
  3. Henri Ier.
  4. Philippe Ier.
  5. Louis VI.
  6. Louis VII.
  7. Philippe II.
  8. Louis VIII.
  9. Louis IX.
  10. Philippe III.
  11. Philippe IV.
  12. Louis X.
  13. Jean Ier.
  14. Philippe V.
  15. Charles IV.

Valois (1328 – 1589)

  1. Philippe VI.
  2. Jean II.
  3. Charles V.
  4. Charles VI.
  5. Charles VII.
  6. Louis XI.
  7. Charles VIII.
  8. Louis XII.
  9. François Ier.
  10. Henri II.
  11. François II.
  12. Charles IX.
  13. Henri III.

Bourbons I (1589 – 1792)

  1. Henri IV.
  2. Louis XIII.
  3. Louis XIV.
  4. Louis XV.
  5. Louis XVI.

Bonaparte I (1804 – 1815)

  1. Napoléon Ier.

Bourbons II (1814 -1830)

  1. Louis XVIII.
  2. Charles X.

Orléans (1830 – 1848)

  1. Louis-Philippe Ier.

Bonaparte II (1852 – 1871)

  1. Napoléon III.

Mémoriser les dynasties de France.

Pour mémoriser les dynasties des monarques de France, nous allons utiliser un moyen mnémotechnique simple : la concaténation.

Concaténer, c’est mettre bout à bout, c’est relier au moins deux chaînes de de caractères.

Nous connaissons tous ce moyen mnémotechnique. Nous l’avons appris à l’école. Par exemple pour nous souvenir des conjonctions de coordination « Mais, ou, et, donc, or, ni, car ». Nous avons formé la phrase « Mais où est donc Ornicar ? ». La musicalité des mots nous permet de mémoriser facilement cette phrase originale. La liaison entre chaque élément de la phrase constitue une série de chaînes. Ce sont nos concaténations.

Nous allons appliquer cette méthode pour retenir la liste des dynasties des rois de France.

Les dynasties sont les suivantes : Mérovingien, Carolingien, Capétien, Valois, Bourbon, Bonaparte et Orléans.

Nous allons créer une phrase facile à retenir grâce à sa phonétique :

« MERe CAROLe CAVABOUR a BON OR. ».

Nous avons utilisé plusieurs lettres de chaque dynastie :

  • MERovingien.
  • CAROLingien.
  • CApétien.
  • VAlois.
  • BOURbon.
  • BONaparte.
  • ORléans.

Mémoriser les rois à l’aide des concaténations.

Pour retenir la liste des rois de France, il existe plusieurs techniques. Elles reposent toutes sur le même principe : créer des associations imagées car notre cerveau mémorise plus facilement les histoires et ce qu’il peut se représenter mentalement. Faites appel à vos sens , vos émotions, à des images animées pour vous souvenir.

Un des moyens mnémotechniques consiste à former des phrases avec le système des concaténations, comme nous l’avons vu pour retenir les dynasties des rois et empereurs de France.

Nous allons former des phrases courtes en prenant les rois, cinq par cinq. Chacune d’elle constitue une image mentale facile à visualiser et à mémoriser.

Les cinq premiers s’appellent :

  • Childéric Ier.
  • Clovis Ier.
  • Clodomir.
  • Thierry Ier.
  • Théodebert Ier.

Nous pouvons par exemple créer la phrase mnémonique suivante :

« IL DEVISse, DOrMIt, RIt et pris le THE AU Ier.

Comme pour nous souvenir des dynasties de France, nous avons créé une phrase en prenant plusieurs lettres du nom de chaque roi.

  • chILDEric Ier.
  • CloVIS Ier.
  • CloDOMIr.
  • ThierR(I)y Ier.
  • THE(AU)odebert Ier.

Continuez ainsi pour les autres rois de France. C’est en inventant vos propres phrases que vous retiendrez efficacement la liste des rois et empereurs de France grâce au système des concaténations.

Mémoriser les noms des rois et empereurs de France à l’aide du système des codes-sons

Pour retenir les monarques de France, nous pouvons utiliser un autre moyen mnémotechnique : les codes-sons. Il s’agit d’associer pour chaque nom du roi un objet, un animal, un personnage ou n’importe quelle entité facile à visualiser et à se souvenir.

De même que pour retenir les séries de nombres ou de chiffres rapidement et efficacement nous avions créé une table de rappel, nous allons en créer une avec les noms des souverains. Nous allons leur associer un mot ayant une consonance proche, afin de les retrouver facilement.

La table à retenir ne contiendra que 26 mots puisque beaucoup de rois portent le même nom, seul leur rang change. Par exemple, plusieurs rois s’appellent LOUIS. Dans la table rappel, nous créerons une seule association avec LOUIS.

  1. Carloman : car.
  2. Charles : chat.
  3. Charlemagne : chameau.
  4. Childebert : fil de fer.
  5. Childéric : derrick.
  6. Chilpéric : père.
  7. Clodomir : clodo.
  8. Clotaire: clôture.
  9. Clovis : vis.
  10. Dagobert :dague.
  11. Eudes :œuf.
  12. François: anchois.
  13. Gontran : content.
  14. Henri : Paris.
  15. Hugues : (salut indien) hug.
  16. Jean : jambe.
  17. Lothaire : loto.
  18. Louis : lit.
  19. Louis-Philippe : (chaine) hifi.
  20. Napoléon : nappe.
  21. Pépin : pain.
  22. Philippe : filet.
  23. Robert :robe.
  24. Sigebert : Figue.
  25. Théodebert : thé.
  26. Thierry :riz.

Pour créer votre propre table de rappel des rois de France, vous pouvez utiliser les méthodes de mémorisation de noms de votre choix. Ce qui compte, c’est que vous vous l’approprier pour qu’elle soit facile à retenir pour vous.

Apprendre dans l’ordre la liste des rois de France

Maintenant que nous avons notre table des noms des rois et empereurs de France, il nous reste à mémoriser les 71 rois et empereurs français.

Nous allons utiliser pour cela la table de rappel que nous avions constitué dans l’article comment mémoriser facilement les chiffres ou les nombres pour associer le numéro d’ordre de la liste avec le roi.

Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir.

table de rappel
Exemple de table de rappel, appelée aussi grand système, pour mémoriser facilement les chiffres.

Certains rois portent le même nom. Par exemple 17 rois s’appellent Louis – de LOUIS I à LOUIS XVIII. Comme seuls 2 noms de rois – CHARLES et LOUIS – sont portés 10 fois ou plus, nous réutiliseront la table de rappel mais en utilisant le mot correspondant aux chiffres 00 à 09. Pour les rois CHARLES et LOUIS X à XVIII, nous reprendront dans la table de rappel les mots associés aux nombres 10 à 18 car il n’y aura pas d’ambiguïté avec le numéro d’ordre dans la liste.

Ainsi, avec 3 mots, nous saurons identifier chaque souverain dans la liste.

Nous allons créer une histoire mentale avec ces 3 mots pour chaque roi à retenir. Pour bien vous en souvenir, vous devez apprendre  l’histoire mentale dans l’ordre pour la retrouver facilement.

Prenons le premier roi de la liste : Childéric Ier. Les trois mots associés sont Toit, Derrick et Assiette. Nous pouvons, par exemple, imaginer que nous montons sur un toit, que nous apercevons un derrick et que celui-ci verse du pétrole dans une assiette.

Nous avons notre image mentale et nous l’avons raccroché à la table de rappel du grand système grâce au mot Toit. En nous la représentant mentalement, nous pouvons retrouver facilement et rapidement le roi de France.

Il s’agit d’un moyen mnémotechnique très efficace pour se souvenir de la liste des rois et empereurs français et ce, dans n’importe quel ordre. Vous pouvez d’ailleurs utiliser cette technique pour vous souvenir de n’importe quelle liste.

Voici ce que cela donne avec ma liste. Vous pouvez l’adapter et créer votre propre liste. Ce qui compte c’est de vous l’approprier pour retenir plus facilement.

  1. Childéric Ier : Toit, Derrick, Assiette.
  2. Clovis Ier : Noix, Vis, Assiette.
  3. Clodomir : Mat, Clodo.
  4. Thierry Ier : Roi, Riz, Assiette.
  5. Théodebert Ier : Lion, Thé, Assiette.
  6. Childebert Ier : Chat, Fil de fer, Assiette.
  7. Clotaire Ier : Quille, Clôture, Assiette.
  8. Sigebert Ier : Feu, Figue, Assiette.
  9. Chilpéric Ier : Pied, Père, Assiette.
  10. Gontran : Tasse, Content.
  11. Childebert II : Tête, File de fer, .Cygne.
  12. Théodebert II : Tonneau, Thé, Cygne.
  13. Thierry II : Diamant, Riz, Cygne.
  14. Clotaire II : Taureau, Clôture, Cygne.
  15. Dagobert Ier : Étoile, Dague, Assiette.
  16. Sigebert III : Donjon, Figue, Sumo.
  17. Clovis II : Ticket, Vis, Cygne.
  18. Clotaire III : Dauphin, Clôture, Sumo.
  19. Childéric II : Taupe, Derrick, Cygne.
  20. Thierry III : Noce, Riz, Sumo.
  21. Dagobert II : Natte, Dague, Cygne.
  22. Dagobert III : Naine, Dague, Sumo.
  23. Pépin le Bref : Cinéma, Pain.
  24. Carloman Ier : Noir, Car, Assiette.
  25. Charlemagne (Charles Ier) : Nouille, Chameau.
  26. Louis Ier : Niche, Lit, Assiette..
  27. Charles II : Nuque, Chat, Cygne.
  28. Louis II : Nef, Lit, Cygne.
  29. Louis III : Nappe, Lit, Sumo.
  30. Eudes Ier : Maison, Oeuf, Assiette.
  31. Charles III : Mouton, Chat, Sumo.
  32. Robert Ier : Moine, Robe, Assiette.
  33. Louis IV : Maman, Lit, Cerf.
  34. Lothaire : Marin, Loto.
  35. Louis V : Moulin, Lit, Salon.
  36. Hugues Capet : Mouche, Hug.
  37. Robert II : Mickey, Robe, Cygne.
  38. Henri Ier : Mauve, Paris, Assiette.
  39. Philippe Ier : Myope, Filet, Assiette.
  40. Louis VI : Rose, Lit, Singe.
  41. Louis VII : Râteau, Lit, Sac.
  42. Philippe II : Reine, Filet, Cygne.
  43. Louis VIII : Rame, Lit, Savon.
  44. Louis IX : Rire, Lit, Sapin.
  45. Philippe III : Rouleau, Filet, Sumo.
  46. Philippe IV : Rocher, Filet, Cerf.
  47. Louis X : Requin, Lit, Salon.
  48. Jean Ier : Ravin, Jambe, Assiette.
  49. Philippe V : Robot, Filet, Salon.
  50. Charles IV : Lasso, Chat, Cerf.
  51. Philippe VI : Lutin, Filet, Singe.
  52. Jean II : Lune, Jambe, Cygne.
  53. Charles V : Lama, Chat, Salon.
  54. Charles VI : Lard, Chat, Singe.
  55. Charles VII : Lilas, Chat, Sac.
  56. Louis XI : Luge, Lit, Tête.
  57. Charles VIII : Lac, Chat, Savon.
  58. Louis XII : Louve, Lit, Tonneau.
  59. François Ier : Lapin, Anchois, Assiette.
  60. Henri II : Chaise, Paris, Cygne.
  61. François II : Lapin, Anchois, Cygne.
  62. Charles IX : Chaine, Chat, Sapin.
  63. Henri III : Chameau, Paris, Sumo.
  64. Henri IV : Chariot, Paris, Cerf.
  65. Louis XIII : Chalet, Lit, Diamant.
  66. Louis XIV : Juge, Lit, Taureau.
  67. Louis XV : Chèque, Lit, Étoile.
  68. Louis XVI : Cheveu, Lit, Donjon.
  69. Napoléon Ier : Chapeau, Nappe, Assiette.
  70. Louis XVIII : Caisse, Lit, Dauphin.
  71. Charles X : Couteau, Chat, Tasse.
  72. Louis-Philippe Ier : Canon, Hifi, Assiette.
  73. Napoléon III : Camion, Nappe, Sumo.

Créer puis apprendre  la liste des rois de France en visualisant des images mentales est un excellent entrainement pour développer votre mémoire.

A première vue, cela peut paraitre compliqué. Au début, vous aurez peut-être des difficultés pour créer et mémoriser des images mentales.

Considérez le comme un jeu, un entrainement : avec de la pratique, vous y arriverez de plus en plus facilement.

Apprenez quelques images mentales représentant les rois chaque jour et révisez régulièrement. Par exemple, entrainez-vous à apprendre 5 histoires mentales par jour, en 2 semaines vous connaitrez la liste des souverains de France et serez capable de vous en rappeler dans n’importe quel sens.

Utiliser les méthodes de mémorisation régulièrement constitue une excellente gymnastique d’esprit et développe a concentration. Créer des images mentales, des associations imagées, deviendra  de plus en plus facile, ludique et immédiat pour vous.

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